Critique : Le Grand musée
Des musées d’art, il doit en exister des centaines, voire des milliers en Europe. Et une dizaine d’entre eux fait toute la fierté et tout le prestige culturel de ses pays respectifs. Face à cette multitude de lieux d’exposition, classiques ou modernes, nous sommes étonnés de constater qu’il n’y a apparemment qu’une seule et unique façon de refléter cette activité de conservation des œuvres dans des termes filmiques. Car, la proximité des dates de sortie françaises aidant, ce documentaire autrichien nous rappelle en de nombreux points National gallery dans lequel Frederick Wiseman avait exploré l’équivalent londonien du musée à Vienne. Puisque ces deux films ont été conçus et présentés presque en même temps, cette similitude ne relève point d’un vil copiage. Elle nous invite plutôt à nous interroger sur une drôle de coïncidence. Cette dernière en dit plus long sur la façon contemporaine d’aborder l’univers des musées que ne l’aurait fait chacun de ces documentaires pris séparément.
Revu sur MUBI : Ennemis intimes (Werner Herzog)
Dans le processus créatif, il faut toujours une certaine dose de tension conflictuelle. Car rien ne s'oppose plus au dépassement de soi artistique qu'une ambiance gentiment harmonieuse. Cela vaut surtout pour un contexte de travail aussi collectif qu'un plateau de cinéma.
Critique : L’enfance d’un maître
Il n'est pas fréquent de pouvoir "rencontrer" sur une période de 25 ans un jeune homme chargé du poids d'avoir été désigné dès sa naissance comme étant la réincarnation d'un lama bouddhiste et maître de méditation de grande réputation.
La Roche-sur-Yon 2016 : Brothers of the Night
La précarité, à la fois matérielle et affective, devient-elle plus soutenable lorsqu’on l’emballe dans une esthétique sublime ? Et le documentaire ne bascule-t-il pas du côté de la fiction, dès que les moindres faits et gestes sont soumis à une mise en scène méticuleusement travaillée ? La première incursion de Patric Chiha dans le registre du documentaire suscite chez nous ce type d’interrogation ou, autrement dit, un dilemme entre la forme et le fond, qui relèvent pourtant tous les deux d’une approche visiblement viscérale de la part du réalisateur.
Critique : Fahrenheit 11/9
Comment en est-on arrivé à l'élection de Donald Trump ? C'est, avec beaucoup d'autres choses, ce que Fahrenheit 11/9 s'efforce de nous expliquer. De façon un peu brouillonne tout en étant passionnante.
Critique : Dancing in Jaffa
La danse de salon est un univers qui n'est sans doute familier qu'à une poignée de cinéphiles. Autant dire qu'un documentaire s'intéressant à cet univers n'est pas a priori susceptible de passionner un nombre important d'habitués des salles obscures. Sauf si ce documentaire est réalisé par une documentariste israélienne qui va suivre le travail d'un natif de Jaffa devenu champion du monde de danse de salon et qui va passer plusieurs semaines dans sa ville natale à essayer de faire danser ensemble des enfants palestiniens et israéliens.
Critique Express : Les premiers jours
Petit à petit, le charme opère et, in fine, on n'est pas totalement surpris de voir apparaître le nom de Jacques Tati parmi les personnes remerciées dans le générique de fin.
Critique : Hiding Saddam Hussein
Présenté en tant que documentaire, "Hiding Saddam Hussein" est en fait un docu-fiction plein de suspens mais ... dont on connait la fin.
Critique Express : La mine du diable
Documentaire scénarisé, "La mine du diable" est un nouveau fleuron du réalisme magique propre à un certain cinéma sud-américain.
Critique Express : La campagne de France
Le choix d'une équipe municipale, le choix d'un maire, dans un bourg de 1000 habitants, ce ne sont pas des événements politiques majeurs à l'échelon national, d'autant plus que la plupart du temps, dans ces villages, les listes se présentent comme étant apolitiques, mais, malgré la perte régulière des pouvoirs accordés aux maires au profit des communautés de communes, une perte dont sont bien conscients les 3 têtes de liste, c'est toujours un épisode de la vie démocratique de notre pays.
Critique : J’ai aimé vivre là
Pour un documentariste, il y a plusieurs façons de faire le portrait d'une ville, de nous raconter son passé et son présent. Pour le portrait de Cergy, Régis Sauder a choisi le rêve éveillé, la poésie, l'utopie devenue réalité. On lui dit merci !
Critique : Sur la route de compostelle
On ne peut manquer d'être surpris de l'absence presque totale d'un quelconque objectif de type religieux dans ce film dans lequel il n'est question que de dépassement physique ou de la recherche d'un sens à donner ou à redonner à sa vie


















