Critique : The Walk Rêver plus haut
Les rêves les plus beaux et les plus fous ne sont pas forcément américains. Car même si l’aventure incroyable du funambule Philippe Petit est étroitement liée au goût pour la démesure qui prévaut aux Etats-Unis, la nature française de ce forcené se manifeste autrement qu’à travers l’accent bancal que Joseph Gordon-Levitt emploie pour l’incarner.
Cannes 2014 : Bird People
Près de huit ans déjà après Lady Chatterley, César du meilleur film en 2007, Pascale Ferran revient avec un long-métrage d'une grande originalité dont il est préférable d'en savoir le moins possible pour l'apprécier à sa juste valeur.
Je voyage seule
Margherita Buy voyage de palace en place autour du monde. Elle n’est pourtant pas une touriste qui vit de ses rentes mais une professionnelle de l’analyse de l’accueil des clients. Portrait d’une femme libre qui va se confronter à sa solitude et peut-être trouver l’amour…
Critique Express : Je temble ô Matador
"Je tremble ô Matador" est l'adaptation très libre du roman homonyme écrit en 2001 par Pedro Lemebel, un auteur et artiste plasticien chilien jouissant d'une grande réputation dans toute l'Amérique du Sud et qui, toute sa vie durant, s'est attaché à défendre la cause de la communauté LGBT, une communauté dont il faisait lui-même partie.
Critique : La maison à la tourelle
Hiver 1944. Une mère et son fils de huit ans traversent l’Union Soviétique à bord d’un train pour rejoindre leur famille. Au cours du voyage, la mère tombe gravement malade et doit être hospitalisée d’urgence. L’enfant se retrouve alors livré à lui-même dans une ville inconnue et rapidement confronté au règne de la misère et l’indifférence.
Oslo, 31 août
Fin du mois d’août : c’est déjà la fin de l’été en Norvège. Anders, qui vient d’effectuer une cure de désintoxication, est autorisé pour la première fois à quitter le centre de soins pendant plusieurs heures. L’occasion pour lui de renouer avec ses amis, avec sa famille, avec ses amours, avec son passé d’étudiant en littérature. Durant les cinq années qu’a duré sa dépendance, tout a changé et il n’est pas certain d’avoir la force, voire même le désir, d’accrocher le wagon vers un nouveau départ.
Les Arcs 2017 : The Charmer
Le thème à la mode des réfugiés, presque encore plus présent sur le grand écran que dans les actualités télévisées, est traité sous un angle passablement original dans ce premier film danois, présenté en compétition au Festival des Arcs. Il y est certes question de la précarité étouffante, virant parfois au misérabilisme, qui pèse sur le quotidien de ces hommes et de ces femmes, qui tentent par tous les moyens d'atteindre la terre promise européenne et d'y rester.
Playoff
1982. Entraîneur de basket israélien d'origine allemande, Max Stoller s'est imposé comme une véritable légende dans son pays. Toujours en quête de nouveaux défis, il accepte de prendre en charge l'équipe nationale d'Allemagne de l'Ouest pour l'amener au championnat du monde. Or, Max doit non seulement entraîner des joueurs démotivés, mais il lui faut aussi faire face aux attaques de la presse israélienne qui le considère comme un traitre. Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre sa mission, sans doute parce qu'il est venu là pour autre chose: repartir sur les traces de son enfance brisée par la guerre, un jour de 1943.
Critique : Par amour
Que peut-on faire par amour et jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? Voilà la question que tout un chacun se pose un jour ou l’autre dans sa vie, et que Giuseppe M. Gaudino met à l’honneur dans son film. Intitulé Per amor vostro traduit en français par Par amour, ce film franco-italien, fut le 4e film italien présenté à la Mostra de Venise ? après L’Attesta de Pietro Messina, Sangue del mio sangue de Marco Bellocchio et A Bigger Splash de Luca Guadagnino. Vingt ans après son unique long métrage Giro di lune tra terra e mare, ce documentariste nous offre un nouveau long métrage au scénario prometteur.
Critique : le lendemain
Dans ses meilleurs moments, "Le Lendemain" arrive à faire penser à certaines œuvres de Haneke, celles de ses débuts autrichiens
Critique : La fille de son père
Après la très grande réussite qu'était "Perdrix", Erwan Le Duc est parvenu haut la main à ne pas nous décevoir en signant avec "La fille de son père" un deuxième long métrage conservant les qualités de drôlerie et de poésie du premier tout en élargissant sa palette vers davantage de profondeur et d'émotion.
Une Seconde Femme
Après un moyen métrage (« Papa ») sorti en 2011 (inédit en France), Umut Dağ, qui a étudié à la Filmakademie de Vienne l’écriture scénaristique et la réalisation (avec notamment Michael Haneke), signe ici un premier « long », dont la trame revient sur les relations familiales (scénario coécrit par le cinéaste avec son ancienne condisciple Petra Ladinigg). Ce « Kuma », le titre original, signifie en turc « concubine », qui aurait été sans doute préférable au « Une Seconde Femme » choisi pour la distribution hexagonale. On y reviendra…



















