Critique : L’Abandon

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Rétrospectivement, on pourrait croire que l’assassinat de Samuel Paty, survenu le 16 octobre 2020, ne soit qu’une horrible parenthèse, hors du temps. Cet événement avait beau être pris en tenaille entre deux confinements dus à la crise sanitaire, son impact continue de résonner jusqu’à ce jour. De la façon la plus tragique au moment de l’exécution de l’enseignant Dominique Bernard trois ans plus tard, dans des circonstances pas si dissemblables.

Critique : Le Vent de la liberté

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A quelles conditions, une nostalgie de la Guerre froide serait-elle justifiable ? Cette période, que le temps aide à reléguer petit à petit à l'Histoire ancienne, avait pour avantage discutable de dessiner clairement la carte manichéenne des allégeances.

Cannes 2017 : Les proies

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L'avant dernier film de Sofia Coppola (si on excepte la production Netflix A very Murray christmas, moyen-métrage de Noël sorti en 2015), The bling ring, était sélectionné à Un certain regard en 2013. Avec Les proies, c'est la deuxième fois que la cinéaste concourt pour la Palme. Un long métrage au casting qu'on a déjà croisé cette année en sélection officielle : Elle Fanning et Colin Farell étaient respectivement présents dans How to talk to girls at party et Mise à mort du cerf sacré ; Nicole Kidman était elle présente dans ces deux films ! Que vaut donc ce remake du film de Don Siegel de 1971 ?

Critique : La plus précieuse des marchandises

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Force est de reconnaître que l'animation, parce qu'elle est dans la suggestion, est particulièrement bien adaptée à la représentation d'évènements aussi bouleversants et révoltants que la Shoah

Critique : La zone d’intérêt

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"La zone d'intérêt" est un film remarquable, un film qui se voit, un film qui s'écoute, un film magistralement interprété et qui fait réfléchir quant au potentiel de cruauté et de négation dont peut faire preuve l'espèce humaine.

Critique Express : Leila et les loups

L'histoire mondiale bafouille tellement qu'on peut assister aujourd'hui à la première sortie en salles dans notre pays d'un film de 1984 sur la situation dans le Moyen Orient et se dire tout du long que ce film est d'une actualité brulante.

Critique Express : Les damnés

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Des soldats qui ne savent pas pourquoi ils sont là, des anti-héros qui s'ennuient, qui doutent, qui s'avèrent découragés, face à un ennemi qu'on leur a désigné mais qu'ils ne voient pas. Y a-t-il moyen plus fort de montrer le caractère inhumain des guerres et la "connerie" qu'elle représente,  comme l'a écrit Jacques Prévert ?

Critique : Au delà de la gloire

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Si le regard que Samuel Fuller portait sur la guerre de Corée dans deux de ses films au début de sa carrière était déjà peu complaisant, le point de vue du réalisateur sur un conflit auquel il avait activement participé, observé à travers le prisme d'une nostalgie nullement conciliante, ne pouvait être que cinglant. En effet, Au delà de la gloire compte parmi ces films de guerre qui plongent le spectateur dans un chaos existentiel, où la gloire et la patrie ne valent plus rien, face à l'urgence de rester en vie.

Critique : La voix d’Aida

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Le cinéma fait ce qu'il peut pour s'opposer à la folie des hommes, mais son pouvoir est limité. Il n'empêche, ne serait-ce que d'un point de vue civique et historique, il faut voir "La voix d'Aida". En plus, c'est passionnant !

Intégrale Claude Berri #15 : Lucie Aubrac (1997)

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Jusqu’à Tchao Pantin en 1983, le cinéma de Claude Berri était essentiellement porté par la force de ses scénarios, dont la mise en images prenait finalement un aspect assez secondaire. En abandonnant les films à vocation « autobiographique » dans les années 80, le cinéaste semble avoir redécouvert son médium d’expression, osant aborder la narration par le biais de l’image. Ainsi, du strict point de vue de la mise en scène, Lucie Aubrac s’avère probablement son film le plus ambitieux et le plus abouti.

Critique : Le Pont de la rivière Kwaï

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La première des cinq épopées exotiques qui allaient placer David Lean dans le panthéon du Septième art est un film de guerre toujours aussi passionnant, grâce à sa capacité de véhiculer sa critique du conflit armé à travers un grand spectacle. Sa mise en scène d’une virilité prononcée s’opère ici sur fond de l’interrogation guère complaisante de l’héroïsme à l’ancienne.

Arras 2025 : Le Mage du Kremlin

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Et si nous, en Occident, de concert avec nos politiciens et nos médias, nous n’avions jamais vraiment abordé le mythe Vladimir Poutine dans le bon sens ? Si notre optique européenne, largement formatée par l’influence diplomatique, économique et culturelle des États-Unis, nous empêchait de concevoir le président russe de longue date autrement que dans une dichotomie manichéenne ?

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Test Blu-ray : Zoulou

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Zoulou est un film conçu comme un exposé historique appliqué, dont la volonté semble être de transformer chaque pierre du veld sud-africain en témoin muet d’un affrontement disproportionné.

Test DVD : Gérald le Conquérant

Conçu comme un faux documentaire, Gérald le Conquérant s’inscrit dans une filiation limpide avec l’émission Strip-Tease, et par ricochet avec C’est arrivé près de chez vous, dont il reprend la manière d’observer les gens comme des volcans endormis, prêts à exploser pour une broutille administrative.

Critique : Juste une illusion

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Dans leurs meilleurs films, le tandem de réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache réussissent l’acte d’équilibriste de percer à jour les imperfections de leurs personnages, tout en célébrant leur profonde humanité. De préférence en créant un divertissement de haut vol, qui décèle dans les événements bénins de la vie un savant mélange de tragédie et surtout d’humour.

Les sorties du 27 mai 2026

Pendant cette brève parenthèse d’à peine trois semaines, entre la fin du Festival de Cannes et le début de la Coupe du Monde de foot, deux événements qui exercent traditionnellement une influence négative sur les entrées, on aurait pu penser que les distributeurs français mettent le paquet.

Test Blu-ray : Los Tigres

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Le Blu-ray de Los Tigres, édité par Le Pacte, nous arrive dans un boîtier simple mais élégant, fidèle à l’esthétique sèche et nerveuse du film.