Test Blu-ray : Le retour de Chucky
En 2013, Don Mancini avait pris les fans de la franchise « Jeu d’enfant / Chucky » à revers avec La malédiction de Chucky, qui débarquait presque 10 ans après le dernier film de la saga et opérait surtout un retour au « sérieux » après deux épisodes placés sous le signe de l’humour noir et de la franche gaudriole. De façon très étonnante en effet, les hilarants La fiancée de Chucky (1998) et Le fils de Chucky (2004), que beaucoup considèrent pourtant comme étant, de loin, les meilleurs opus d’une série pas franchement folichonne, se voient gratifiés sur le site de référence IMDb des notes les plus basses de la saga : 5,4 pour le chef d’œuvre de Ronny Yu, et 4,9 pour le délire cartoonesque et second degré du film de 2004. La malédiction de Chucky avait donc été « recentré » sur l’horreur par son créateur ; de fait, s’il avait déçu beaucoup de fans des deux films précédents, sa note globale était sensiblement remontée, ce qui a du conforter Don Mancini dans l’idée que ce « reboot » déguisé était la voie à suivre pour relancer de façon durable son personnage.
Exclusivité VOD : Témoin à louer
Surtout connu en France pour son petit rôle dans les troisième et quatrième opus de la franchise Scary movie, Kevin Hart n'a malheureusement pas encore chez nous le statut de « star » du rire qu'il peut avoir aux États-Unis : initialement prévu pour une sortie en salles en juin 2015, Témoin à louer arrive donc finalement sur les plateformes de VOD sous la houlette de Sony Pictures.
Test Blu-ray : Security
Il y a fort à parier qu'en réalisant Piège de cristal en 1988, John McTiernan ne se doutait pas que son œuvre se révélerait aussi « séminale » dans l'inconscient collectif. En effet, dans les quinze années qui ont suivi le chef d'œuvre de McT, les pseudo-remakes et autres semi-plagiats ont commencé à inonder les écrans : aux côtés de la suite « officielle » (58 minutes pour vivre) se sont imposées des démarcations d'avantage bâtardes, souvent réalisées par des pointures de la série B : Andrew Davis (Piège en haute mer), Peter Hyams (Mort subite), Albert Pyun (Blast) ont -parmi d'autres- mis en scène un homme seul déjouant les plans de hordes de terroristes sur-armés. Au rayon des spécialistes de l'action, Wesley Snipes a également eu son Passager 57, Dolph Lundgren son État d'urgence, et une petite vingtaine d'années après cette vague de films, c'est au tour d'Antonio Banderas, récemment promu dans le club très fermé des « action stars » (auquel il a accédé en intégrant le casting d'Expendables 3), de nous livrer son tribut tardif au film de John McTiernan.
Test Blu-ray : Le dîner de cons – Réédition 2017
Plus gros succès en salles de la carrière de Francis Veber (même son chef d’œuvre La chèvre n’avait attiré « que » sept millions de spectateurs dans les salles obscures en 1981), Le dîner de cons demeure, presque vingt ans après sa sortie, une comédie toujours aussi efficace, courte, rythmée et surtout très drôle, enchainant une série de passages assez irrésistibles, dont beaucoup sont depuis devenus carrément cultes (« Ah bon il a pas de prénom ? »). Si bien sûr l’héritage du théâtre est toujours très présent au cœur du film (on ne bouge quasiment pas de l’appartement de tout le film), cela n’empêche en rien l’ensemble de fonctionner parfaitement, au point d’en devenir un véritable modèle de vaudeville, aux rouages certes un poil apparents, mais toujours efficaces et inspirés. Une belle réussite.
Test DVD : Cigarettes et chocolat chaud
L’immense succès critique et populaire du charmant Little Miss Sunshine en 2006 a influencé de nombreux cinéastes et auteurs français, et ouvert la voie à de nombreux films apparaissant aujourd’hui comme des « enfants » du road movie familial de Jonathan Dayton et Valerie Faris. Des rejetons le plus souvent très agréables par ailleurs, reprenant non seulement le flambeau du « feel good movie » mais également celui du portrait de famille légèrement barrée et/ou dysfonctionnelle.
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Alien
Il existe une poignée de films au sujet desquels on rencontre une espèce de consensus critique, et que tout le monde considère comme des chefs d’œuvres absolus. Alien – Le huitième passager fait partie de ces longs-métrages touchés par la grâce.
Test Blu-ray : Decision to leave
Park Chan-Wook, le réalisateur du film Old boy, sorti en 2003 et primé à Cannes, est de retour cette année sur la Croisette avec Decision to leave, un thriller en compétition aussi saisissant que comique...
Test Blu-ray : Hot Milk
Petite pépite venue de nulle-part, Hot Milk représente le point de convergence entre le cinéma de Bergman et un épisode de Love Island – le tout filmé avec des objectifs vintage et sous un cagnard espagnol qui fait transpirer même à travers votre dalle LCD.
Test Blu-ray : Call me by your name
Renouveler le genre assez commun de la première histoire d’amour n’est guère aisé. Luca Guadagnino y parvient magistralement avec Call me by your name, quête initiatique solaire, portée par un jeune acteur bouleversant (...), et réalise ce qui devrait rester comme l’un des films les plus émouvants sortis en 2018. Il dépeint avec pudeur et sensibilité une relation qui pourrait être dérangeante et ne l’est jamais.
Test Blu-ray : Milou en mai
Avec sa galerie de portraits hauts en couleur, son souffle gentiment libertaire et son ambiance de folie douce, Milou en mai rappelle forcément le chef d’œuvre de Jean Renoir La règle du jeu. En plaçant son intrigue en mai 68, Louis Malle porte un regard tendre et désabusé sur des idéaux semblant avoir débouché, vingt ans après, plus ou moins sur du vent.
Test Blu-ray : American Nightmare 5 – Sans limites
Qualifiée aux États-Unis de « dystopian political action horror », American Nightmare 5 : Sans limites ne comporte plus aujourd’hui aucun élément fantastique, et se rattache encore au genre uniquement par le biais des maquillages et des costumes outranciers arborés par les participants à la « Purge ».
Test DVD : Love is Strange
"Love is Strange" est avant tout un film sur le couple homosexuel que forment George et Ben, mais il ne se prive pas de s'intéresser plus généralement à ce que peut être la vie en couple dans une immense métropole comme New-York. Ira Sachs aborde de façon très fine des sujets qui viennent se greffer sur le sujet principal : la société catholique qui continue de s'opposer au mariage homosexuel, le prix des logements à New-York, le combat des homosexuels pour se faire servir dans des bars lorsqu'ils arrivent en couple, l'évolution d'un adolescent, son amitié ambiguë avec un condisciple et son premier flirt avec une fille de son âge.



















