Critique : L’Armée des ombres
Contrairement aux vins, les films qui se bonifient avec le temps sont plutôt rares. Nous en connaissons très peu, aussi parce que nos habitudes de visionnage prévoient seulement dans des cas extrêmement rares de donner une seconde chance aux films que nous n’avons que moyennement aimés lors de leur découverte. Il nous arrive bien sûr de revoir encore et encore nos films de chevet, mais généralement sans que ces retrouvailles régulières n’occasionnent une réévaluation complète de notre degré d’appréciation initial.
Critique : Le Révolté
Même si sa réputation repose largement sur eux, Nagisa Oshima n’a pas tourné que des contes sulfureux sur les mœurs des Japonais. On a beau pouvoir déceler un fond de commentaire social dans la plupart de ses films – ce qui fait au demeurant du réalisateur l’un de ces chroniqueurs cinématographiques privilégiés dont un pays ne peut jamais avoir assez –, les thèmes qui y sont abordés sont finalement plutôt divers. Comme preuve, cette épopée historique sur la persécution des chrétiens dans une culture asiatique, qui a sensiblement moins tendance à mettre ses croyances religieuses en avant que le cinéma hollywoodien de la même époque, par exemple, où abondaient encore les spectacles bibliques, censés concurrencer la télévision. Ici, le propos est infiniment plus nuancé et austère que dans ces divertissements à vocation missionnaire, puisque l’interrogation principale du Révolté touche précisément au dilemme entre les valeurs pacifistes de l’enseignement du Christ et la nécessité de se défendre par les armes en cas d’attaque répressive.
Critique : Le Pont des espions
Sacré Steven Spielberg, de nous avoir caché ses véritables intentions depuis si longtemps ! Il ne s’agit certes que du deuxième film de suite, après Lincoln, sur une époque révolue et d’une facture en apparence tout aussi antique. Mais si on nous avait dit, il y a dix ou vingt ans, que Spielberg, le père du blockbuster et le réalisateur le plus populaire de sa génération, allait finir sa carrière avec des films de vieux, nous aurions eu du mal à y croire.
Critique : Le procès de l’herboriste
"Le procès de l'herboriste" est un grand film, tant au niveau du fond, avec sa dénonciation subtile de l'arbitraire qui règne lorsqu'un pays vit sous un régime autoritaire ou dictatorial; que de la forme, avec une esthétique particulièrement soignée et un montage très intelligent.
Critique Express : La nouvelle femme
Ce n'est que lorsque le film commence vraiment à s'intéresser à la "méthode Montessori" que l'intérêt grandit.
Critique : La Ligne rouge
Le cas Terrence Malick a été perçu d’une manière sensiblement différente au moment de la sortie de La Ligne rouge il y a près de dix-huit ans par rapport à maintenant, quelques heures à peine après la présentation de son nouveau film au Festival de Venise. A l’époque, tout un mythe s’agençait autour du réalisateur, qui revenait alors au cinéma après un long hiatus, pour ce qui n’était que son troisième film en un quart de siècle.
Critique : Fritzi
Esthétiquement agréable à regarder, "Fritzi" donne sans exagération une vision honnête de ce qu'était la vie en RDA en 1989.
Critique : La plus précieuse des marchandises
Force est de reconnaître que l'animation, parce qu'elle est dans la suggestion, est particulièrement bien adaptée à la représentation d'évènements aussi bouleversants et révoltants que la Shoah
Critique : Elvis & Nixon
Elvis Presley et Richard Nixon, deux hommes qui ont indubitablement marqué leur époque, mais qui n’ont pas vraiment joui d’une réputation posthume flatteuse. L’héritage politique du 37ème président des Etats-Unis est pour le moins contrasté, avec cette tare indélébile de sa démission suite au scandale de Watergate qui restera plus gravé dans les manuels d’Histoire que ses tentatives d’ouverture de la politique étrangère américaine vers ses ennemis.
Critique : Elser Un héros ordinaire
Comment définir un terroriste ? Et surtout comment en devenir un, alors qu’aucun élément dans la biographie ne prédispose à franchir le pas ? Ce film poignant ne cherche pas tant à apporter une réponse sans équivoque à ces questions plus que jamais d’actualité, qu’à tendre la glace aux lâches en général et au peuple allemand de l’époque en particulier, à travers le cas guère ordinaire de Georg Elser.
Critique : Hostages
Mélancolie, quand tu nous tiens ! Malgré son titre et son sujet qui promettent à première vue une bonne dose d'action haletante, ce film géorgien est avant tout empreint d'une forme de nostalgie particulièrement sombre. Hostages est en premier lieu l'histoire d'une occasion ratée, d'un énorme gâchis qui reflète plus son contexte historique que sa capacité d'influencer ce dernier.
Critique : Les Suffragettes
Nous sommes de tout cœur solidaires avec la lutte des opprimés pour obtenir les mêmes droits que tout le monde. Selon les époques, ce combat valeureux peut être mené par les femmes, les homosexuels ou les victimes du racisme sous toutes ses formes pour ne citer que ces quelques exemples.



















