Berlinale 2024 : Berlin Été 42

0
En Allemagne, il existe une sorte d'obligation collective du souvenir. Au vu du passé très trouble de nos voisins germaniques, rien d'étonnant à cela. Il serait même souhaitable que la France, nullement exempte d'atrocités historiques, en fasse pareil.

Dinard 2019 : Red Joan Au service secret de Staline

0
C'est avec un film on ne peut plus britannique que nous commençons notre couverture de la 30ème édition du Festival de Dinard, cet événement incontournable de la rentrée cinématographique justement dédié au cinéma venu de l'autre rive de la Manche. Dans Red Joan, tout ce qui a fait le succès commercial de productions britanniques récentes comme Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh et Imitation Game de Morten Tyldum semble s'être donné rendez-vous.

Berlinale 2019 : L’œuvre sans auteur

0
Nous ne savions pas le cinéma allemand aussi gourmand. Souvent, ses films se focalisent sur un seul sujet qu'ils explorent en long et en large, quoique rarement de travers, puisque la proverbiale rigueur allemande est toujours un peu le garant d'une ligne scénaristique sans excès.

Vu sur OCS : Churchill

0
Le plus illustre des hommes politiques britanniques, Winston Churchill a été doublement honoré sur grand écran en 2017. Dans les salles à peine quelques mois avant Les Heures sombres de Joe Wright, Churchill s'intéresse à la fin du règne de ce chef d'état hors pair.

Critique : Hiding Saddam Hussein

0
Présenté en tant que documentaire, "Hiding Saddam Hussein" est en fait un docu-fiction plein de suspens mais ... dont on connait la fin.

Critique : L’Armée des ombres

0
Contrairement aux vins, les films qui se bonifient avec le temps sont plutôt rares. Nous en connaissons très peu, aussi parce que nos habitudes de visionnage prévoient seulement dans des cas extrêmement rares de donner une seconde chance aux films que nous n’avons que moyennement aimés lors de leur découverte. Il nous arrive bien sûr de revoir encore et encore nos films de chevet, mais généralement sans que ces retrouvailles régulières n’occasionnent une réévaluation complète de notre degré d’appréciation initial.

Critique : Oppenheimer

0
Petit à petit, nous perdons espoir de voir un jour Christopher Nolan nous gratifier d'un chef-d'œuvre dont la subtilité de l'expression cinématographique serait à la hauteur de son ambition considérable. Car si nous reconnaissons volontiers une certaine maestria dans ses films, tôt ou tard, ce bel édifice tangue sous le style constamment pompeux du réalisateur.

Intégrale Claude Berri #15 : Lucie Aubrac (1997)

0
Jusqu’à Tchao Pantin en 1983, le cinéma de Claude Berri était essentiellement porté par la force de ses scénarios, dont la mise en images prenait finalement un aspect assez secondaire. En abandonnant les films à vocation « autobiographique » dans les années 80, le cinéaste semble avoir redécouvert son médium d’expression, osant aborder la narration par le biais de l’image. Ainsi, du strict point de vue de la mise en scène, Lucie Aubrac s’avère probablement son film le plus ambitieux et le plus abouti.

Cannes 2018 : Donbass

0
Dans le climat géopolitique actuel, entre la détente nord-coréenne et un nouveau round dans l'affrontement États-Unis – Iran, le conflit aussi long que lent dans l'est ukrainien ne figure pratiquement plus sur la liste des priorités de la communauté internationale. Pourtant, les gens y vivent dans tout sauf un état de paix, puisque aucun leader des anciens blocs idéologiques ne semble avoir d'intérêt à envenimer ou au contraire à apaiser définitivement la situation.

Critique : Ben-Hur (Timur Bekmambetov)

0
Chaque époque a le Ben-Hur qu’elle mérite ! Certes, l’histoire d’un prince juif qui jure vengeance pour sauver in extremis son âme grâce au message altruiste du Christ n’a nullement marqué l’Histoire, ni d’un point de vue culturel, ni en s’inscrivant d’une façon indélébile dans les annales du cinéma.

La Roche-sur-Yon 2019 : Adults in the Room

0
Vue de loin, à travers le prisme forcément réducteur des médias français et européens, qui ont tendance à s'emballer pour une actualité brûlante avant de la délaisser au profit de la prochaine attraction de la semaine, voire du jour, la crise financière et économique en Grèce a tout l'air d'être résolue.

Critique : Mon XXe siècle

0
Lauréat de la Caméra d'or à Cannes en 1989, Mon XXe siècle est un de ces films qu'on avait pu oublier, alors qu'il est considéré par les spécialistes du cinéma hongrois comme un des meilleurs de la cinématographie du pays. La ressortie en salle, version restaurée à l'appui, de ce premier film de Ildikó Enyedi, réalisatrice du récent Corps et âme, est l'occasion de découvrir un long-métrage surprenant, à la fois comédie burlesque et poème visuel empreint de liberté.

Derniers articles

Test Blu-ray : Bumpkin Soup

0
Bumpkin Soup est une comédie adolescente apparentée au genre assez codifié du Pinku Eiga. Mais dès les premières minutes, le film laisse s'installer une ambiance assez étrange, presque moite, comme si Kiyoshi Kurosawa avait décidé de filmer le désir avec des gants de boxe et une loupe de détective privé.

César 2026 : la soirée des Révélations

0
Il y avait du beau monde hier soir à Paris, à l’Elysée Montmartre et juste à côté au Trianon. C’était lors de la traditionnelle soirée des Révélations, organisée par l’Académie du cinéma français, en amont de la plus solennelle cérémonie des César.

Test Blu-ray : Graine de Yakuza

0
L'une des particularités les plus évidentes du cinéma de Miike dans les années 90 était son rapport totalement décomplexé – voire carrément outrancier – à la violence. Cet élément est particulièrement clair dans Graine de Yakuza : Takashi Miike semble y filmer la violence comme d’autres sculptent des orages...

Le jeu en ligne s’inspire de plus en plus du monde du cinéma

0
Le monde du divertissement en ligne évolue à grande vitesse, et les frontières entre différentes formes de loisirs deviennent de plus en plus floues....

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Pris au piège – Caught Stealing

0
Dans Pris au piège – Caught Stealing, Darren Aronofsky revient à New York comme on retourne dans une vieille chambre d’adolescent : un endroit qui sent encore la sueur, les regrets et les posters mal arrachés. Le film plonge dans les années 90 avec une précision presque fétichiste, comme si chaque ruelle, chaque néon, chaque bar miteux avait été reconstruit à partir d’un souvenir trop vif.