Critique : Showing up
Avec "Showing up", la réalisatrice américaine Kelly Reichardt prouve une fois de plus qu'elle est une véritable alchimiste du cinéma, capable de transformer n'importe quelle histoire, anodine en apparence, en or cinématographique
Critique : Le Ruban blanc
Personne ne sait mieux évoquer le malaise inhérent à la condition humaine que Michael Haneke. Le genre de nihilisme qu’il pratique de film en film et sans le moindre état d’âme vous glace le sang, mais il fait simultanément preuve d’une grande lucidité, voire de la sagesse désabusée propre à l’homme qui ne se fait plus d’illusions sur la bonté et l’altruisme de ses semblables.
Elephant
Elephant, généralement considéré comme le deuxième volet du triptyque complété par Gerry (2002) et Last Days (2005), fut récompensé de la Palme d'Or au Festival de Cannes en 2003. Il s'appuie sur le fait divers que constitue le massacre de Columbine en 1999.
Critique : Bébé tigre
Derrière les chiffres froids et impersonnels de l’immigration se cachent souvent des destins personnels bouleversants. Il appartient alors au cinéma de fiction d’en témoigner, de préférence sans misérabilisme, ni chantage émotionnel. Pari réussi pour cette histoire au fond plutôt banale, qui sait néanmoins convaincre par son optimisme mesuré. La face angélique de l’acteur principal, amplement mise en valeur sur l’affiche de Bébé tigre et dans le film lui-même, y est un leurre astucieux pour nous rendre plus accessible le parcours d’un jeune homme, en plusieurs points emblématique de la forme actuelle de l’immigration pour raisons économiques.
Critique : Bleeder
Alors que The Neon Demon, le dernier opus de Nicolas Winding Refn, devrait prochainement obtenir les faveurs d’une sortie sur support dvd-blu-ray, La Rabbia profite de cette actualité autour du réalisateur danois afin de rééditer son deuxième film, l’oublié Bleeder, ce dernier n’étant par ailleurs jamais sorti dans nos contrées. Lors du précédent festival de Cannes, The Neon Demon avait divisé les opinions.
Critique : Inside Llewyn Davis (Contre)
Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk dans l'univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu'un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu'il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l'aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n'importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu'à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d'où il vient.
Critique : Si demain
Bien aidée par de remarquables interprètes, Fabienne Godet nous gratifie d'un film passionnant de bout en bout.
Albi 2018 : Girl
D'un point de vue purement médical, changer de sexe devient petit à petit anodin, grâce à une intervention chirurgicale, accompagnée d'un traitement hormonal, qui n'ont plus de secrets pour les spécialistes. Or, le seul progrès de la science ne suffira jamais à dédramatiser la communauté transgenre, à en faire une banalité sociale en lieu et place de l'attraction de foire que les hommes et les femmes ayant franchi ce pas décisif restent hélas jusqu'à ce jour.
Trishna
Le Britannique Michael Winterbottom est un metteur en scène de type prolifique : de 1990 à 2011, soit donc en 21 ans, ce jeune quinquagénaire aura réalisé…. 22 longs métrages pour le cinéma, à thématiques variées (sans compter d’assez nombreuses contributions pour la télévision). Il est aussi le monteur de 3 de ses films, producteur (plutôt pour d’autres), et il a « scénarisé » à 2 reprises (« 9 Songs » en 2004, et « Trishna », dernier film en date – 2011). Entre « romance » et « drame », « Trishna » est situé dans l’Inde contemporaine, mais est revendiqué par Winterbottom comme transposition d’un classique de la littérature anglaise, « Tess of The D’Urbervilles », publié en 1891, d’abord sous forme de feuilleton.
La Dame de fer
Du personnage fort et complexe de Margaret Thatcher, Phyllida Lloyd donne une vision très simplifiée, aujourd'hui vielle dame se perdant dans les brumes de l'Alzheimer, hier femme de conviction, de décision.
Melinda et Melinda
Melinda et Melinda mêle les deux vies d’une même personne. Réalisé par Woody Allen en 2004, l’auteur de comédie a voulu réaliser un film à double genre et s’est interrogé : Dans quel genre trouvera t-on le plus de réalité ? Qui du drame ou de la comédie l’emportera ? Un Hommage au Théâtre comme vous allez le voir, mais aussi aux artistes.
Un beau dimanche
Baptiste est un solitaire. Instituteur dans le sud de la France, il ne reste jamais plus d’un trimestre dans le même poste. A la veille d’un week-end, il hérite malgré lui de Mathias, un de ses élèves, oublié à la sortie de l’école par un père négligent. Mathias emmène Baptiste jusqu’à sa mère, Sandra. C’est une belle femme, qui après pas mal d’aventures, travaille sur une plage près de Montpellier. En une journée un charme opère entre eux trois, comme l’ébauche d’une famille pour ceux qui n’en ont pas. Ça ne dure pas. Sandra doit de l’argent, on la menace, elle doit se résoudre à un nouveau départ, une nouvelle fuite. Pour aider Sandra, Baptiste va devoir revenir aux origines de sa vie, à ce qu’il y a en lui de plus douloureux, de plus secret.



















