Critique : La passion Van Gogh

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Présenté avant tout comme un pari esthétique très fort, ce qui était déjà un important motif d’attente, La Passion Van Gogh serait peut-être bien finalement un des meilleurs représentants du biopic ultime. C’est-à-dire le biopic qui allie amoureusement forme et fond, qui use de tous les artifices cinématographiques pour parler le mieux possible de son sujet. Et ici, quelle meilleure manière de parler de l’oeuvre de Van Gogh que d’adopter sa forme de peinture dans l’esthétique du film ? Encore mieux, les scènes et les personnages prennent vie à l’intérieur même de ses tableaux, animés pour l’occasion.

Critique : Grand froid

Quelle belle initiative de contre-programmation de la part du distributeur Diaphana de nous sortir un film avec le titre rafraîchissant Grand froid en plein été ! Quoi de plus agréable en effet que de s'enfuir de la canicule et des orages estivaux dans une salle de cinéma climatisée projetant cette comédie douce-amère, qui ne fait pas nécessairement froid dans le dos !

À voir en VOD : Jay et Bob contre-attaquent… encore

Jay et Bob contre-attaquent… encore n’est pas sorti dans les salles françaises. Plus étonnant encore, le film n’est pas sorti non plus en vidéo en France, alors même qu’il est disponible depuis quelques mois en Blu-ray et DVD dans certains pays d’Europe. Triste monde tragique.

Critique : Zombillénium

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Petit retour en 2013, le groupe Skip the Use sort son hit Nameless World. Le clip, en animation, réalisé par Arthur De Pins, est une sorte de prequel à Zombillénium. L'artiste, qui était encore en travail sur sa saga de bandes dessinées, a étoffé son univers pour le groupe. Des personnages sont déjà introduits à l'occasion, et ce petit clip raconte l'histoire de Sirius, un squelette doublé par Mat Bastard.

Vu sur MUBI : Première désillusion

La question de la culpabilité est traitée avec une élégance typiquement britannique dans ce film de l'après-guerre, encore disponible pendant une semaine sur la plateforme de vidéo par abonnement MUBI. Écrit par le principal moralisateur chrétien de l'époque Graham Greene, le scénario de Première désillusion a certes tendance à forcer le trait sur le rôle trouble des personnages.

Arras 2019 : Docteur ?

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Les rues d'Arras, de Paris et des villes un peu partout en France scintillent d'ores et déjà des mille feux de Noël. Quand Docteur ?, présenté en avant-première à l'Arras Film Festival, sortira en salles d'ici quatre semaines, l'esprit des fêtes de fin d'année aura définitivement pris possession de la conscience collective … à moins que l'heure ne soit au grand gémissement national, causé par la grève des transports.

Critique Express : L’attachement (Deuxième avis)

L'attachement est un film émouvant mais il ne déclenche pas le même enthousiasme que "Ôtez-moi d'un doute", sommet incontestable de la filmographie de Carine Tardieux.

Critique : Swagger

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C’est une parenthèse enchantée. Un instant rare à partager avec des jeunes vivant dans des banlieues défavorisées d’Aulnay-sous-Bois ou de Sevran, qui aurait pu, chez tant d’autres cinéastes même reconnus, tomber dans la fiction moraliste pointant d’un doigt accusateur chaque spectateur ayant pourtant fait la démarche d’aller voir le film. Mais ce cinéma comme on en a trop souvent subi, Olivier Babinet n’en est visiblement pas un adepte non plus. Son truc à lui, c’est plutôt le métissage des genres, investissant le documentaire pour, au final, faire autre chose. Car si le film présente de vrais enfants ou adolescents, leur vraie vie, et leurs vraies interrogations, c’est pour passer au coloriage pop ce qui n’aurait pu être qu’un énième reportage misérabiliste pour nous montrer à quel point la vie dans les cités est dure, avec ses trafiquants, sa violence et son absence de perspectives d’avenir.

Critique : Les Deux amis

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Le premier film est toujours le plus personnel, celui qui révèle le plus cruellement les aspirations et les limitations du réalisateur débutant. Il est en quelque sorte le reflet de l’âme de son créateur, qui nous donne envie soit d’en apprendre davantage sur lui ou elle, soit de fuir ce nouveau monde filmique qui ne nous apporte rien.

Critique : Mars Express

Alors qu’on arrive au bout du calendrier scolaire de 2024, il semble presque criminel de ne pas glisser un petit mot sur Mars Express avant de partir en vacances...

Critique : Les Choses humaines

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Quel type de procès Yvan Attal compte-t-il faire avec son nouveau film ? Celui d'une masculinité désormais en crise, qui se croyait tout permis et qui a du mal à s'adapter à la nouvelle donne de la parole libérée des femmes ? Celui de cette dernière, justement, qui – à force d'avoir été ignorée pendant si longtemps – peut avoir tendance à se déchaîner brutalement ?

Critique Express : Ollie & compagnie

un film pour petit enfant très réussi sur la découverte de la vie, sur l'amitié, sur les valeurs de partage, sur le vivre ensemble, sur les émotions qu'on ressent à tout âge de la vie, la joie, la colère, la jalousie, la surprise, etc.

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Décès de l’acteur Mario Adorf

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L’acteur allemand Mario Adorf est décédé hier à Paris. Il était âgé de 95 ans. Très populaire chez nos voisins d’outre-Rhin grâce à ses centaines de rôles au cinéma et à la télévision, Adorf avait également su se faire un nom à l’international, à travers ses nombreux personnages de méchants guère caricaturaux.

Test Blu-ray : Afterburn

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Afterburn s’amuse à transformer la France post-cataclysmique en terrain de jeu débraillé, où les ruines ressemblent parfois à des sculptures contemporaines qu’un vent mal luné aurait décidé de réarranger.

Derrière le velours rouge : Pourquoi les cinéastes ne cessent de revenir aux salles...

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Il existe peu d'endroits au cinéma qui exercent une fascination aussi durable que la salle de casino. Lumières tamisées, tables recouvertes de feutre vert,...

Les sorties du 8 avril 2026

Il arrive assez rarement que l’on puisse regrouper le programme hebdomadaire des sorties cinéma sous un seul thème fédérateur. Pour cela, l’offre de nouveaux films qui débarque semaine après semaine dans les salles obscures françaises est globalement trop riche et variée. Et après tout, quel intérêt commercial y a-t-il à proposer plusieurs fois et en simultané le même sujet dans des versions légèrement différentes ?

Critique : Morlaix

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Une fois de plus, Jaime Rosales nous étonne ! Cette fois ci en convoquant Eric Rohmer et David Lynch pour nous proposer un film d'une grande profondeur sur les amours adolescentes.