Test Blu-ray : Immaculée
Immaculée suit les rails bien balisés du cinéma d'horreur indépendant : l'idée ici n'est certes pas de créer des concepts nouveaux ou d'explorer des territoires vierges, mais simplement de créer un bon divertissement évoluant dans le monde de la Nunsploitation 2.0
Test Blu-ray : Peppermint
Pierre Morel est un des plus célèbres cinéastes français ayant réussi à faire son trou à l'international dans le petit monde du cinéma d'action. Ainsi, on le compare régulièrement à Jean-François Richet, Louis Leterrier, Florent Emilio Siri, Fabrice du Welz, Xavier Gens ou encore Jan Kounen. Mais à vrai dire, Morel possède tout de même un petit « truc en plus » qui le différencie de ses confrères : déjà, on pourra remarquer qu'il n'a pour le moment jamais dévié de sa trajectoire, restant à ce jour véritablement cramponné au cinéma de genre. Mais ce qui attire sur lui une immédiate sympathie est finalement, et de façon assez paradoxale, assez éloigné de son œuvre en tant que metteur en scène, et trouve en vérité sa place dans une des péripéties ayant animé, il y a un peu moins de dix ans, sa carrière de cinéaste. En effet, la plupart des cinéphiles éprouvent à son encontre un attachement particulier parce que Pierre Morel est un des seuls cinéastes issus de ce qu'on appellera « l'écurie Besson » à s'être, de façon frontale et définitive, opposé au diktat à la vision artistique de Luc Besson, ce qui a provoqué entre les deux hommes une brouille franche et définitive. Par conséquent, Pierre Morel est donc « LE » cinéaste qui a envoyé chier sévère le mogul du cinéma français ; et au lieu d'en ressortir brisé et de pointer derechef au Pôle Emploi le plus proche de chez lui, Morel a bel et bien réussi à s'imposer aux États-Unis de façon durable. On applaudit donc l'exploit des deux mains.
Test DVD : Good boys
Avec 124.000 entrées enregistrées sur un parc de 204 salles, Good boys n’a pas rencontré le même succès en France qu’outre-Atlantique, où le film de a cumulé plus de 84 millions de dollars de recettes « domestiques » l’été dernier. Il faut avouer également que l’époque où la comédie trash made in U.S.A. réunissait des millions de français dans les salles semble bel et bien révolue – si on comptait 3,4 millions de spectateurs pour American pie 2 en 2001, vingt ans plus tard, les ados de l’hexagone semblent dorénavant d’avantage se tourner vers les productions françaises, qui ont su prouver avec les années qu’elles pouvaient faire tout aussi trash que leurs modèles américains.
Test Blu-ray : Gemini man
Réforme des retraites, âge pivot, allongement du temps de travail… S'il y a bien quelque chose que nous ont appris le cinéma d'action et le thriller high-tech depuis quelques années, c'est que le métier de « tueur professionnel » – tellement omniprésent dans le film d'action contemporain que l'on a aujourd'hui quasiment l'impression qu'il s'agit d’un job comme un autre, avec formation à l'Afpa et tout et tout – semble poser de sacrés problèmes quand il s'agit d’envisager de raccrocher les armes afin de prendre sa retraite. Plaisanterie mise à part, il est vrai que l'intrigue de Gemini Man, qui voit notre tueur (Will Smith) traqué à travers le monde par ceux qui jadis l'employaient, n'a rien de foncièrement original. L'idée centrale du récit, qui veut que ce dernier soit traqué non pas par un autre tueur professionnel lambda mais par un clone ou une version « plus jeune » de lui-même, l'est certes un peu plus, mais sans non plus atteindre des cimes d'originalité.
Test DVD : Scooby-Doo et la mission d’Halloween
Scooby-Doo et la mission d'Halloween est le trente-septième DTV d'animation basé sur le personnage de Scooby-Doo, le chien gourmand créé par les studios Hanna-Barbera en 1969.
