Sarlat 2024 : Je suis toujours là
Comme tous les pays latinoaméricains ou presque, le Brésil a dû passer par une dictature militaire à un moment assez récent de sa longue histoire mouvementée. Ce fut pendant plus de vingt ans, entre 1964 et 1985. Une période qui a certainement laissé des traces, mais qui aura également permis aux Brésiliens contemporains d'être particulièrement attachés aux bienfaits de leur jeune démocratie.
A la Merveille
La France, Paris, le Mont-Saint-Michel… Neil (Ben Affleck) et Marina (Olga Kurylenko) partagent un amour passionné dans les lieux idylliques qu’ils parcourent, hors du temps, mais le retour à la réalité est bien morne et froid. Après que tous deux et la fille de Marina s’installent chez Neil, en Oklahoma, l’isolement grandit à mesure que la flamme s’éteint. Le soutien qu’elle cherche auprès du père Quintana (Javier Bardem), prêtre de la petite communauté, lui-même en proie au doute et à la solitude, ne l’aide pas à surmonter le quotidien. Elle décide finalement de retourner en France, mais elle n’est plus que l’ombre d’elle-même ; pendant ce temps-là, Neil vit une romance avec une amie d’enfance, Jane, mais quand Marina revient, il retourne dans ses bras, l’un voyant en l’autre l’amour absolu.
Critique Express : El profesor
Pour "El profesor", film sur une lutte pour le pouvoir au sein d'une université, les réalisateurs ont choisi le genre de la comédie et, pour être plus précis, la comédie grinçante.
Critique : Les feuilles mortes
Dans la période bien noire que nous traversons, on a vraiment besoin de réalisateurs comme Aki Kaurismäki, de son humanisme, de son humour.
Critique : 11 fois Fátima
Au fil des minutes, on montre de plus en plus d'intérêt pour ce que vivent ces 11 femmes confrontées à la dureté d'un pèlerinage et pour l'évolution de leurs relations qui en découle.
Bergamo Film Meeting 2018 : La Loi du marché (Troisième avis)
Le cinéma français contemporain n'a pas vraiment de porte-parole national de la conscience sociale, comme peut l'être Ken Loach du côté du cinéma britannique. Ce qui ne veut pas dire que des thématiques à forte valeur d'engagement soient totalement absentes des écrans, bien au contraire.
Critique : Sorry we missed you
Alors qu'il y a 3 ans, il avait annoncé que" Moi, Daniel Blake" était son dernier film, on n'est pas vraiment surpris de voir Ken Loach repartir au combat pour fustiger l'"ubérisation" de la société.
Critique : Deux Rémi, deux
1h06, c’est le court temps dont use Pierre Léon pour explorer l’altérité de soi à travers Deux Rémi, deux, son sixième long métrage. Deux Rémi, deux nous présente Rémi, trentenaire passif et peu capable de se mettre en valeur. Il habite avec son frère et, principal fait d’arme, fréquente la fille de son patron. Un matin, Rémi rencontre Rémi, prenant son petit déjeuner attablé chez lui. Rémi semble en tout point identique à Rémi à ceci près que son comportement plus dominant lui permet toujours d’avoir l’initiative. Ce nouveau Rémi encombre alors rapidement le premier, cherchant à mener la même vie que lui, que ce soit auprès de son patron, dont il obtient aisément les faveurs, ou de sa compagne.
Critique : Mercenaire
Ecrire que le rugby est un sport rudement physique relève de l’évidence. Dans cette discipline, élevée au rang de fierté nationale aux côtés du foot, les joueurs s’affrontent dans des combats musclés, à l’ancienne et donc sans les protections de mise dans l’équivalent américain. Or, ces corps qui s’entrechoquent violemment dans la boue ne sont guère prisés par le cinéma, peut-être refroidi par les différentes phases de jeu qui imposent sur le terrain une certaine immobilité paradoxale.
Critique : The wasteland
"The wasteland" confirme que Ahmad Bahrami est un très grand réalisateur dont les choix esthétiques et les choix de mise en scène permettent de porter à un très haut niveau de cinéma des histoires au contenu plutôt banal.
Critique Express : L’air de la mer rend libre
Dans ce qui est son 6ème long métrage, le réalisateur franco-algérien Nadir Moknèche continue à creuser le sillon commun à tous ses films, le combat contre les clichés et les a-priori.
Critique : Le Ruban blanc
Personne ne sait mieux évoquer le malaise inhérent à la condition humaine que Michael Haneke. Le genre de nihilisme qu’il pratique de film en film et sans le moindre état d’âme vous glace le sang, mais il fait simultanément preuve d’une grande lucidité, voire de la sagesse désabusée propre à l’homme qui ne se fait plus d’illusions sur la bonté et l’altruisme de ses semblables.


















