Cécile est morte

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Cécile est morte, photo du film

Cécile est morte, l'affiche du film

France : 1944
Titre original : Cécile est morte
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : Inconnue
Durée : 1h30
Genre : Drame
Date de sortie : 8 mars 1944

Globale : [rating:1][five-star-rating]

Avant dernier film de Maurice Tourneur et également avant dernier film produit par la Continental, société de production française financée par des capitaux allemands durant l’Occupation. « Cécile est morte » prend place dans la série des Maigret qui émaille l’histoire du cinéma.

Synopsis : Cécile, une jeune fille qui se rend plusieurs fois de suite dans les bureaux de la Police Judiciaire pour se plaindre de visites nocturnes dans l’appartement qu’elle occupe avec sa tante, n’est guère prise au sérieux par la police, jusqu’au jour où elle est retrouvée assassinée.

Cécile est morte, photo du film

Un cinéaste prolixe et aujourd’hui méconnu

Maurice Tourneur alterna une 1ère carrière française, une carrière américaine, un film en Allemagne (le tout au temps du muet) avant de revenir en France dès 1930.

La majorité de ses films muets a disparu et il n’en reste plus que les commentaires, élogieux, retrouvés par les historiens du cinéma.

On peut mieux juger par contre de sa période parlante avec particulièrement l’excellent « Volpone » de 1941.

Au cours de sa carrière il a touché à de nombreux genres : historique, fantastique, comédie et policier comme ici.

Cécile est morte, photo du film

Un film à la croisée des genres

Il arrive d’ailleurs à surprendre le spectateur en traitant l’ intrigue sur un mode mi-comique, mi -dramatique tout en maintenant cependant un réel suspens (3 meurtres quand même ! – certes reliés les uns aux autres par les liens familiaux mais dont le mobile n’est révélé qu’à la toute fin).

Tout ne paraît guère plausible, de la découverte fortuite du premier crime à la recherche des révélations cachées de la seconde victime par le commissaire accompagné du principal suspect et d’un gérant de maison close…. Mais c’est globalement sauvé par une jolie brochette de seconds rôles (Gabriello en équipier de Maigret au débit de paroles incompréhensible, Luce Fabiole en réjouissante concierge, Germaine Kerjean en vieille avare tyrannique, Charles Blavette en représentant de commerce ….).

Avec un Maigret atypique

Personnage largement mis en scène sur les écrans, Maigret a pris au cours des ans les visages notamment de Pierre Renoir, Harry Baur, Charles Laughton, Gino Cervi, Jean Gabin, Jean Richard, Bruno Crémer.

C’est ici le 2ème Maigret – de la série de 3 – interprété par Albert Préjean, quasiment tout juste sorti de ses rôle de jeune premier.

Il y campe un Maigret assez éloigné de l’image que peut en avoir le lecteur de Simenon et le spectateur des nombreuses adaptations à l’écran.

Encore jeune, un brin séducteur, sportif, Maigret n’hésite pas à brocarder ses collègues, à rejeter les avances d’une gamine aguicheuse ou à enfourcher un tandem à la poursuite des criminels. Vif, parfois enjoué le commissaire en est presque à signer des autographes …..

Résumé

 Au final donc un Maigret assez étonnant qui n’est peut-être pas vraiment le Maigret auquel nous sommes habitués mais qui donne au film une originalité sympathique.

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