Critique : Suite française

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Pendant l’Occupation, chaque Français était au moins dans l’âme un résistant. Ce mythe patriotique est toujours présent dans la conscience collective, principalement parce qu’il est plus valorisant de se situer parmi les vainqueurs héroïques que de devoir admettre que les collaborateurs ne manquaient pas pour faciliter la tâche de l’occupant. Côté cinéma, cette partie de la représentation historique nous paraît particulièrement dépassée par rapport aux efforts fournis dans d’autres domaines, notamment littéraires. Car parmi les films qui nous viennent immédiatement à l’esprit pour évoquer cette période sombre de l’Histoire française, L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville et Monsieur Batignole de Gérard Jugnot colportent – toutes proportions de qualité cinématographique gardées – à peu de choses près la même image d’Epinal des citoyens courageux, qui s’insurgeaient clandestinement et avec plus ou moins de violence contre l’administration de l’ennemi allemand. Pendant la première heure, cette coproduction européenne dresse un portrait sensiblement moins complaisant de la campagne française par temps de guerre, avant de rentrer in extremis dans le rang de l’épopée idéalisée aux valeurs héroïques tout de suite moins intéressantes.

Cannes 2018 : Donbass

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Dans le climat géopolitique actuel, entre la détente nord-coréenne et un nouveau round dans l'affrontement États-Unis – Iran, le conflit aussi long que lent dans l'est ukrainien ne figure pratiquement plus sur la liste des priorités de la communauté internationale. Pourtant, les gens y vivent dans tout sauf un état de paix, puisque aucun leader des anciens blocs idéologiques ne semble avoir d'intérêt à envenimer ou au contraire à apaiser définitivement la situation.

Critique : Le Pont des espions

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Sacré Steven Spielberg, de nous avoir caché ses véritables intentions depuis si longtemps ! Il ne s’agit certes que du deuxième film de suite, après Lincoln, sur une époque révolue et d’une facture en apparence tout aussi antique. Mais si on nous avait dit, il y a dix ou vingt ans, que Spielberg, le père du blockbuster et le réalisateur le plus populaire de sa génération, allait finir sa carrière avec des films de vieux, nous aurions eu du mal à y croire.

Critique : L’échange des princesses

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Tout au long de "L'échange des princesses", on a l'impression de voir un film très scolaire et qui se contente de montrer ce qui se passe, sans aucun souffle, sans prise de position.

Critique : Une vie (James Hawes)

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Il y a trente ans, grâce à La Liste de Schindler de Steven Spielberg, le monde prenait connaissance d'un destin hors du commun. Celui d'un homme qui avait réussi à sauver d'innombrables hommes, femmes et enfants, alors que la plupart de ses compatriotes avaient préféré suivre la folie idéologique d'Adolf Hitler ou se taire.

Cannes 2017 : Les proies

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L'avant dernier film de Sofia Coppola (si on excepte la production Netflix A very Murray christmas, moyen-métrage de Noël sorti en 2015), The bling ring, était sélectionné à Un certain regard en 2013. Avec Les proies, c'est la deuxième fois que la cinéaste concourt pour la Palme. Un long métrage au casting qu'on a déjà croisé cette année en sélection officielle : Elle Fanning et Colin Farell étaient respectivement présents dans How to talk to girls at party et Mise à mort du cerf sacré ; Nicole Kidman était elle présente dans ces deux films ! Que vaut donc ce remake du film de Don Siegel de 1971 ?

