Critique : Notre petite sœur

De tous les films de Hirokazu Koreeda, "Notre petite sœur", grâce à un montage proche de la perfection et à un casting de jeunes actrices particulièrement talentueuses, est sans doute le plus abouti, celui qui dégage le plus d'émotion, celui qui se rapproche le plus des chefs d'œuvre de Yasujiro Ozu.

Critique : Terre battue

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Dans ce premier long-métrage prometteur porté par la prestation d'Olivier Gourmet, Stéphane Demoustier filme le trajet d'un homme qui pensait avoir réussi sa vie et entraîne sa famille dans sa crise morale et sociale.

Albi 2016 : La Fine équipe

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Alors que la bande-annonce de La Fine équipe voudrait nous vendre une comédie aux sous-entendus raciaux un peu grossiers, il s’agit en fait d’un film bien de son temps, à savoir le portrait d’une femme qui se dérobe à toutes les cases dans lesquelles la société française voudrait bien l’enfermer pour mieux en créer une à sa mesure.

Critique : Detroit

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Detroit, ville frontalière avec le Canada, a accueillie à partir du début du XXe siècle de nombreuses usines automobiles, et par conséquence s'est vite transformée en ville ouvrière - des ouvriers pour beaucoup afro-américains, payés moins chers que leur compatriotes a la peau plus claire ... Detroit, surnommée "Motor Cirty", c'est aussi la ville de la célébrissime Motown, et depuis la crise des subprimes, une ville fantôme. En 1967, dans une Amérique post-ségrégationniste - mais encore raciste - et en pleine guerre du Vietnam, des émeutes vont éclater dans la ville. 50 ans plus tard, Kathryn Bigelow adapte cette histoire sur grand écran. Avec 17 000 000 $ de recettes pour un long-métrage en ayant couté le double, Detroit a été boudé par le public américain - à tort.

Berlinale 2018 : Otages à Entebbe

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Parmi les trois grands festivals de cinéma européens, celui de Berlin est peut-être le plus empreint d'une conscience politique et par assimilation historique. Tandis que les actualités cannoise et vénitienne sont ponctuées de scandales sur des tabous rompus à l'écran dans la forme ou le fond, en Allemagne, les esprits peinent à s'échauffer en plein mois de février pour ce genre de question artistique.

Critique : Grave

Premier film de Julia Ducournau, Grave, œuvre pop par excellence raconte le quotidien d’une jeune adolescente un peu coincée dans sa nouvelle école de vétérinaire. Après le traditionnel bizutage, la protagoniste doit s’adapter à de nouveaux repères...

Cannes 2016 : Elle – Paul Verhoeven

Après des films comme Total Recall, Basic instinct, Showgirls et bien d'autres, Paul Verhoeven adapte le roman "Oh" de Philippe Dijan qu'il a rebaptisé Elle. Après L'Avenir sorti il y a quelques mois à peine, c'est dans ce nouveau film en compétition officielle que nous retrouvons la grande Isabelle Huppert. À ses côtés, un casting prometteur dont Laurent Lafitte, le maître des cérémonies d'ouverture et de clôture 2016, Virginie Efira que l'on retrouve également dans Victoria à la Semaine de la Critique, Anne Consigny, Charles Berling...

Critique : Elle

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Drôle, tordu, réjouissant, choquant, … le film Elle signe le grand retour du réalisateur Paul Verhoeven passé maître dans l’art de déranger. Cette satire sociale n’existe pas uniquement pour choquer, derrière ce thème difficile se cache une volonté de pousser le spectateur à la réflexion, grandiose !

Vu sur Disney+ : La Dame de Katwe

Ce n'est pas par hasard que nous ne revenons pas plus en détail sur la mise en scène dans nos critiques officieuses de films regardés sur Disney+. La particularité des productions Disney nous paraît en effet qu'ils défendent plus un concept moral qu'une vision artistique.

Critique : La Carrière d’une femme de chambre

Pendant la deuxième moitié des années 1970, les règlements de compte doux-amers avec l'âge d'or du cinéma étaient un sous-genre plutôt répandu. Du côté anglophone, cela a donné des films comme Le Dernier nabab de Elia Kazan, Fedora de Billy Wilder et Valentino de Ken Russell.
Les adoptés avec Mélanie Laurent

Les adoptés

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Mélanie Laurent passe derrière la caméra tout en restant devant. La comédienne est toujours aussi convaincante mais c’est la cinéaste qui aujourd’hui surprend. Très agréablement. Son film est un petit bijou, entre drame et comédie, avec des partis pris osés de mise en scène qui affirment une vraie personnalité esthétique et une étonnante maîtrise. On l’adopte !!!

Critique : C’est quoi cette famille ?!

On pouvait espérer de la part de Gabriel Julien-Laferrière un film aussi savoureux que "Neuilly sa mère !", son premier long métrage. Malheureusement, des scènes au comique trop forcé ne manqueront pas de gâcher le plaisir de nombreux spectateurs.

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Critique Express : L’entente – La face cachée d’Alexandrie

Dans sa description de la vie dans une usine, Mohamed Rashad a su exploiter avec talent son expérience de documentariste et il montre par ailleurs de très bonnes aptitudes pour la fiction, aussi bien dans le volet social du film que dans ce qui rapproche le film d'un polar.

15 films d’horreur inédits à découvrir sur Paramount+

À chaque géant de la SVOD ses inédits, et Paramount+ ne fait pas exception. Si la plateforme est surtout identifiée pour ses franchises maison, elle abrite aussi un petit territoire plus discret, presque clandestin : celui des films d’horreur jamais sortis en France, ni en salles, ni en vidéo.

Les sorties du 29 avril 2026

Alors que les vacances de Pâques touchent à leur fin dans la dernière zone restante, le mois de mai avec ses quatre beaux week-ends prolongés pointe son nez. De quoi nous gâter avec un programme de sorties des plus alléchants, n’est-ce pas ? Au vu de la quinzaine de nouveaux films à l’affiche à partir d’aujourd’hui, on aurait plutôt tendance à répondre non.

Test Blu-ray : Les Yeux bleus de la poupée cassée

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Les Yeux bleus de la poupée cassée est un drôle d’objet filmique, coincé quelque part entre les vapeurs d’une Espagne encore corsetée par la fin du franquisme et les éclats bariolés d’un cinéma européen qui, au début des années 70, se prenait soudain à rêver de liberté, de cuir verni et de névroses en roue libre.

Décès du chef décorateur Dean Tavoularis

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Le chef décorateur américain Dean Tavoularis est décédé le 22 avril à Paris. Il était âgé de 93 ans. Un collaborateur très fidèle du réalisateur Francis Ford Coppola sur douze longs-métrages, du Parrain jusqu’à Jack, Tavoularis avait de même imaginé les décors de films aussi majeurs que Bonnie et Clyde et Little Big Man de Arthur Penn, Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni, Bulworth de Warren Beatty et Carnage de Roman Polanski.