Intégrale Claude Berri #15 : Lucie Aubrac (1997)
Jusqu’à Tchao Pantin en 1983, le cinéma de Claude Berri était essentiellement porté par la force de ses scénarios, dont la mise en images prenait finalement un aspect assez secondaire. En abandonnant les films à vocation « autobiographique » dans les années 80, le cinéaste semble avoir redécouvert son médium d’expression, osant aborder la narration par le biais de l’image. Ainsi, du strict point de vue de la mise en scène, Lucie Aubrac s’avère probablement son film le plus ambitieux et le plus abouti.
Critique : Diplomatie
Dans cette habile construction entre la grande histoire et la petite, André Dussolier et Niels Arestrup reprennent avec ferveur les rôles qu'ils tenaient dans cette une pièce de théâtre éponyme de Cyril Gély créée avec succès en 2011.
Critique Express : Leila et les loups
L'histoire mondiale bafouille tellement qu'on peut assister aujourd'hui à la première sortie en salles dans notre pays d'un film de 1984 sur la situation dans le Moyen Orient et se dire tout du long que ce film est d'une actualité brulante.
Cannes 2018 : The Spy Gone North
Corée du Sud, Corée du Nord, même combat ? Le dégel temporaire qui s'est emparé de la péninsule coréenne ces dernières semaines n'est que le dernier épisode d'un long conflit, faisant figure d'ultime vestige direct de la Guerre froide. Vu depuis l'Europe, il n'y a guère plus à comprendre à cet antagonisme ancien que ce que le filtre médiatique occidental, mis en place plus par nombrilisme national que par censure préméditée, veut bien nous en transmettre, de préférence en exacerbant les enfantillages entre le président américain et son homologue nord-coréen.
Critique : Confident royal
Tout porte à croire que ça sente la fin de cycle, voire de règne du côté du cinéma britannique. Il est évidemment encore trop tôt – délais de production toujours aussi longs obligent – pour voir apparaître sur les écrans de cinéma les répercussions du vote du Brexit, cette mise hors jeu sur la scène internationale totalement absurde et même masochiste opérée l'année dernière.
Critique : Hinterland
A la fois film policier et film historique, "Hinterland' tire son originalité de son esthétique expressionniste qui accompagne parfaitement une action se déroulant en 1920
Berlinale 2024 : Berlin Été 42
En Allemagne, il existe une sorte d'obligation collective du souvenir. Au vu du passé très trouble de nos voisins germaniques, rien d'étonnant à cela. Il serait même souhaitable que la France, nullement exempte d'atrocités historiques, en fasse pareil.
Vu sur OCS : Churchill
Le plus illustre des hommes politiques britanniques, Winston Churchill a été doublement honoré sur grand écran en 2017. Dans les salles à peine quelques mois avant Les Heures sombres de Joe Wright, Churchill s'intéresse à la fin du règne de ce chef d'état hors pair.
Critique : Au delà de la gloire
Si le regard que Samuel Fuller portait sur la guerre de Corée dans deux de ses films au début de sa carrière était déjà peu complaisant, le point de vue du réalisateur sur un conflit auquel il avait activement participé, observé à travers le prisme d'une nostalgie nullement conciliante, ne pouvait être que cinglant. En effet, Au delà de la gloire compte parmi ces films de guerre qui plongent le spectateur dans un chaos existentiel, où la gloire et la patrie ne valent plus rien, face à l'urgence de rester en vie.
Critique Express : Deux procureurs
Quand bien même l'action de "Deux procureurs" se déroule en 1937, il parait évident que Sergueï Loznitsa a choisi de nous parler de la Russie des années 2020 : le dictateur n'est plus le même mais la volonté d'imposer sa détermination politique par la violence est identique.
Critique : Le Pont de la rivière Kwaï
La première des cinq épopées exotiques qui allaient placer David Lean dans le panthéon du Septième art est un film de guerre toujours aussi passionnant, grâce à sa capacité de véhiculer sa critique du conflit armé à travers un grand spectacle. Sa mise en scène d’une virilité prononcée s’opère ici sur fond de l’interrogation guère complaisante de l’héroïsme à l’ancienne.
Critique Express : Madame de Sévigné
Un film dont l'action se déroule au 17ème siècle mais qui, sur de nombreux points, semble tout à fait contemporain.


















