Test DVD : Tel Aviv – Beyrouth
De retour à la fiction avec Tel Aviv - Beyrouth, Michale Boganim choisit de livrer au public un attachante chronique multi-familiale, qui s’attache au parcours de plusieurs femmes séparées de leur famille par la frontière, entre 1984 et 2006.
Test Blu-ray : Fantôme avec chauffeur
Il faut généralement trente longues années afin qu’une comédie française passe du statut de simplement « ringard » à celui, très envié, de « nanar », c’est-à-dire de réjouissant plaisir coupable aux relents délicieusement surannés. Bien sûr, l’art n’est pas systématiquement enclin à répondre à de simples règles mathématiques, et quelques rares films des années 90 / 2000, littéralement triés sur le volet, ont acquis ce statut dès leur sortie dans les salles obscures : on pense à des merveilles impérissables de la comédie franchouillarde tels que Les anges gardiens (Jean-Marie Poiré, 1994), Quatre garçons pleins d'avenir (Jean-Paul Lilienfeld, 1997), T'aime (Patrick Sébastien, 2000), La boîte (Claude Zidi, 2001) ou encore Les gaous (Igor Sekulic, 2003).
Test Blu-ray : Le Prince enchaîné
Production typique des années 60, Le Prince enchaîné est une adaptation flamboyante de « La vie est un songe » de Calderón de la Barca, qui avance avec cette majesté un peu théâtrale qui sent bon les superproductions ibériques de l’époque.
Test Blu-ray : Le diable et les 10 commandements
Le diable et les 10 commandements était déjà disponible en DVD sur le territoire français. Le film de Julien Duvivier était en effet sorti en 2005 chez René Château, puis en 2015 chez TF1 Studio. Pourtant, la sortie du film chez Coin de mire Cinéma au sein de la fameuse collection « La séance » constitue un véritable événement. Pourquoi, me demanderez-vous ? Tout simplement parce que l'éditeur français nous propose non seulement un nouveau master 4K de toute beauté mais aussi et surtout parce que cette version remasterisée est en fait la « version intégrale » du film, visible pour la toute première fois en France !
Test DVD : Dernières nouvelles du cosmos
De nos jours, à force de lire, et de voir à la télévision et au cinéma documentaires et films sur le sujet, tout le monde croit tout savoir sur l’autisme. La découverte de Dernières nouvelles du cosmos risque donc de bouleverser toutes vos certitudes, tant ce qui nous est donné à voir parait incroyable et ouvre des perspectives tout à fait troublantes sur le cerveau humain, et même la nature humaine en général. Le film de Julie Bertuccelli suit en effet Hélène, une jeune autiste de 30 ans, qui, à première vue, accuse tous les signes apparents de retard : elle ne s’exprime que par borborygmes, bave, semble avoir un équilibre assez précaire, et n’a jamais appris ni à lire ni à écrire. Pourtant, Hélène écrit (ou plutôt dicte) des textes poétiques, des pièces de théâtre, des livrets d’opéra… Publiés, chez Rivages notamment, sous le pseudonyme de Babouillec.
Blaq Market Collection #03 et #04 : Ruined heart / Aaaaaaaah!
Aussi différents puissent-ils être l’un de l’autre, Ruined heart et Aaaaaaaah! sont tout de même réunis par un dénominateur commun : il s’agit de deux films ne comportant aucun dialogue. Si les acteurs de Aaaaaaaah! ont dans un premier temps appris leur texte avant de « l’oublier » (ils s’expriment uniquement à l’écran par des cris et des grognements, censés reproduire un langage primitif proche de celui des singes ou des hommes de Cro-Magnon)
Test Blu-ray : The walking dead – Saison 6
Suite à une cinquième saison qui rendait au personnage de Rick son statut de « leader » de groupe (« même quand tu as tort, tu as raison… »), cette sixième année aux côtés des survivants de la série Walking dead choisit à nouveau d’opter pour le « morcellement » de l’intrigue, qui s’oriente de fait d’avantage vers d’autres personnages, dont la psychologie se retrouve très nettement approfondie (Abraham, Sasha, Denise…), ou qui marquent, dans le cas de Carol ou Morgan par exemple, un « retour » très attendu après un long moment pendant lequel leurs personnages s’avéraient un peu plus effacés.
