Critique Express : La jeune femme à l’aiguille
Comme le Michael Haneke de la période autrichienne, Magnus von Horn ne cherche pas à plaire à un certain public en rendant plus supportable ce qui, par nature, est totalement insupportable,
Critique Express : Madame de Sévigné
Un film dont l'action se déroule au 17ème siècle mais qui, sur de nombreux points, semble tout à fait contemporain.
La Roche-sur-Yon 2025 : Magellan
Ça y est, le grand jour est enfin arrivé, où nous aurions vu notre premier film de Lav Diaz. Mieux vaut tard que jamais ! Et quel meilleur cadre pour franchir le pas qu’une séance matinale au Festival de La Roche-sur-Yon, qui met en avant depuis de nombreuses années le travail hors des sentiers battus du cinéaste philippin ?
Critique : Diplomatie
Dans cette habile construction entre la grande histoire et la petite, André Dussolier et Niels Arestrup reprennent avec ferveur les rôles qu'ils tenaient dans cette une pièce de théâtre éponyme de Cyril Gély créée avec succès en 2011.
Critique : Les Suffragettes
Nous sommes de tout cœur solidaires avec la lutte des opprimés pour obtenir les mêmes droits que tout le monde. Selon les époques, ce combat valeureux peut être mené par les femmes, les homosexuels ou les victimes du racisme sous toutes ses formes pour ne citer que ces quelques exemples.
Critique : Baïonnette au canon
La distance juste dans le temps, pour tenir compte d'un événement historique au cinéma, n'existe pas a priori. Ou en tout cas, le recul nécessaire pour ne pas se laisser happer par l'urgence irréfléchie, induite par la volonté de coller trop près à l'actualité, peut s'avérer hautement variable, en fonction du travail de mémoire sur ces faits du passé, auquel le Septième Art contribue activement depuis sa naissance.
Critique : La Patagonie rebelle
Ours d’Argent au Festival de Berlin en 1974, ce long-métrage de fiction est basé sur des faits réels relatés dans un ouvrage qui fut le résultat d'une enquête minutieuse. Le combat syndical et le massacre qui a suivi furent ignorés d'une majorité de la population jusqu'à la sortie de ce drame tourné un peu plus de cinquante ans après les faits et interdit de salles jusqu'en 1984, autorisé à sortir dans de bonnes conditions uniquement au retour de la démocratie.
Albi 2016 : Cessez-le-feu
La 20ème édition du Festival d’Albi s’est ouverte en beauté hier soir avec la présentation du premier long-métrage de Emmanuel Courcol, jusque là surtout connu en tant que scénariste attitré du réalisateur Philippe Lioret. L’action de Cessez-le-feu ne se déroule que très partiellement pendant la Première Guerre mondiale.
Critique Express : Deux procureurs
Quand bien même l'action de "Deux procureurs" se déroule en 1937, il parait évident que Sergueï Loznitsa a choisi de nous parler de la Russie des années 2020 : le dictateur n'est plus le même mais la volonté d'imposer sa détermination politique par la violence est identique.
Critique : Mon XXe siècle
Lauréat de la Caméra d'or à Cannes en 1989, Mon XXe siècle est un de ces films qu'on avait pu oublier, alors qu'il est considéré par les spécialistes du cinéma hongrois comme un des meilleurs de la cinématographie du pays. La ressortie en salle, version restaurée à l'appui, de ce premier film de Ildikó Enyedi, réalisatrice du récent Corps et âme, est l'occasion de découvrir un long-métrage surprenant, à la fois comédie burlesque et poème visuel empreint de liberté.
Critique : Ben-Hur (Timur Bekmambetov)
Chaque époque a le Ben-Hur qu’elle mérite ! Certes, l’histoire d’un prince juif qui jure vengeance pour sauver in extremis son âme grâce au message altruiste du Christ n’a nullement marqué l’Histoire, ni d’un point de vue culturel, ni en s’inscrivant d’une façon indélébile dans les annales du cinéma.
Critique : Cendres et diamant
Si seulement chaque pays pouvait disposer d'un chroniqueur officieux animé par la même maestria cinématographique que Andrzej Wajda ! En dépit de son destin historique pour le moins mouvementé, la Pologne peut en effet s'estimer heureuse d'avoir eu un réalisateur d'un tel talent à son service, de surcroît quasiment exclusif puisque, contrairement à la plupart de ses contemporains, Wajda n'a jamais ou presque goûté à l'exil créatif.



















