Berlinale 2018 : Grass

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Nous ne faisons que colporter une évidence en affirmant que Hong Sang-soo tourne beaucoup, jusqu'à l'excès même. Sa renommée lui permet d'être invité par tous les grands festivals, qui s'arrachent presque ses films, programmés dans des sélections plus ou moins adaptées, comme dans le cas présent le Forum du Festival de Berlin, une partie initialement dédiée au « jeune » cinéma, prêt à l'aventure et à l'exploration de nouvelles formes filmiques.

Critique : Nos héros sont morts ce soir

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France, début des années 60. Simon, catcheur, porte le masque blanc, sur le ring il est « Le Spectre ». Il propose à son ami Victor, de retour de la guerre, d’être son adversaire au masque noir : « L'Équarrisseur de Belleville ». Mais pour Victor, encore fragile, le rôle paraît bientôt trop lourd à porter : pour une fois dans sa vie, il aimerait être dans la peau de celui qu'on applaudit. Simon suggère alors à son ami d'échanger les masques. Mais on ne trompe pas ce milieu là impunément…
Il était une fois un meurtre

Il était une fois un meurtre

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Il était une fois un meurtre est le second film du suisse Baran Bo Odar, après un premier long-métrage réussi : Sous le soleil. Le réalisateur frappe fort en 2011 avec ce nouveau film qui traite de la pédophilie, lui-même étant fasciné par la part sombre qui dort au fond de chaque homme et le moment fatidique où ils succombent à l'interdit.
Photos de On the Ice de Andrew Okpeaha MacLean

On the ice

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Ce premier film inuit réussit le subtil mélange du polar et du film social en fusionnant une histoire très classique de meurtre et un décor de banquise où le blanc n’a rien de paradisiaque. Joli coup !

Critique : Nymphomaniac – Volume 2

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La folle et poétique histoire du parcours érotique d'une femme, de sa naissance jusqu'à l'âge de 50 ans, racontée par le personnage principal, Joe, qui s'est auto-diagnostiquée nymphomane. Par une froide soirée d’hiver, le vieux et charmant célibataire Seligman découvre Joe dans une ruelle, rouée de coups. Après l'avoir ramenée chez lui, il soigne ses blessures et l’interroge sur sa vie. Seligman écoute intensément Joe lui raconter en huit chapitres successifs le récit de sa vie aux multiples ramifications et facettes, riche en associations et en incidents de parcours.

Cannes 2017 : Une Femme Douce

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Le cinéaste Sergey Loznitsa (My Joy, Dans la brume) débarque sur la croisette pour présenter Une Femme Douce, le portrait terrifiant d’une Russie où l’horreur s’est infiltrée dans les moindres facettes de la vie quotidienne.

Critique Express : Black dog (Deuxième avis)

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"Black dog", lauréat à Cannes du Prix Un Certain Regard 2024, est un film qui se voit sans ennui, voire même avec un certain plaisir, mais on aurait quand même aimé que le scénario soit mieux travaillé et ne parte pas dans tous les sens, au point, très souvent, trop souvent, de désorienter les spectateurs.

Critique : La Terre et l’Ombre

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Récompensé de la caméra d'or au dernier festival de Cannes où il fur présenté dans le cadre de la Semaine de la Critique, La tierra y la sombra est un peu le stéréotype du «film d'auteur d'Amérique Latine». Ou le pire cauchemar de critiques qui n'aurait comme moi pas aimé le film, le voyant dans ce qui j'imagine être la routine d'un festival : corps et esprit fatigués, redoutant ce qu'on pourrait naïvement (?) qualifier de typique «film d'auteur chiant».

Critique : Amours larcins et autres complications

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Est-ce qu’il fait bon vivre dans les territoires palestiniens ? Puisque nous disposons principalement des informations émises par les médias occidentaux, potentiellement partiaux, nous préférons ne pas nous prononcer sur ce sujet épineux.

Critique Express : How to have sex

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"How to have sex", grâce au beau personnage qu'est Tara, grâce au talent de Mia McKenna-Bruce, son interprète, et malgré ses excès et ses maladresses, s'avère au final "moins pire que si c'était pire". 

Une bouteille à la mer

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Valérie Zénatti a vécu plusieurs années en Israël et a adapté ici avec Thierry Binisti un de ses romans tiré donc d'une expérience vécue. Ils ont partagé tous deux le désir commun de rendre la complexité d'un pays tout à la fois en guerre et vivant "normalement", d'un pays où les émotions s'expriment dans un interminable conflit. Le tout avec un parti pris narratif concentré sur les deux personnages principaux liés par une relation épistolaire virtuelle; internet étant désormais incontournable dans la vie des hommes et dans la vie du monde.

Critique : A Ghost Story

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Le cinéaste retrouve le duo Rooney Mara – Casey Affleck après Les Amants du Texas, pour une sorte de rêverie atmosphérique et quasiment dénuée de dialogues, se servant d’un argument poétique pour servir un propos sur la mort, le temps qui passe, et tout un tas de considérations philosophiques pouvant parler à tout un chacun. Mais est-ce que cela est suffisant pour faire un grand film ? Réponse dans les lignes qui suivent.

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Critique : 28 ans plus tard Le Temple des morts

Dans la vie, tout est cyclique : les saisons, les épidémies et les modes. Au cinéma, ces dernières ont d’abord tendance à s’emballer, avant de perdre tôt ou tard de leur vigueur et d’intérêt. Face à ce quatrième opus de l’univers créé au début du siècle par 28 jours plus tard de Danny Boyle, on ne sait pas exactement où on en est.

Test Blu-ray : Le Sadique à la Tronçonneuse

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Le Sadique à la tronçonneuse avance dans la mémoire collective comme un étudiant distrait qui aurait confondu son amphi avec un dojo de kung-fu, ce qui tombe bien puisque le film de Juan Piquer Simón adore ce genre de glissades absurdes.

Critique : La reconquista

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Petit à petit, Jonás Trueba s’est fait un nom en tant que valeur sûre du cinéma espagnol contemporain. Ses trois films de fiction et un documentaire sortis en France depuis le début des années 2020 sont là pour le prouver.

Critique Express : A pied d’œuvre (Deuxième avis)

La pauvreté est-il le prix à payer pour être libre ?

Test Blu-ray : Flaming Brothers

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Flaming Brothers surgit dans le cinéma hongkongais comme un fantôme parfumé à la poudre, glissant entre les ruelles de Macao avec l’élégance d’un danseur qui aurait appris le tango en lisant un manuel de self-défense.