Test DVD : Blow Out
Un preneur de son pour le cinéma enregistre ce qui pourrait être la preuve d’un assassinat perpétré contre le candidat le plus sérieux à la présidentielle américaine
La Roche-sur-Yon 2017 : Tous les rêves du monde
Des Portugais, il y en a beaucoup en France. Cette phrase peut sonner étrange, voire discriminatoire, elle n'est pas pour autant moins vraie. Parmi les communautés d'immigrés, ils forment une sorte de majorité silencieuse, parfaitement bien intégrée, à tel point qu'on n'en entend jamais parler. Pour remédier à cet oubli, tout à fait en phase avec l'état d'esprit collectif des Portugais en France qui se font discrets en toute circonstance, la réalisatrice Laurence Ferreira Barbosa, elle-même une descendante lointaine du peuple lusophone du côté de son grand-père paternel, a tourné Tous les rêves du monde.
Critique : A peine j’ouvre les yeux
On se sent gêné de ne pas pleinement adhérer au premier long métrage d'une jeune réalisatrice tunisienne, d'autant plus que le sujet choisi était plein d'intérêt. On aurait souhaité se passionner davantage pour le sort de Farah, on aurait aimé se révolter à ses côtés, on aurait dû être ému, mais la maladresse de la réalisation, combinée à celle du scénario, rend vite le spectateur presque indifférent à ce qui se passe sur l’écran.
Critique : Kasaba
C'est à une chronique familiale que nous convie Nuri Bilge Ceylan dans ce qui est le premier long métrage qu'il ait réalisé. Le scénario de ce film est adapté d'une histoire écrite par Emine Ceylan, la sœur ainée du cinéaste, laquelle s'était inspirée de leur enfance commune.
Critique : Un homme charmant
Le cinéma latino-américain a le don de parler d’un malaise profond de la façon la plus conciliante imaginable. A en juger par l’échantillon qui parvient jusque sur les écrans français, des craintes enfouies sous-tendent une civilisation qui n’est en fin de compte pas si différente de la nôtre.
Critique : Jeune femme
Lauréat de la Caméra d'or attribué au Meilleur Premier Film au dernier Festival de Cannes, Jeune femme est en effet le signe prometteur d'une personnalité forte de cinéma en la personne de la réalisatrice Léonor Serraille. Il s'agit surtout d'un portrait de femme à fleur de peau, chaotique voire parfois hystérique, précaire et en même temps touchant dans son attachement indéfectible au personnage principal : une paumée de la vie, qui résiste vaillamment à la conformité, jusqu'à nous subjuguer presque complètement.
Critique Express : Le salon de musique
C'est dans une version restaurée qu'on retrouve en 2023 ce grand classique du cinéma, considéré par beaucoup comme étant le chef d'œuvre d'un des plus grands réalisateurs du cinéma mondial.
Cannes 2014 : Foxcatcher
C’est une grande première pour le réalisateur américain Benett Miller de se retrouver en compétition au Festival de Cannes. Le réalisateur est pourtant un habitué des récompenses avec notamment ses deux biopics Le Stratège et Truman Capote.
Critique : Les Deux amis
Le premier film est toujours le plus personnel, celui qui révèle le plus cruellement les aspirations et les limitations du réalisateur débutant. Il est en quelque sorte le reflet de l’âme de son créateur, qui nous donne envie soit d’en apprendre davantage sur lui ou elle, soit de fuir ce nouveau monde filmique qui ne nous apporte rien.
Cinélatino 2018 : Temporada de caza
La révolte adolescente apprivoisée par la nature sauvage de Patagonie, c'est ainsi que l'on pourrait résumer, un peu sommairement, soit, l'intrigue de ce film argentin, sélectionné en compétition au Festival Cinélatino à Toulouse. Temporada de caza n'interpelle donc pas forcément par l'originalité de son sujet. Le premier long-métrage de la réalisatrice Natalia Garagiola s'impose par contre grâce à son humanité sans fard, directe et peu conciliante.
Critique : Brooklyn village
Par la thématique de ses deux films précédents, Keep the lights on et Love is strange, on aurait pu croire que le réalisateur Ira Sachs devienne le porte-parole d’un certain courant homosexuel du cinéma indépendant américain. En dépit d’une suggestion très discrète en ce sens dans son nouveau film, Brooklyn village rectifie cette impression partiellement trompeuse pour mieux asseoir le savoir-faire de Sachs dans un domaine assez différent : les petits tracas de la vie quotidienne, vécus par des gens ordinaires qui tentent en toute humilité de joindre les deux bouts, à la fois financièrement et affectivement.
Winter Sleep : le test DVD
Par rapport à la vision en salle de cinéma, le DVD présente un avantage : en salle, on regrettait parfois de ne pas pouvoir revenir en arrière pour mieux s'imprégner des dialogues particulièrement riches et profonds. Chez soi, avec le DVD ou le Blu-Ray, on peut ! Un film à voir et à revoir.



