Test Blu-ray : 2000 Maniacs
2000 Maniacs (1964) constitue la deuxième incursion de Herschell Gordon Lewis dans le domaine du film « gore », qu'il avait créé l'année précédente avec l'aide de son complice producteur David F. Friedman.
Test Blu-ray : Roma
Émouvant, intimiste, Roma aura permis à Alfonso Cuarón de livrer au public une évocation sincère et fortement autobiographique de son enfance mexicaine, qu'il se remémore et reconstitue à l'écran avec un soin maniaque par le biais de l'histoire de Cleo, domestique et femme à tout faire au cœur d'une famille aisée. Bien sûr, autour du récit principal graviteront de petits instantanés de vie dans le Mexique des années 70, qui contribueront au final à dessiner un état des lieux très fidèle de la société de l'époque. Habile, Cuarón choisit, même si cela est tout à fait impossible en vérité, de tabler sur une certaine « objectivité », la grande qualité de sa reconstitution étant de ne jamais s'avérer angélique ou partisane, qu'il s'agisse des bouleversements sociaux ou dans le constat des mœurs d'hier et des relation hommes / femmes.
Test Blu-ray : Zatoïchi – Les années Daiei – Partie 1
Popularisé auprès des cinéphiles par Wild Side, qui édita en DVD une large poignée de films de la saga au début des années 2000, Zatoïchi réapparaît aujourd’hui grâce aux efforts éditoriaux de Roboto Films, qui nous propose un coffret Blu-ray regroupant les quatre premiers films de la série, ainsi qu’un film « précurseur » sorti en 1960, mettant déjà en scène Shintarō Katsu dans la peau d’un aveugle plutôt doué pour les affrontements au sabre.
Talk Radio
Un animateur radio arrogant au-delà de tout est à la fois haï et adulé du public et son émission promise à une échelle nationale. Le rêve américain tourne pourtant rapidement au cauchemar. Film très injustement oublié d’Oliver Stone, « Talk radio » est enfin en DVD. Le cinéaste auteur de « Platoon » y livre un savoir-faire technique impressionnant, sans maniérisme ni fioriture, donnant à Eric Bogosian (qui y reprend le rôle qu’il avait écrit et créé au théâtre) l’occasion d’une composition renversante. Un film coup de poing qui ne fait pas de cadeau à l’Amérique. Digne de son auteur, donc…
Test Blu-ray : Fair game
Le cinéma d’exploitation australien – ou « Ozploitation » - est un sous-genre qui peine vraiment à percer et à être reconnu. Sorti en 2008, le documentaire Not quite Hollywood : The wild, untold story of Ozploitation ! a cependant permis de mettre un éclairage particulier sur le cinéma populaire australien, et même de sortir certains films de l’oubli. Ainsi, c’est sous l’impulsion de l’inusable Quentin Tarantino – qui a remis sur le devant de la scène un nombre incalculable de films oubliés depuis 25 ans – que nous redécouvrons aujourd’hui le film de Mario Andreacchio : dans le documentaire de 2008, le réalisateur de Pulp Fiction et d’Il était une fois à Hollywood ne cachait en effet pas son enthousiasme pour Fair game : « Avec son gang de chasseurs fous et sa magnifique héroïne, protectrice des animaux et de l'environnement qu’ils passent l'essentiel du film à terroriser, Fair game est la quintessence de la Ozploitation, la recette du genre par excellence : prenez une pincée de I spit on your grave, quelques miettes de And soon the darkness et saupoudrez-le tout d’une pincée de George Miller, et vous obtiendrez Fair game. »



