Critique Express : Captives

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Arnaud des Pallières s'est vu proposer la réalisation d'un film ayant pour sujet ces "Bals des folles" un peu avant la sortie du roman "Le bal des folles" écrit par Victoria Mas, roman dont Mélanie Laurent a fait l'adaptation pour le film du même titre diffusé sur Amazon Prime vidéo

Cannes 2018 : Les confins du monde

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La Guerre du Vietnam a été une source d'inspiration conséquente pour de nombreux réalisateurs américains, et pas des moindres. D'ailleurs, le conflit est accompagné dans l'inconscient collectif par d'innombrables images clés, télévisuelles comme cinématographiques. Pour autant, les 20 ans d'intervention principalement nord-américaine sont la continuation de la Guerre d'Indochine, qui elle s'éternisa aussi, pendant près de 10 ans - mais semble être un sujet presque tabou au cinéma. Il faut dire que nous seulement la France y a un rôle peu glorieux, comme dans les autres guerres de décolonisations (lesquelles ne sont souvent appelées "guerre" qu'à demi-mot, aujourd'hui encore), mais de plus le conflit, lointain et seulement composé de volontaires, intéressait assez peu une France qui venait à peine de sortir d'une guerre ... Le film de Guillaume Nicloux, lui, ne prend pas des pincettes et nous plonge en plein Indochine, après une offensive éclair japonaise sur le nord du pays, où nous retrouvons un sombre soldat français ...

Critique : Nos patriotes

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Le peuple français ou au moins les institutions qui le représentent aiment bien se souvenir avec une nostalgie valorisante des combattants de la Résistance. En témoignent à la fois les plaques commémoratives que l'on trouve par exemple dans bon nombre des rues parisiennes et la Journée nationale qui leur est consacrée depuis trois ans seulement et qui vient d'avoir lieu fin mai. Du côté du cinéma, cette ferveur patriotique s'est montrée sensiblement plus discrète.

La Roche-sur-Yon 2019 : Adults in the Room

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Vue de loin, à travers le prisme forcément réducteur des médias français et européens, qui ont tendance à s'emballer pour une actualité brûlante avant de la délaisser au profit de la prochaine attraction de la semaine, voire du jour, la crise financière et économique en Grèce a tout l'air d'être résolue.

Critique : Francofonia

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Qu’est-ce que l’Histoire, sinon un long flux ininterrompu d’événements dont témoignent les objets et les images ? Seul au niveau individuel il existe un début et une fin, la naissance et la mort, tandis que le maelstrom du temps avance sans cesse, à cheval entre le passé, le présent et l’avenir.

Critique Express : Deux procureurs

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Quand bien même l'action de "Deux procureurs" se déroule en 1937, il parait évident que Sergueï Loznitsa a choisi de nous parler de la Russie des années 2020 : le dictateur n'est plus le même mais la volonté d'imposer sa détermination politique par la violence est identique.

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Une collision réussie entre la comédie romantique et un récit dystopique.

Test Blu-ray : Week-end de Terreur

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Week-end de terreur est un slasher bien connu des cinéphiles de la génération VHS, ayant essentiellement marqué les esprits en raison de son final assez inattendu et en avance sur son temps...

Test Blu-ray : Together

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Together repose sur une idée simple et brillante : puisque les deux personnages au centre du film semblent avoir des problèmes de communication, ce sont leurs corps qui vont prendre le relais – et pas de la manière la plus élégante.

Critique : L’Âme idéale

Quelque part entre le rire et les larmes, on comprend très bien pourquoi ce film doux-amer est devenu le coup de cœur discret du public français entre la fin de l’année 2025 et le début 2026. Semaine après semaine, L’Âme idéale continue à résonner auprès des femmes et des hommes qui viennent le découvrir en salles, enregistrant par exemple de très loin la plus faible baisse de fréquentation au box-office des premiers jours de la nouvelle année.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Greenland – Le Dernier refuge

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Greenland – Le Dernier refuge s’inscrit sans conteste dans le genre du film-catastrophe – et plus particulièrement dans la sous-catégorie du film « de fin du monde ». Pour autant, on ne pourra s’empêcher de penser, à la découverte de la cavale fiévreuse que nous propose le film, que Ric Roman Waugh et son scénariste Chris Sparling ont voulu proposer au spectateur un anti-2012.