Critique : Cours sans te retourner
Alors que le nombre de témoins oculaires de cette terrible époque s’amenuise de jour en jour, il est plus que jamais primordial de se battre contre l’oubli de la Shoah. A moins que le problème ne soit pas vraiment l’oubli pur et simple, grâce à une documentation historique abondante, mais plutôt une banalisation des faits, qui va de pair avec un regain de vigueur préoccupant de l’extrême droite un peu partout en Europe. Côté cinéma, rares sont les films qui ont su se montrer à la hauteur de ce sujet aussi tragique que délicat. Pour la plupart, ils se contentent de procéder à un chantage aux sentiments plus ou moins écœurant, comme dans le cas présent, réalisé par Pepe Danquart, Oscar du Meilleur court-métrage en 1994 pour l’infiniment plus poignant Voyageur noir.
Critique : Le procès de l’herboriste
"Le procès de l'herboriste" est un grand film, tant au niveau du fond, avec sa dénonciation subtile de l'arbitraire qui règne lorsqu'un pays vit sous un régime autoritaire ou dictatorial; que de la forme, avec une esthétique particulièrement soignée et un montage très intelligent.
Critique : Diplomatie
Dans cette habile construction entre la grande histoire et la petite, André Dussolier et Niels Arestrup reprennent avec ferveur les rôles qu'ils tenaient dans cette une pièce de théâtre éponyme de Cyril Gély créée avec succès en 2011.
Critique Express : Corsage
Malgré la liberté prise par rapport à la stricte vérité historique, malgré les anachronismes parfaitement assumés, ou, peut-être, à cause de la liberté qui découle de ces choix, "Corsage" est un film d'un intérêt certain, ne serait-ce que par ce qu'il amène comme féminisme dans une société très éloignée de ce type de préoccupation
Critique : Suite française
Pendant l’Occupation, chaque Français était au moins dans l’âme un résistant. Ce mythe patriotique est toujours présent dans la conscience collective, principalement parce qu’il est plus valorisant de se situer parmi les vainqueurs héroïques que de devoir admettre que les collaborateurs ne manquaient pas pour faciliter la tâche de l’occupant. Côté cinéma, cette partie de la représentation historique nous paraît particulièrement dépassée par rapport aux efforts fournis dans d’autres domaines, notamment littéraires. Car parmi les films qui nous viennent immédiatement à l’esprit pour évoquer cette période sombre de l’Histoire française, L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville et Monsieur Batignole de Gérard Jugnot colportent – toutes proportions de qualité cinématographique gardées – à peu de choses près la même image d’Epinal des citoyens courageux, qui s’insurgeaient clandestinement et avec plus ou moins de violence contre l’administration de l’ennemi allemand. Pendant la première heure, cette coproduction européenne dresse un portrait sensiblement moins complaisant de la campagne française par temps de guerre, avant de rentrer in extremis dans le rang de l’épopée idéalisée aux valeurs héroïques tout de suite moins intéressantes.
Critique : Monuments Men
Alors que l’Europe est progressivement libérée du joug des Nazis, les Monuments Men se lancent à la recherche des plus grandes toiles de l’Histoire, volées en pleine seconde guerre mondiale sous les ordres d’Hitler. Alors que les Nazis ont soigneusement dissimulé les oeuvres en Allemagne, les chances de les retrouver intactes sont infimes. En dépit des réticences de leur propre camp, les Monuments Men sacrifient leur vie pour sauver les symboles d’une culture toute entière.
Critique Express : Leila et les loups
L'histoire mondiale bafouille tellement qu'on peut assister aujourd'hui à la première sortie en salles dans notre pays d'un film de 1984 sur la situation dans le Moyen Orient et se dire tout du long que ce film est d'une actualité brulante.
Critique : Le Procès Goldman
"Le Procès Goldman" se rapproche beaucoup d'une captation en direct du véritable procès avec la volonté de mettre le spectateur dans la position d'un juré.
Critique : Les Anarchistes
Si l'on peut juger de la qualité d'un film à l'aune de sa narration alors nul doute que Les Anarchistes constituerait un excellent film. En effet, dès les premières minutes, le réalisateur, dont c'est le deuxième film, parvient à trouver une efficacité dans le déroulement du récit évoquant les meilleures heures du cinéma de série-b américain, ces petits films réalisés à la chaîne, parfois en un laps de temps record, et dont l'histoire ne s'encombre pas d'éléments superflus
Critique : Selma
Étrange écho (vu d'ici) à la marche républicaine qui a rassemblé un million et demi de Français en janvier 2015, Selma, le film d'Ava DuVernay sur les marches menées par Martin Luther King en 1965, sort dans les salles françaises le 11 mars 2015. En mars 2015, soit exactement cinquante ans après la marche historique qui conduisit, de Selma à Montgomery, vingt-cinq mille manifestants en faveur de l'application des droits civils, et qui aboutit (non sans effusion de sang) à la signature de la Loi sur le Droit de Vote.
Critique : La Ligne rouge
Le cas Terrence Malick a été perçu d’une manière sensiblement différente au moment de la sortie de La Ligne rouge il y a près de dix-huit ans par rapport à maintenant, quelques heures à peine après la présentation de son nouveau film au Festival de Venise. A l’époque, tout un mythe s’agençait autour du réalisateur, qui revenait alors au cinéma après un long hiatus, pour ce qui n’était que son troisième film en un quart de siècle.
Critique : Requiem pour un massacre
Requiem pour un massacre (que l'on peut aussi désigner par son magnifique titre original, le lyrique Come and See – Va et regarde, en français) est une œuvre pour le moins inconnue de par chez nous, du moins en tout cas pour les néophytes qui n'aurait pas encore plongé dans le cinéma russe et soviétique.



















