Critique VOD : Nous sommes en guerre
"Nous sommes en guerre" est un témoignage passionnant, bien réalisé et bien monté du vécu de personnes travaillant dans le domaine de la santé, de personnes qui alertaient depuis des années sur le manque de moyens dont elles disposaient pour faire le plus correctement possible leur travail, de personnes qui se sont pris de plein fouet l'arrivée de la Covid.
Critique : Le Silence (Ingmar Bergman)
A bien des égards, Le Silence est un film bergmanien par excellence : formellement prodigieux, il véhicule une vision fermement pessimiste du monde, à travers son histoire où la décomposition touche encore plus les rapports entre les personnages que les corps. Tout y est poisseux, malsain et tortueux, puisque personne n'y apporte une touche infime de beauté innocente.
Die Hard : belle journée pour mourir
Bruce Willis est de retour dans son rôle le plus mythique : John McClane, le « vrai héros » par excellence, qui a le talent et la trempe de celui qui résiste jusqu’au bout.
Cette fois-ci, le flic qui ne fait pas dans la demi-mesure, est vraiment au mauvais endroit au mauvais moment après s’être rendu à Moscou pour aider son fils Jack, qu’il avait perdu de vue. Ce qu’il ignore, c’est que Jack est en réalité un agent hautement qualifié de la CIA en mission pour empêcher un vol d’armes nucléaires. Avec la mafia russe à leur poursuite et la menace d’une guerre imminente, les deux McClane vont découvrir que leurs méthodes radicalement différentes vont aussi faire d’eux des héros que rien ne peut arrêter.
Critique : Fronteras
Avec "Fronteras", une fois de plus, la preuve est apportée qu'un scénario très simple, sans aucune esbroufe, peut donner un film très riche tout en étant d'une grande délicatesse.
La Roche-sur-Yon 2017 : L’Échappée belle (Paolo Virzi)
Bien que l'espérance de vie augmente continuellement, la mise en garde que la vieillesse n'est pas faite pour les lâches n'a rien perdu de sa véracité. Le Festival de La Roche-sur-Yon en tient compte de deux façons complémentaires cette année, puisque nous avons pu y découvrir, après l'optimiste et poétique Lucky de John Carroll Lynch, le sensiblement plus mélancolique et profane L'Échappée belle de Paolo Virzi.
Critique : We are the flesh
Lorsque nous avons découvert ce film à L’Étrange Festival 2016, il arrivait déjà précédé d’une flatteuse réputation acquise dans les précédents festivals où il avait été présenté, mais également grâce au concours de cinéastes prestigieux tels que Alejandro González Iñarritu, Alfonso Cuaron ou encore Yann Gonzalez, qui n’ont pas hésité à qualifier le jeune cinéaste de génie. Si ce genre de pratique est désormais démocratisée et que l’on peut toujours douter de l’authenticité de telle ou telle citation, dans le cas présent, on peut affirmer que ces dithyrambes n’étaient en rien usurpés, tant la force du premier long métrage de ce jeune mexicain de 26 ans force une certaine admiration.
Cannes 2017 : Happy end
Après deux Palmes d'Or d'affilée ( Le ruban Blanc en 2009, Amour en 2012), Michael Haneke est de retour en compétition à Cannes pour son film, Happy End. Comme dans son précédent long-métrage, il dresse le portrait de membres d'une famille bourgeoise et de ses névroses, mais ici, si on retrouve aussi Isabelle Huppert et Jean-Louis Trintignant, c'est une famille plus large qui est mise en scène.
Critique : Les Nuits d’été
Si être homosexuel n’a jamais été facile, en dépit d’une récente poussée de tolérance dans certains pays occidentaux, obtenue au bout de longues années de lutte, être un travesti signifie de faire partie d’une minorité au sein d’une autre minorité, tout en étant la cible de railleries de tous bords. Cette envie de faire siens les attributs extérieurs féminins tout en restant un homme renvoie à une iconographie du mépris et de l’exclusion, dont la figure de proue cinématographique reste hélas jusqu’à ce jour La Cage aux folles. Le premier film de Mario Fanfani a le bon goût de ne pas du tout s’engager sur cette voie d’une discrimination plus ou moins larvée. Il va même plus loin en esquissant délicatement une sorte d’état des lieux et des mœurs dans la France profonde de la fin des années ’50, où la guerre d’Algérie préoccupait l’opinion publique au point de mal la préparer au choc moral de ’68.
Critique : Notre petite sœur
De tous les films de Hirokazu Koreeda, "Notre petite sœur", grâce à un montage proche de la perfection et à un casting de jeunes actrices particulièrement talentueuses, est sans doute le plus abouti, celui qui dégage le plus d'émotion, celui qui se rapproche le plus des chefs d'œuvre de Yasujiro Ozu.
Critique : Ici et là-bas (Ludovic Bernard)
D'un point de vue politique, la Françafrique peut être considérée comme moribonde. A moins que cette construction post-coloniale n'existe plus que dans la tête de politiciens et autres décideurs français, atteints du syndrome pernicieux de la nostalgie d'une époque clairement révolue. Au cinéma, elle risque d'avoir encore de beaux jours devant elle, si l'on se réfère à des films en apparence aussi inoffensifs que Ici et là-bas.
L’Apprenti Sorcier
L'Apprenti Sorcier est un film fantastique réalisé par Jon Turteltaub en 2010. Surfant sur la vague des films de sorciers introduite par la saga Harry Potter, les studios Disney ont mis un budget conséquent pour réaliser ce film. Pas moins de 150 millions de dollars ont été nécessaires à la réalisation du long métrage. Un budget colossale mais qui ne signifie pas que le film est réussi, alors bon film ou pâle copie du jeune sorcier de Poudlard ?
Critique Express : La conspiration du Caire
C'est en relisant "Le nom de la rose" d'Umberto Eco qu'a germé chez Rarik Saleh l'idée de raconter une histoire similaire se déroulant dans un contexte musulman





















