Critique : Colonia

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Après un générique qui résume la situation politique- sans toutefois insister sur le rôle des États-Unis dans l'instauration de la dictature ... - nous assistons aux retrouvailles entre Daniel, photographe allemand engagé politiquement, et Lena, hôtesse de l'air qui le rejoint pour quelques jours. Suivent quelques scènes sans grande inventivité - où les chiliens semblent plus à l'aise avec l'anglais qu'avec l'espagnol - et l'arrestation de Daniel, suite à laquelle on entre dans le vif du sujet : la Colonia Dignidad.

Critique : Les Figures de l’ombre

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La société américaine est raciste. Comme pour beaucoup de choses dans la vie, il y a deux façons d'aborder cet état de fait : soit en considérant que le verre est à moitié vide, ce qui épouse assez étroitement le propos cinglant d'un intellectuel comme James Baldwin, dont la brillance nous a été rappelée récemment lors de la deuxième vision de l'excellent documentaire de Raoul Peck I am not your negro, soit en se disant qu'il est à moitié plein et que le progrès ne va certes jamais assez loin ou assez vite, mais que la situation évolue néanmoins favorablement depuis la sinistre époque de l'esclavage.

Albi 2016 : Cessez-le-feu

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La 20ème édition du Festival d’Albi s’est ouverte en beauté hier soir avec la présentation du premier long-métrage de Emmanuel Courcol, jusque là surtout connu en tant que scénariste attitré du réalisateur Philippe Lioret. L’action de Cessez-le-feu ne se déroule que très partiellement pendant la Première Guerre mondiale.

Critique : A War

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Le Danemark est un pays d’une envergure si modeste que toute activité guerrière de sa part relève obligatoirement du symbole. Sauf que ce film danois, nommé au mois de janvier à l’Oscar du Meilleur Film étranger, nous rappelle habilement qu’il n’y a rien d’abstrait dans une guerre.

Critique Express : La nouvelle femme

Ce n'est que lorsque le film commence vraiment à s'intéresser à la "méthode Montessori" que l'intérêt grandit.

Critique : Le Vent de la liberté

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A quelles conditions, une nostalgie de la Guerre froide serait-elle justifiable ? Cette période, que le temps aide à reléguer petit à petit à l'Histoire ancienne, avait pour avantage discutable de dessiner clairement la carte manichéenne des allégeances.

Berlinale 2017 : Le Dernier Vice-roi des Indes

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Amateurs d’épopées romantiques à l’ancienne, réunissez-vous, ce film est fait pour vous ! Présenté hors compétition lors du 67ème Festival de Berlin, Viceroy’s House aurait pu y être un choix de film d’ouverture plus adéquat que ne l’a été en fin de compte la biographie filmique plutôt laborieuse de Django Reinhardt.

Critique : Suite française

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Pendant l’Occupation, chaque Français était au moins dans l’âme un résistant. Ce mythe patriotique est toujours présent dans la conscience collective, principalement parce qu’il est plus valorisant de se situer parmi les vainqueurs héroïques que de devoir admettre que les collaborateurs ne manquaient pas pour faciliter la tâche de l’occupant. Côté cinéma, cette partie de la représentation historique nous paraît particulièrement dépassée par rapport aux efforts fournis dans d’autres domaines, notamment littéraires. Car parmi les films qui nous viennent immédiatement à l’esprit pour évoquer cette période sombre de l’Histoire française, L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville et Monsieur Batignole de Gérard Jugnot colportent – toutes proportions de qualité cinématographique gardées – à peu de choses près la même image d’Epinal des citoyens courageux, qui s’insurgeaient clandestinement et avec plus ou moins de violence contre l’administration de l’ennemi allemand. Pendant la première heure, cette coproduction européenne dresse un portrait sensiblement moins complaisant de la campagne française par temps de guerre, avant de rentrer in extremis dans le rang de l’épopée idéalisée aux valeurs héroïques tout de suite moins intéressantes.

Critique : Michel-Ange

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Andreï Kontchalovski a choisi de concentrer son film consacré à Michel-Ange sur une période relativement courte de la vie de ce très grand artiste, un choix qui permet de donner un portrait complet de la personnalité de l'homme tout en évitant le papillonnage et de trop fréquentes ellipses

Critique Express : La jeune femme à l’aiguille

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Comme le Michael Haneke de la période autrichienne, Magnus von Horn ne cherche pas à plaire à un certain public en rendant plus supportable ce qui, par nature, est totalement insupportable,

Critique : Le procès de l’herboriste

"Le procès de l'herboriste" est un grand film, tant au niveau du fond, avec sa dénonciation subtile de l'arbitraire qui règne lorsqu'un pays vit sous un régime autoritaire ou dictatorial; que de la forme, avec une esthétique particulièrement soignée et un montage très intelligent.

Berlinale 2018 : Otages à Entebbe

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Parmi les trois grands festivals de cinéma européens, celui de Berlin est peut-être le plus empreint d'une conscience politique et par assimilation historique. Tandis que les actualités cannoise et vénitienne sont ponctuées de scandales sur des tabous rompus à l'écran dans la forme ou le fond, en Allemagne, les esprits peinent à s'échauffer en plein mois de février pour ce genre de question artistique.

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Critique Express : A voix basse

Troisième long métrage réalisé par Leyla Bouzid, "A voix basse", présenté en compétition à la dernière Berlinade, représente une étape de plus vers l'excellence de la part de cette diplômée de la Fémis.

Test Blu-ray : L’Élue

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Une inquiétude sourde s’installe dès les premières minutes de L’Élue, comme si la cabane où Liz et Malcolm (Tatiana Maslany et Rossif Sutherland) viennent se réfugier avait été construite sur un secret trop lourd pour tenir debout.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Traqué

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Avec Traqué, on a l'impression que William Friedkin avait décidé de revenir à l’essentiel : deux hommes, une forêt, et un passé qui refuse de mourir. Disponible au format Nlu-ray 4K Ultra HD chez L'Atelier d'Images.

Décès de l’actrice Nathalie Baye

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L’actrice française Nathalie Baye est décédée le 17 avril à Paris des suites de la maladie à corps de Lewy. Elle était âgée de 77 ans. En cinquante ans d’une carrière cinématographique remarquable, entre son premier film en 1973 La Nuit américaine de François Truffaut et son dernier en 2023 La Nuit du verre d’eau de Carlos Chahine, Baye avait été l’une des vedettes majeures du cinéma français.

Test Blu-ray : Business oblige

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Si vous aviez encore quelques doutes sur le fait que la vie de bureau soit infestée de requins, Business oblige vous démontrera que, déjà en 1990, le monde feutré des open spaces américains était un terrain de chasse pour cadres supérieurs en bout de course.