Critique Express : Chronique des années de braise
"Chronique des années de braise" est une somptueuse fresque de près de 3 heures, mélange assumé de conte à caractère intimiste avec le côté parfois un peu naïf que cela peut impliquer et de film à grand spectacle digne des plus grandes productions américaines ou soviétiques.
Albi 2017 : La Douleur
Marguerite Duras, rien qu'à l'évocation de ce nom, les uns fuient et les autres s'extasient. Ce monument de la culture française n'est certainement pas fait pour tout le monde, grâce ou plutôt à cause de son exigence littéraire et de son style de vie, qui aurait de quoi faire rouspéter de nos jours, où le tabagisme et sa représentation au cinéma font débat de façon plus ou moins sensée.
Critique : Oppenheimer
Petit à petit, nous perdons espoir de voir un jour Christopher Nolan nous gratifier d'un chef-d'œuvre dont la subtilité de l'expression cinématographique serait à la hauteur de son ambition considérable. Car si nous reconnaissons volontiers une certaine maestria dans ses films, tôt ou tard, ce bel édifice tangue sous le style constamment pompeux du réalisateur.
Critique : American Sniper
Alors qu'on pensait finie la vague de films post 11 septembre, Clint Eastwood s'attaque à nouveau au sujet à travers le parcours du «plus grand sniper de l'histoire (américaine)». Entendez par-là, le plus efficace.
Critique : La Loi du marché (2ème avis)
Difficile d'écrire sur le dernier film de Stéphane Brizé sans évoquer la performance de l'acteur principal, Vincent Lindon, tout juste auréolée d'un prix d'interprétation à Cannes 2015. Car La Loi du Marché repose intégralement sur lui, ce dernier imposant son rythme et sa scansion. Seul acteur professionnel de l'équipe, Lindon s'est admirablement fondu dans son rôle au point d'effectuer des stages d'agent de sécurité pour les besoins du rôle.
Critique : Halte
Cette année, "Halte", le dernier film de Lav Diaz, faisait partie de la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes et, malgré sa longueur, un distributeur courageux a décidé de le sortir en salles. Espérons le même courage de la part de nombreux programmateurs. Espérons aussi que nombreux soient les spectateurs pour aller vérifier par eux-mêmes l'exceptionnelle qualité de ce réalisateur. Après tout, Halte ne dure que 4 h 39 !
Critique : Balada Triste
Décrit comme le film le plus original de la décennie selon le journal espagnol El Pais, Balada Triste est plutôt comme l'un des films les plus originaux de l'Histoire du Cinéma ! Une histoire poético-trash - oui, on invente toujours des mots...
Critique : Le Quartier du corbeau
Après un premier long-métrage largement improvisé (Le Péché suédois), Bo Widerberg réalise le film qui lui valut l'Oscar du Meilleur film en langue étrangère en 1965 et que les critiques citent encore comme l'un des meilleurs du cinéma suédois, Le Quartier du corbeau. Un an avant Amour 65, le jeune cinéaste se mettait déjà presque en scène, à travers la figure d'un jeune homme issu de la même ville ouvrière que lui (Malmö) et qui, dans les 1930, se rêve en écrivain.
Étrange Festival 2016 : Le Profond désir des dieux
Cette année, en sus des nombreux cycles parallèles, L’Étrange Festival 2016 a décidé de consacrer une mini-rétrospective à Shohei Imamura. Destiné à mettre en lumière une poignée de film de l’auteur de Cochons et Cuirassés, ce cycle propose 7 longs-métrages au total. Ainsi, il est possible de (re)découvrir sur grand écran quelques titres qui, pendant longtemps, furent inédits dans nos contrées francophones avant leurs disponibilités, via Elephant Films, sur support dvd /blu-ray. En dépit de la qualité médiocre de certaines projections (format dvd/blu-ray), le visionnage de cette œuvre dense et protéiforme fut une épiphanie, en particulier Le Profond Désir des Dieux, ce dernier étant, par ailleurs, le premier film en couleur du réalisateur de l’Anguille. A l’instar de nombreux cinéastes issus de la nouvelle-vague japonaise, Imamura traite d’une thématique souvent évoquée dans le corpus de films liés à la modernité cinématographique japonaise : à savoir le tiraillement d’un pays déchiré entre tradition sociétale et modernité économique. Sujet maintes fois rebattu certes, mais toujours aussi passionnant lorsqu’il est entre les mains de cinéastes aussi talentueux que Shohei Imamura, Kiju Yoshida, Nagisa Oshima, Ko Nakahira…
Critique Express : Le serment de Pamfir
"Pamfir" a pour utilité de donner un éclairage intéressant sur la vie, avant l'agression russe de ce début d'année. dans une région d'Ukraine dont on parle peu.
Critique : Après la guerre
La construction du film et sa mise en scène ne permettent pas à "Après la guerre" d'être à la hauteur de notre espérance : celle de retrouver la force du cinéma politique italien des années 60 et 70.
Biarritz 2020 : La Fortaleza
Pour le jeune réalisateur vénézuélien Jorge Thielen Armand, le cinéma paraît être avant tout une histoire de famille. Après avoir tourné en 2016 son premier long-métrage La soledad – à ne pas confondre avec le film espagnol du même nom de Jaime Rosales – dans la maison familiale, son deuxième, présenté en compétition au Festival de Biarritz, pousse l'identification avec l'histoire personnelle des Thielen encore plus loin.



















