Critique : Toni Erdmann

"Toni Erdmann" a malheureusement un côté bancal, plutôt jouissif pendant près d'une heure, perdant de sa superbe au fil du temps qui passe. Dommage !

Critique : Jason Bourne

Jason Bourne est de retour. C’est en somme tout ce qu’il y a à dire et à savoir sur ces nouvelles aventures de l’espion récalcitrant, qui entrent désormais dans un mode de série, à l’image de James Bond, cette autre machine à tuer infiniment moins complexée et tourmentée par des scrupules anciens.

Critique : Sieranevada

Ce nouveau long-métrage fut le plus long de la compétition du dernier Festival de Cannes (où la quasi totalité des films semblait durer plus que de raison) avec une durée de 2h52, juste quelques minutes de plus que les plus consistantes 2h42 de Toni Erdmann, vainqueur par k.o. par sa profondeur subtile. Ici, le réalisateur roumain Cristi Puiu («La Mort de Dante Lazarescu») peine à justifier la durée de son film, non pas parce qu’il générerait un quelconque ennui mais ces quelques 180 minutes passées quasiment dans leur intégralité dans un appartement manquent tout de même d'un peu de consistance et de précision dans la représentation d'un pays qui semble bien malade.

Micro-critiques: La Couleur de la victoire, Comme des bêtes…

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Bref tour d'horizon de quelques sorties de la semaine du 27 juillet 2016 que nous n'avons pas traitées (pour le moment) à commencer par...

Test DVD : Dieumerci!

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Annoncé comme étant une comédie, Dieumerci! présente en fait deux facettes. Si la facette a priori comique s'avère un peu poussive, la seconde facette gratifie le spectateur de plusieurs très jolies scènes en recherchant l'émotion sans forcer le trait, en évoquant discrètement le racisme et la vie difficile de celles et ceux qui n'arrivent à subsister qu'en enchaînant des petits boulots peu gratifiants, et, surtout, en mettant en avant l'amour du théâtre qui anime le réalisateur et le personnage qu'il joue dans le film.

Critique : Elvis & Nixon

Elvis Presley et Richard Nixon, deux hommes qui ont indubitablement marqué leur époque, mais qui n’ont pas vraiment joui d’une réputation posthume flatteuse. L’héritage politique du 37ème président des Etats-Unis est pour le moins contrasté, avec cette tare indélébile de sa démission suite au scandale de Watergate qui restera plus gravé dans les manuels d’Histoire que ses tentatives d’ouverture de la politique étrangère américaine vers ses ennemis.

Critique : American Nightmare 3 Elections

Les Américains ne s’intéressent pas vraiment à la politique. Tout ce qui leur importe, c’est le cirque médiatique qui se déchaîne tous les quatre ans, pendant quelques mois, voire plus d’un an, et à l’issue duquel ils élisent leur président selon un mode de scrutin vaguement démocratique.

Critique : Peau de pêche

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Dans le cadre d'une rétrospective dédiée au mélodrame français des origines à nos jours, la Cinémathèque Française proposait plusieurs œuvres réalisées en commun par Jean Benoît-Lévy et Marie Epstein (la sœur de Jean) dont cette adaptation d'un roman de Gabriel Maurière, Peau de pêche, une belle découverte, un heureux croisement entre le mélodrame et le conte de fées, avec un sens du feuilleton populaire avec de multiples rebondissements.

Critique : Black Stone (2ème avis)

Avec Black Stone, Rog Gyeong-Tae ose briser les tabous et aborder des thèmes qui dérangent la société sud-coréenne (l’identité, l’adoption, l’armée, la mentalité archaïque, l’écologie…). Chaque thème est abordé de manière tragique et cru. En effet, les souffrances et les abus sont filmés de telle manière que le spectateur se retrouve face à une réalité qui le met mal à l’aise. Quelques-unes de ces scènes sont très dures à regarder et pourtant traduisent une vérité. Ici, le réalisateur n’est pas là pour faire une hymne à son pays mais veut lever le voile sur le quotidien des petites gens qui tentent de survivre dans un système corrompu, qui n’hésite pas à les exploiter. Pour nous plonger dans cette histoire, les plans rapprochés créent une intimité avec les personnages et nous permettent de nous identifier rapidement au héros afin de comprendre et de ressentir ses tourments internes et physiques et ainsi mener cette quête initiatique avec lui.

FID 2016 – 3 films de Hong Sang-Soo

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Le FID 2016, qui s'est terminé en début de semaine, était l'occasion de revoir certains films de la filmographie de Hong Sang-soo. Cinéaste prolifique...

Critique : Guibord s’en va-t-en guerre

La politique et ses exécutants, des politiciens sans envergure morale, ni charisme médiatique, ont mauvaise réputation par les temps qui courent. A moins qu’il ne s’agisse d’un souci majeur de la conception même de l’appareil démocratique, qui se base en quelque sorte sur le mécontentement permanent des électeurs avec leurs élus, afin d’assurer à terme une alternance cyclique qui ne mettra jamais sérieusement en question le statu quo.

Critique : La chanson de l’éléphant

Grâce à une construction très habile et au jeu des comédiens, grâce aussi à l'utilisation pertinente de gros plans sur le visage de ceux-ci, Charles Binamé réussit une bonne transposition d'une pièce de théâtre sur le grand écran. La reconstitution de la vie dans un hôpital psychiatrique au milieu des années 60 est un autre point fort de "La Chanson de l'éléphant".

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Test Blu-ray : The Christophers

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Pour accompagner The Christophers, étonnante comédie dramatique autour de l’Art, du mensonge, de la filiation et de la création, Blaq Out propose une édition Blu-ray plutôt solide sur le plan technique. Côté image, le transfert HD se montre particulièrement bon...

La Roche-sur-Yon 2026 : Light Pillar

Contre toute attente, ce film d’animation hybride venu de Chine n’est pas aussi déprimant que sa prémisse aurait pu le laisser supposer. Grâce à l’empathie du regard de son réalisateur Xu Zao, Light Pillar revêt même une poésie filmique indéniable. Le tout saupoudré d’une fine couche d’ironie, s’il vous plaît.

Test Blu-ray : Secrets et mensonges

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Avec Secrets et mensonges, Mike Leigh transforme une histoire de famille en bombe à retardement émotionnelle, mais une bombe qui aurait été soigneusement rangée dans un placard avant d’être oubliée.

La Roche-sur-Yon 2026 : Le Roi du game

On l’aime bien quand même, Éric Judor. En tant qu’acteur, il a beau rester coincé dans des rôles d’adultes à l’esprit d’enfant qui correspondent de moins en moins à son âge réel, lui qui approche doucement mais sûrement de la soixantaine. Mais en tant que réalisateur, à la filmographie sporadique quoique pas non plus inintéressante, il sait garder son doigt sur le pouls du temps.

La Roche-sur-Yon 2026 : Naza

Avant, pendant et après la guerre sur le terrain, celle des médias fait rage. De nos jours, il ne s’agit plus seulement d’envahir un pays, il faut en même temps soigner la campagne de communication qui accompagne cet acte d’agression militaire. Autrefois, on appelait cette forme de manipulation cynique de l’information la propagande.