Critique : No escape
Tous les préjugés imaginables sur l’étranger, vu depuis le point de vue américain, deviennent réalité dans ce thriller prévisible. En même temps, avec une prémisse aussi tendancieuse que celle de No escape, il aurait été quasiment impossible de créer un film nuancé, qui ferait appel à autre chose qu’aux instincts les plus élémentaires.
Critique : Companion
Rien n'est ce qu'il paraît être dans ce premier film bien plus proche du genre du thriller à tiroirs multiples que de celui de l'horreur à proprement parler. Sans vouloir trop vous en dévoiler, on peut considérer Companion comme une œuvre entièrement dans l'air du temps, qui réussit simultanément à se moquer des travers de notre époque.
Critique : Cake
Jennifer Aniston souffre beaucoup dans le rôle, qui aurait dû lui garantir la consécration en tant qu’actrice dramatique. Le problème, c’est que son interprétation relève précisément du numéro d’acteur, appliqué et sérieux, mais en même temps calculé jusqu’à la moindre larme près et par conséquent nullement naturel. A cause de ce jeu trop conscient de lui-même, le destin de cette femme meurtrie dans l’âme et dans le corps nous importe peu. Son pessimisme dépressif suscite presque chez nous l’envie morbide de voir tôt ou tard son malheur culminer dans la tragédie suicidaire. Cela aurait au moins fourni un dénouement grandiloquent de toute beauté à ce film aux enjeux ennuyeusement minimalistes. Au moins, les personnages secondaires qui gravitent autour de la héroïne moribonde nous donnent un peu plus envie de suivre l’histoire, grâce à leur courage plus manifeste de faire face à une situation désespérante.
Critique express : L’événement
L'événement est un film utile, mais dont la réalisation manque de souffle et fait davantage penser à un téléfilm très moyen qu'à un bon film de cinéma.
Take this Waltz
Quand Margot, 28 ans, rencontre Daniel, l'alchimie est immédiate. Épouse heureuse de Lou, elle réprime cette attirance aussi soudaine qu'inattendue. Lorsqu'elle découvre que Daniel habite depuis peu dans sa rue, Margot voit ses certitudes vaciller.
Critique : Fais de beaux rêves
Dans un film non exempt de qualités, on est quand même surpris que, malgré sa longue expérience, Marco Bellochio puisse délivrer certaines scènes aussi lourdes et d'autres qui ne sont que maladroites !
Critique : Melancholia (pour)
Que feriez-vous si le monde vivait ses dernières années. À travers la rivalité entre deux sœurs que tout oppose, Lars Von Trier donne une réponse toute personnelle et offre deux beaux rôles à Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg dans une mise en scène qui évoque l'univers si particulier de Terrence Malick.
Grave Encounters
Les Vicious Brothers alias Colin Minhan et Stuart Ortiz, signent leur première réalisation avec Grave Encounters. Ce jeune duo de cinéastes qui ne cache pas leurs références (Le Projet Blair Witch ; Paranormal Activity) se fait-il un nom du premier coup ? pas si sûr.
Bullhead
Après quelques courts-métrages à la qualité variée, Michael R. Roskam passe à la vitesse supérieure avec son poids lourd de sens et de forme ; Bullhead (Rundskop), au titre déjà rugueux, toutes langues confondues. Le réalisateur donne une vraie leçon de mise en scène. Une percussion frontale dans un cinéma flamand qu’on pensait au ralenti depuis la pause effectuée par Fabrice du Welz. Comme un électrochoc visuel, Bullhead assène en une seule frappe l’émergence d’un cinéaste et la mise en « lumière » du talent de Matthias Schoenaerts. Plus qu’une claque, un crash test !
Cannes 2018 : Climax
Après le sulfureux Love il y a deux ans, ou encore le scandale Irréversible en 2002, il semble que Gaspar Noé ait encore voulu créer l'événement à Cannes. Aucune image n'a été dévoilée avant la première projection de Climax à la Quinzaine des Réalisateurs, avant laquelle son réalisateur, tout excité, prenait en photo la salle bondée. Tourné en quinze jours au début de l'année, avec un casting uniquement composé en danseurs (et de Sofia Boutella), on pourrait se dire que l'on est face à un film expérimental. Non pas qu'il cherche à briser des codes (on retrouve le style habituel du duo Gaspar Noé / Benoit Debie), mais dans le sens où il promet une expérience qui se veut inoubliable. Explications, garanties sans aucune substance illicite.
Critique : Hors-saison
Stéphane Brizé apporte une fois de plus la preuve qu'il est un des meilleurs réalisateurs français du moment, voire le meilleur.
Sarlat 2025 : La Femme de
Premier film égale première bonne surprise pour notre couverture de la 34ème édition du Festival de Sarlat. Le privilège du public festivalier – à plus forte raison celui appartenant à la presse – de découvrir des films avant tout le monde, sans aucun a priori, a pleinement porté ses fruits dans le cas du deuxième long-métrage de David Roux, six ans après L’Ordre des médecins.



