Test Blu-ray : Car wash
Réalisé par Michael Schultz en 1976, Car wash est un film de studio Hollywoodien surfait sur la vague de la « Blaxploitation », très en vogue à l’époque aux États-Unis.
Test DVD : Bare
Dans "Bare", la réalisatrice brésilienne Natalia Leite excelle à dépeindre l'atmosphère débilitante d'un bled perdu des Etats-Unis, tout en nous intéressant à une jeune femme qui essaye de s'en extraire et qui cherche sa voie à sa façon.
Test Blu-ray : L’enfer des zombies
Après une première édition « collector » sortie il y a de nombreuses années sous les couleurs de Neo Publishing, L’enfer des zombies débarque aujourd’hui au sein d’un très beau coffret Combo Blu-ray + DVD édité par Artus Films, le tout s’imposant dans un superbe mediabook garni d’un livret de 80 pages intitulé « Fulci, zombies et opportunisme : Quand les morts-vivants ont envahi le cinéma italien », et proposant des textes signés David Didelot, Didier Lefèvre et Gilles Vannier, sous la direction de Lionel Grenier (du site luciofulci.fr), le tout étant naturellement accompagné de nombreuses photos. Si Artus n’a malheureusement pas été en mesure de nous fournir une copie du livret ni de version finalisée du mediabook, on fait confiance à l’éditeur à qui il tenait probablement à cœur de livrer une édition de référence s’imposant également comme un très bel objet de collection.
Test DVD : The duel
Depuis un peu plus de vingt ans et la révélation de son charisme animal dans Tueurs nés (Oliver Stone, 1994), Woody Harrelson s’est spécialisé dans les rôles troubles, propres à mettre en avant ses allures de fauve imprévisible et dangereux. De Bienvenue à Zombieland (Ruben Fleischer, 2009) à Rampart (Oren Moverman, 2011) en passant par sa prestation très remarquée dans la série True detective (2014), on ne compte en effet plus ses compositions de psychopathes et autres inadaptés sociaux, ne parvenant à s’exprimer que dans la violence. Souvent à la limite du cabotinage, mais toujours réellement impressionnant et charismatique, l’acteur porte parfois littéralement les films dans lesquels il joue sur ses épaules, la fièvre de son interprétation emportant tout sur son passage.
Test Blu-ray : Le beau-père
Gros succès en vidéo à la fin des années 80, Le beau-père est un film plus subversif qu’il n’y parait à priori. Car à la façon d’un film tel que Les griffes de la nuit (Wes Craven, 1984), le film de Joseph Ruben ne joue pas simplement la carte du psycho-killer dérangé tuant les jeunes filles au hasard, mais propose un vrai discours tordu sur les « WASP » ou classes moyennes américaines de l’époque. Il faut dire aussi que le scénario du film a été co-écrit par Donald E. Westlake, écrivain spécialiste du polar de « casse » mais dont les romans affichent parfois une portée sociale assez cynique, qui n’a pas échappée à Costa Gavras par exemple, qui adapterait Le couperet en 2005.
Test Blu-ray : Dans la souricière
Un grand merci à Rimini Éditions pour avoir décidé de mettre "Dans la souricière", film rarement diffusé en France, à la disposition des cinéphiles français, à la fois en DVD et en Blu-ray, alors que, jusqu’à présent ce film n’avait été disponible qu’en VHS.
Test Blu-ray : 3 from Hell
3 from Hell permet à Rob Zombie de retrouver la « famille » Firefly, dont nous avons fait la connaissance en 2003 dans La maison des 1000 morts, puis en 2005 dans The devil’s rejects. Dans la dernière scène du film de 2005, le trio de psychopathes était supposément abattu par la police. Rob Zombie prend donc ici le parti de littéralement ressusciter ses personnages après un résumé-express de leurs frasques dans les deux premiers films.


















