Critique : Elser Un héros ordinaire

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Comment définir un terroriste ? Et surtout comment en devenir un, alors qu’aucun élément dans la biographie ne prédispose à franchir le pas ? Ce film poignant ne cherche pas tant à apporter une réponse sans équivoque à ces questions plus que jamais d’actualité, qu’à tendre la glace aux lâches en général et au peuple allemand de l’époque en particulier, à travers le cas guère ordinaire de Georg Elser.

Critique : Nos patriotes

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Le peuple français ou au moins les institutions qui le représentent aiment bien se souvenir avec une nostalgie valorisante des combattants de la Résistance. En témoignent à la fois les plaques commémoratives que l'on trouve par exemple dans bon nombre des rues parisiennes et la Journée nationale qui leur est consacrée depuis trois ans seulement et qui vient d'avoir lieu fin mai. Du côté du cinéma, cette ferveur patriotique s'est montrée sensiblement plus discrète.

Cinélatino 2018 : Rey

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Quoi de mieux pour se mettre dans le bain de façon adéquate, quelques heures seulement avant de participer à la délibération en public pour le prix Découverte du Festival Cinélatino, que de regarder le lauréat de nos illustres prédécesseurs ? Ce film chilien pour le moins déroutant avait en effet été sollicité en 2017 pour cette récompense attribuée par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma.

Les Arcs 2017 : The Captain L’Usurpateur

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Ce n'est certainement pas le nom de Robert Schwentke qui nous viendrait le premier à l'esprit, lorsqu'on cherchera un réalisateur allemand en mesure de traiter d'un œil neuf l'Histoire de son pays d'origine. Exilé à Hollywood depuis plus de dix ans et six films à la qualité variable, pour rester poli, Schwentke opère en effet un retour aux sources des plus improbables avec The Captain L'Usurpateur, présenté en compétition au Festival des Arcs.

Critique Express : Les damnés

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Des soldats qui ne savent pas pourquoi ils sont là, des anti-héros qui s'ennuient, qui doutent, qui s'avèrent découragés, face à un ennemi qu'on leur a désigné mais qu'ils ne voient pas. Y a-t-il moyen plus fort de montrer le caractère inhumain des guerres et la "connerie" qu'elle représente,  comme l'a écrit Jacques Prévert ?

Critique : Oppenheimer

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Petit à petit, nous perdons espoir de voir un jour Christopher Nolan nous gratifier d'un chef-d'œuvre dont la subtilité de l'expression cinématographique serait à la hauteur de son ambition considérable. Car si nous reconnaissons volontiers une certaine maestria dans ses films, tôt ou tard, ce bel édifice tangue sous le style constamment pompeux du réalisateur.

Critique : 13 hours

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Depuis la fin de la Guerre froide, les engagements de l’armée américaine à l’étranger n’ont guère de quoi perpétuer la légende de son héroïsme sans faille, basée sur l’esprit de liberté plus évident encore au siècle dernier.

Critique : Le Pont de la rivière Kwaï

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La première des cinq épopées exotiques qui allaient placer David Lean dans le panthéon du Septième art est un film de guerre toujours aussi passionnant, grâce à sa capacité de véhiculer sa critique du conflit armé à travers un grand spectacle. Sa mise en scène d’une virilité prononcée s’opère ici sur fond de l’interrogation guère complaisante de l’héroïsme à l’ancienne.

Critique : Le Révolté

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Même si sa réputation repose largement sur eux, Nagisa Oshima n’a pas tourné que des contes sulfureux sur les mœurs des Japonais. On a beau pouvoir déceler un fond de commentaire social dans la plupart de ses films – ce qui fait au demeurant du réalisateur l’un de ces chroniqueurs cinématographiques privilégiés dont un pays ne peut jamais avoir assez –, les thèmes qui y sont abordés sont finalement plutôt divers. Comme preuve, cette épopée historique sur la persécution des chrétiens dans une culture asiatique, qui a sensiblement moins tendance à mettre ses croyances religieuses en avant que le cinéma hollywoodien de la même époque, par exemple, où abondaient encore les spectacles bibliques, censés concurrencer la télévision. Ici, le propos est infiniment plus nuancé et austère que dans ces divertissements à vocation missionnaire, puisque l’interrogation principale du Révolté touche précisément au dilemme entre les valeurs pacifistes de l’enseignement du Christ et la nécessité de se défendre par les armes en cas d’attaque répressive.

Critique : Colonia

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Après un générique qui résume la situation politique- sans toutefois insister sur le rôle des États-Unis dans l'instauration de la dictature ... - nous assistons aux retrouvailles entre Daniel, photographe allemand engagé politiquement, et Lena, hôtesse de l'air qui le rejoint pour quelques jours. Suivent quelques scènes sans grande inventivité - où les chiliens semblent plus à l'aise avec l'anglais qu'avec l'espagnol - et l'arrestation de Daniel, suite à laquelle on entre dans le vif du sujet : la Colonia Dignidad.

Berlinale 2017 : Le Dernier Vice-roi des Indes

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Amateurs d’épopées romantiques à l’ancienne, réunissez-vous, ce film est fait pour vous ! Présenté hors compétition lors du 67ème Festival de Berlin, Viceroy’s House aurait pu y être un choix de film d’ouverture plus adéquat que ne l’a été en fin de compte la biographie filmique plutôt laborieuse de Django Reinhardt.

Critique Express : Deux procureurs

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Quand bien même l'action de "Deux procureurs" se déroule en 1937, il parait évident que Sergueï Loznitsa a choisi de nous parler de la Russie des années 2020 : le dictateur n'est plus le même mais la volonté d'imposer sa détermination politique par la violence est identique.

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