Où va la nuit
Où va la nuit est un film de Martin Provost adapté du roman Mauvaise pente de Keith Ridgway. Sorti en 2011, le long-métrage réunit à nouveau Provost et Yolande Moreau après le très réussi Séraphine. Le réalisateur nous propose un film noir tout en prenant le risque de confier le rôle principal à la reine de la comédie.
Critique : Le Labyrinthe du silence
Ces dernières années, les longs métrages allemands qui ont franchi le Rhin étaient essentiellement des films historiques, les événements historiques du XXe siècle étant une source d'inspiration presque inépuisable pour les cinéastes tant ils ont imprégné le peuple allemand.
Critique : Katie says goodbye
Grande réussite qui provient de la somme de la mise en scène et de la direction d'acteurs de Wayne Roberts, de la photographie de Paula Huidobro avec, en particulier, sa capacité à venir scruter les visages, et de l'ensemble de la distribution avec un accent particulier concernant Olivia Cooke.
Intégrale Claude Berri #06 : Le mâle du siècle (1975)
Quelques années après Sex-Shop, Claude Berri fait à nouveau le choix en 1975 de s’essayer à la fiction avec Le mâle du siècle, abandonnant de fait la veine « autobiographique » qui conduisait, comme un fil rouge, ses premiers longs-métrages. Mais chassez le naturel, il revient au galop : comme on pouvait s’y attendre, Claude Berri s’investira énormément dans le film d’un point de vue émotionnel, au point que l’on puisse y voir une espèce de « thérapie » par le cinéma, une façon pour lui de régler ses comptes non seulement avec les femmes mais également avec la société des années 70...
Critique : Nos souvenirs
Le public festivalier peut parfois être cruel. La réception à Cannes du nouveau film de Gus Van Sant, qui y était présenté l’année dernière en compétition, fut si glaciale qu’elle a enseveli sous elle la réputation de Nos souvenirs avant que ce dernier n’ait eu une chance de se faire sa place sur le marché.
Critique : Shadows
Jeune homme tourmenté, Benny passe ses journées à draguer les jolies filles, à jouer de la trompette et à traîner dans les rues de New York avec ses amis Dennis et Tom. Hugh tente de faire carrière comme chanteur de jazz. Lelia rêve de devenir écrivain. Deux frères et une soeur qui vivent sous le même toit et tentent de se faire une place dans la sphère artistique new-yorkaise.
Critique : Manchester by the sea
Kenneth Lonergan est un cinéaste au parcours pour le moins atypique. Auteur de 3 films en 16 ans, il est surtout connu des cinéphiles pour les déboires que son superbe Margaret a connus. Tourné en 2005, sorti aux Etats Unis en 2011, sa douloureuse gestation aurait sans doute de quoi occasionner un documentaire passionnant. Également dramaturge ayant écrit plusieurs pièces renommées, il revient donc au cinéma avec ce film qui, depuis sa présentation au festival de Sundance début 2016, ne cesse de faire parler de lui comme d’un sérieux challenger pour les Oscars. Si ce type de « buzz » n’est évidemment pas un gage de qualité, la personnalité de son auteur, pratiquant un cinéma éloigné des tics du cinéma indépendant américain contemporain, fait ici toute la différence …
Hugo Cabret
Martin Scorsese est, comme qui dirait, incontournable lorsqu'il s'agit de cinéma. Parmi les plus grands, il a déjà prouvé son talent à maintes reprises, nous faisant partager d'excellents moments de cinéma, que ce soit dans une salle ou dans son salon.
Critique : L’Ange ivre / Chien enragé
Souvent cité pour ses films de sabres japonais, Kurosawa aura pourtant marqué le début de sa collaboration légendaire avec Mifune au détour du film noir. Libéré des contraintes étatiques et de la censure gouvernementale, le polar servira d’écrin à la frontalité de son discours servi par le jeu naturel d’un Mifune transcendant d’authenticité.
Critique Express : La petite
Un film, qui aborde de façon honnête un sujet, la GPA, que le cinéma n'a que très rarement traité.
Étrange Festival 2016 : Le Profond désir des dieux
Cette année, en sus des nombreux cycles parallèles, L’Étrange Festival 2016 a décidé de consacrer une mini-rétrospective à Shohei Imamura. Destiné à mettre en lumière une poignée de film de l’auteur de Cochons et Cuirassés, ce cycle propose 7 longs-métrages au total. Ainsi, il est possible de (re)découvrir sur grand écran quelques titres qui, pendant longtemps, furent inédits dans nos contrées francophones avant leurs disponibilités, via Elephant Films, sur support dvd /blu-ray. En dépit de la qualité médiocre de certaines projections (format dvd/blu-ray), le visionnage de cette œuvre dense et protéiforme fut une épiphanie, en particulier Le Profond Désir des Dieux, ce dernier étant, par ailleurs, le premier film en couleur du réalisateur de l’Anguille. A l’instar de nombreux cinéastes issus de la nouvelle-vague japonaise, Imamura traite d’une thématique souvent évoquée dans le corpus de films liés à la modernité cinématographique japonaise : à savoir le tiraillement d’un pays déchiré entre tradition sociétale et modernité économique. Sujet maintes fois rebattu certes, mais toujours aussi passionnant lorsqu’il est entre les mains de cinéastes aussi talentueux que Shohei Imamura, Kiju Yoshida, Nagisa Oshima, Ko Nakahira…
Critique : Norte, la fin de l’histoire
Dans la filmographie de Lav Diaz, "Norte, la fin de l'histoire" est un film court : il ne dure que 4 heures et 10 minutes ! 250 minutes de grand cinéma, 250 minutes de pur régal, un film que tout cinéphile se doit d'avoir vu.



















