Critique : L’odeur de la mandarine
Même si on peut regretter certaines lourdeurs dans l'utilisation parfois trop forcée de métaphores animales, "L'odeur de la mandarine" est un film qui fait honneur au cinéma français, à la fois par son scénario, par sa réalisation et, surtout, par son casting qui permet de regarder Olivier Gourmet avec un œil neuf, de découvrir au cinéma Georgia Scaliett, une grande actrice à l'aube d'une grande carrière, de confirmer le grand talent d'Hélène Vincent, tout en rendant une sorte d'hommage à de grands anciens : Romain Bouteille, Michel Robin, Fred Ulysse.
Critique : Primary colors
Qu’est-ce qui a rendu la présidence de Bill Clinton exquise au point de générer une série de films, pendant les années 1990, globalement destinés à mettre en valeur l’homme le plus puissant des Etats-Unis ? Entre le Rambo en costard interprété par Harrison Ford dans Air Force One de Wolfgang Petersen et le séducteur né sous le traits de Michael Douglas dans Le Président et Miss Wade de Rob Reiner, en passant accessoirement par la biographie sur les excès de Nixon de Oliver Stone, les exemples ne manquent pas pour remarquer une empreinte du côté de la fiction, soutenue et principalement positive, de l’occupant de la Maison blanche – sans oublier bien sûr la série à succès légèrement ultérieure à cette époque-là avec Martin Sheen en président.
Critique : Etre
Quelle petite merveille insoupçonnée que ce premier film, qui ne paie pas de mine à première vue ! Pour tout vous dire, nous étions initialement allé le voir en projection de presse pour prendre des nouvelles de la carrière de Salim Kechiouche, l’ancienne icône du cinéma gay français qui, comme son contemporain Stéphane Rideau, a du mal à trouver des rôles en dehors du créneau du fantasme ténébreux ambulant.
Critique Express : Vermiglio ou La mariée des montagnes
Grand Prix du Jury à la dernière Mostra de Venise, "Vermiglio" est un film riche de plein de petits riens, un film à la vision duquel on ne s'ennuie jamais, un film riche en émotion mais qui ne verse jamais dans le pathos.
Critique : Extrêmement fort et incroyablement près
Extrêmement fort et incroyablement près
Etats-Unis, 2014
Titre original : Extremely Loud And Incredibly Close
Réalisateur : Stephen Daldry
Scénario : Eric Roth, d'après l'oeuvre de Jonathan Safran...
Critique : 20th Century Women
Elever seul un enfant n’a jamais été une mince affaire. Selon les époques, cette tâche parentale accrue s’est traduite par la solitude, voire l’ostracisme social, et une grande précarité. Dans son troisième film, le réalisateur Mike Mills rend un hommage appuyé à ces mères courage – car dans l’immense majorité des cas il s’agit de mères – qui jonglent entre exigences d’éducation, obligations professionnelles et une vie affective souvent anémique.
Shadow Dancer
Collette, jeune veuve, est une républicaine, vivant à Belfast, avec sa mère et ses frères, de fervents activistes de l’IRA. Suite à son arrestation après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret du MI5, lui offre le choix : passer 25 années en prison et ainsi perdre ce qu’elle a de plus cher, son fils, ou espionner sa propre famille. Elle décide de faire confiance à Mac, et retourne parmi les siens…
Critique : While we’re young
Cela a quelque chose de rassurant de se rendre compte que le cinéma vieillit en même temps que nous. Ni techniquement, puisque la révolution numérique est passée par là, ni socialement, car les sorties en vidéo à la demande se multiplient tandis que les entrées en salles stagnent.
Critique : Transit
La thématique des réfugiés en temps de guerre est hélas une constante dans l'Histoire humaine, au-delà de la tendance néfaste au repliement sur soi face aux défis de l'immigration qui caractérise notre époque. Dans ce sens, l'expérience narrative entreprise par le réalisateur Christian Petzold dans son huitième long-métrage, présenté en compétition au dernier Festival de Berlin, nous paraît être des plus probantes.
Sous la ville
Nous sommes en 1944 à Lvov en Pologne où les nazis viennent d'ordonner la liquidation du ghetto. Une vingtaine de Juifs parvient à rejoindre les égouts de la ville, espérant y trouver refuge. C'est sans compter sur Leopold Socha. Égoutier municipal ce dernier accepte de leur venir en aide à condition qu'ils rémunèrent ses services. Petit à petit, Leopold s'attache à « ses Juifs » et décide de les sauver à n'importe quel prix.
Blancanieves
Dans les années 1920 à Séville, la jeune et belle Carmen (Blancanieves) vit sous l’emprise d’une belle-mère cruelle et dépourvue de scrupules, qui lui fait accomplir toutes les tâches ingrates et domestiques. Soumise à l’interdiction de voir son père, grand torero déchu, reclus dans une pièce de la villa et paralytique depuis la fin sanglante de sa dernière corrida, elle brave finalement l’autorité de Encarna pour le rencontrer. La relation fusionnelle qui naît entre eux suscite la colère de la belle-mère qui n’aura de cesse de vouloir la mort de la jeune fille.
Critique : Jackie
Carrément plombé par une musique omniprésente et particulièrement insupportable, "Jackie" s'emmêle en plus les pinceaux dans un montage particulièrement alambiqué.



















