Critique : Colonia

1
Après un générique qui résume la situation politique- sans toutefois insister sur le rôle des États-Unis dans l'instauration de la dictature ... - nous assistons aux retrouvailles entre Daniel, photographe allemand engagé politiquement, et Lena, hôtesse de l'air qui le rejoint pour quelques jours. Suivent quelques scènes sans grande inventivité - où les chiliens semblent plus à l'aise avec l'anglais qu'avec l'espagnol - et l'arrestation de Daniel, suite à laquelle on entre dans le vif du sujet : la Colonia Dignidad.

Critique Express : Madame de Sévigné

0
Un film dont l'action se déroule au 17ème siècle mais qui, sur de nombreux points, semble tout à fait contemporain.

Critique Express : Les damnés

0
Des soldats qui ne savent pas pourquoi ils sont là, des anti-héros qui s'ennuient, qui doutent, qui s'avèrent découragés, face à un ennemi qu'on leur a désigné mais qu'ils ne voient pas. Y a-t-il moyen plus fort de montrer le caractère inhumain des guerres et la "connerie" qu'elle représente,  comme l'a écrit Jacques Prévert ?

Critique : La voix d’Aida

0
Le cinéma fait ce qu'il peut pour s'opposer à la folie des hommes, mais son pouvoir est limité. Il n'empêche, ne serait-ce que d'un point de vue civique et historique, il faut voir "La voix d'Aida". En plus, c'est passionnant !

Critique : Fury

0
Brad Pitt commande un équipage de cinq hommes dans un tank Allié nommé Fury dans les derniers jours de la Seconde Guerre Mondiale. David Ayer (End of watch, Sabotage) va-t-il faire oublier les passagers du char de Lebanon de Samuel Maoz ou rate-t-il sa cible ?

Critique Express : Corsage

0
Malgré la liberté prise par rapport à la stricte vérité historique, malgré les anachronismes parfaitement assumés, ou, peut-être, à cause de la liberté qui découle de ces choix, "Corsage" est un film d'un intérêt certain, ne serait-ce que par ce qu'il amène comme féminisme dans une société très éloignée de ce type de préoccupation

Critique Express : Deux procureurs

0
Quand bien même l'action de "Deux procureurs" se déroule en 1937, il parait évident que Sergueï Loznitsa a choisi de nous parler de la Russie des années 2020 : le dictateur n'est plus le même mais la volonté d'imposer sa détermination politique par la violence est identique.

Critique : Baïonnette au canon

0
La distance juste dans le temps, pour tenir compte d'un événement historique au cinéma, n'existe pas a priori. Ou en tout cas, le recul nécessaire pour ne pas se laisser happer par l'urgence irréfléchie, induite par la volonté de coller trop près à l'actualité, peut s'avérer hautement variable, en fonction du travail de mémoire sur ces faits du passé, auquel le Septième Art contribue activement depuis sa naissance.

Critique : The Birth of a Nation

0
Les meilleures intentions donnent rarement de bons films. Ce projet sur l’un des chapitres les plus sombres de l’Histoire américaine tenait visiblement à cœur Nate Parker, qui y cumule les casquettes d’acteur, de réalisateur, de scénariste et de producteur. Ce n’est pas pour autant que The Birth of a Nation se montre à la hauteur du sujet épineux qu’il traite frontalement.

Critique : Les Figures de l’ombre

0
La société américaine est raciste. Comme pour beaucoup de choses dans la vie, il y a deux façons d'aborder cet état de fait : soit en considérant que le verre est à moitié vide, ce qui épouse assez étroitement le propos cinglant d'un intellectuel comme James Baldwin, dont la brillance nous a été rappelée récemment lors de la deuxième vision de l'excellent documentaire de Raoul Peck I am not your negro, soit en se disant qu'il est à moitié plein et que le progrès ne va certes jamais assez loin ou assez vite, mais que la situation évolue néanmoins favorablement depuis la sinistre époque de l'esclavage.

Critique : Le Pont des espions

0
Sacré Steven Spielberg, de nous avoir caché ses véritables intentions depuis si longtemps ! Il ne s’agit certes que du deuxième film de suite, après Lincoln, sur une époque révolue et d’une facture en apparence tout aussi antique. Mais si on nous avait dit, il y a dix ou vingt ans, que Spielberg, le père du blockbuster et le réalisateur le plus populaire de sa génération, allait finir sa carrière avec des films de vieux, nous aurions eu du mal à y croire.

Critique : Confident royal

0
Tout porte à croire que ça sente la fin de cycle, voire de règne du côté du cinéma britannique. Il est évidemment encore trop tôt – délais de production toujours aussi longs obligent – pour voir apparaître sur les écrans de cinéma les répercussions du vote du Brexit, cette mise hors jeu sur la scène internationale totalement absurde et même masochiste opérée l'année dernière.

Derniers articles

Lola German Film Awards 2026 : le palmarès

0
C’est par un sacre sans partage que s’est soldée la 76ème cérémonie des Lola German Film Awards vendredi dernier, le 29 mai, au Palais am Funkturm à Berlin. Après son prix du jury au Festival de Cannes en 2025, Les Échos du passé de Mascha Schilinski est reparti du pendant allemand des César français avec pas moins de dix trophées !

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Scream 4

0
Sorti sur les écrans du monde entier en 2011, Scream 4 avait débarqué, la fleur au fusil, comme un vieux copain qui aurait annoncé un « grand retour » avant de se rendre compte que le monde avait changé plus vite que lui.

Critique : Robert et Robert

0
Comme ils disent au début de « Blow Up » sur arte pour fournir la raison d’être de chaque nouvel épisode, la citation, récente et multiple, d’Un homme et une femme dans Juste une illusion de Éric Toledano et Olivier Nakache nous a donné envie de revoir un film de Lelouch.

Test DVD : Why war

"Why War" est presque autant un film sur l'art que sur la guerre, un film dont l'aspect esthétique est particulièrement soigné, un film souvent déconcertant où le théâtre voisine avec le cinéma, la peinture, la musique et l'architecture;

Test Blu-ray 4K Ultra HD : La Chute de Londres

0
Après une première édition Blu-ray sortie en 2016, La Chute de Londres arrive enfin au format Blu-ray 4K Ultra HD, toujours sous les couleurs de M6 Vidéo. L'occasion idéale de ressusciter un certain cinéma d’action frontal, bourrin, qui ne s’excuse jamais d’être bruyant, massif, presque primal.