Critique : Alliés
Être espion pendant la Seconde Guerre Mondiale est l’un des «métiers» les plus dangereux que l'on peut imaginer mais pourtant des plus indispensables en cette période troublée. Chaque seconde qui s’écoule peut potentiellement être la dernière. Malgré les risques que cela impliquent, de nombreuses personnes, hommes et femmes, ont bataillé pour la moindre petite information et contribuer à mettre fin à cette guerre pour sauver le plus grand nombre. Aujourd’hui, Robert Zemeckis nous raconte la vie trépidante de deux espions : Max Vatan (Brad Pitt), un officier canadien au service du contre-espionnage britannique et Marianne Beauséjour, une résistante française (Marion Cotillard) qui vont unir leur force pour mener une mission très risquée au Maroc. Prêts à suivre notre couple d’agents à travers l’Europe pour mettre fin à cette guerre ?
Critique : Au delà de la gloire
Si le regard que Samuel Fuller portait sur la guerre de Corée dans deux de ses films au début de sa carrière était déjà peu complaisant, le point de vue du réalisateur sur un conflit auquel il avait activement participé, observé à travers le prisme d'une nostalgie nullement conciliante, ne pouvait être que cinglant. En effet, Au delà de la gloire compte parmi ces films de guerre qui plongent le spectateur dans un chaos existentiel, où la gloire et la patrie ne valent plus rien, face à l'urgence de rester en vie.
Berlinale 2019 : L’œuvre sans auteur
Nous ne savions pas le cinéma allemand aussi gourmand. Souvent, ses films se focalisent sur un seul sujet qu'ils explorent en long et en large, quoique rarement de travers, puisque la proverbiale rigueur allemande est toujours un peu le garant d'une ligne scénaristique sans excès.
Critique : Bajirao Mastani
Bajirao Mastani
Inde : 2015
Titre original : -
Réalisation : Sanjay Leela Bhansali
Scénario : Prakash R. Kapadia, inspiré de Raau, de Nagnath S. Inamdar
Interprètes : Ranveer...
Critique : Le procès de l’herboriste
"Le procès de l'herboriste" est un grand film, tant au niveau du fond, avec sa dénonciation subtile de l'arbitraire qui règne lorsqu'un pays vit sous un régime autoritaire ou dictatorial; que de la forme, avec une esthétique particulièrement soignée et un montage très intelligent.
La Roche-sur-Yon 2025 : Magellan
Ça y est, le grand jour est enfin arrivé, où nous aurions vu notre premier film de Lav Diaz. Mieux vaut tard que jamais ! Et quel meilleur cadre pour franchir le pas qu’une séance matinale au Festival de La Roche-sur-Yon, qui met en avant depuis de nombreuses années le travail hors des sentiers battus du cinéaste philippin ?
Critique : Ben-Hur (Timur Bekmambetov)
Chaque époque a le Ben-Hur qu’elle mérite ! Certes, l’histoire d’un prince juif qui jure vengeance pour sauver in extremis son âme grâce au message altruiste du Christ n’a nullement marqué l’Histoire, ni d’un point de vue culturel, ni en s’inscrivant d’une façon indélébile dans les annales du cinéma.
Critique : Requiem pour un massacre
Requiem pour un massacre (que l'on peut aussi désigner par son magnifique titre original, le lyrique Come and See – Va et regarde, en français) est une œuvre pour le moins inconnue de par chez nous, du moins en tout cas pour les néophytes qui n'aurait pas encore plongé dans le cinéma russe et soviétique.
Critique : Oppenheimer
Petit à petit, nous perdons espoir de voir un jour Christopher Nolan nous gratifier d'un chef-d'œuvre dont la subtilité de l'expression cinématographique serait à la hauteur de son ambition considérable. Car si nous reconnaissons volontiers une certaine maestria dans ses films, tôt ou tard, ce bel édifice tangue sous le style constamment pompeux du réalisateur.
Cannes 2018 : Les confins du monde
La Guerre du Vietnam a été une source d'inspiration conséquente pour de nombreux réalisateurs américains, et pas des moindres. D'ailleurs, le conflit est accompagné dans l'inconscient collectif par d'innombrables images clés, télévisuelles comme cinématographiques. Pour autant, les 20 ans d'intervention principalement nord-américaine sont la continuation de la Guerre d'Indochine, qui elle s'éternisa aussi, pendant près de 10 ans - mais semble être un sujet presque tabou au cinéma. Il faut dire que nous seulement la France y a un rôle peu glorieux, comme dans les autres guerres de décolonisations (lesquelles ne sont souvent appelées "guerre" qu'à demi-mot, aujourd'hui encore), mais de plus le conflit, lointain et seulement composé de volontaires, intéressait assez peu une France qui venait à peine de sortir d'une guerre ... Le film de Guillaume Nicloux, lui, ne prend pas des pincettes et nous plonge en plein Indochine, après une offensive éclair japonaise sur le nord du pays, où nous retrouvons un sombre soldat français ...
Cannes 2018 : Donbass
Dans le climat géopolitique actuel, entre la détente nord-coréenne et un nouveau round dans l'affrontement États-Unis – Iran, le conflit aussi long que lent dans l'est ukrainien ne figure pratiquement plus sur la liste des priorités de la communauté internationale. Pourtant, les gens y vivent dans tout sauf un état de paix, puisque aucun leader des anciens blocs idéologiques ne semble avoir d'intérêt à envenimer ou au contraire à apaiser définitivement la situation.
Critique : La plus précieuse des marchandises
Force est de reconnaître que l'animation, parce qu'elle est dans la suggestion, est particulièrement bien adaptée à la représentation d'évènements aussi bouleversants et révoltants que la Shoah

















