Test Blu-ray : Vertiges
Vertiges, qui débarque en DVD et Blu-ray ce mois-ci sous les couleurs de Metropolitan Vidéo, est un film qui a une histoire assez curieuse. Tout commence en 2008, avec le film belge Loft, réalisé par Erik Van Looy. Le film remportera un certain succès, qui lui vaudra les faveurs d’un remake néerlandais en 2010, également intitulé Loft et réalisé par Antoinette Beumer. Malheureusement, cette dernière sera victime d’un accident sur le tournage, et Van Looy, réalisateur du film original, viendra à la rescousse en tant que réalisateur de remplacement sur certaines scènes.
Test Blu-ray : The rental
Malgré ce qu’on peut lire un peu partout, The rental ne constitue pas réellement la rencontre entre le mumblecore et le slasher. C’était le cas pour un film tel que Baghead, mais The rental demeure surtout et avant tout un pur film de genre.
Test Blu-ray : Post Mortem
Post Mortem s'inscrit dans un contexte particulier : celui de l'immédiat après-guerre, en 1919, et de la pandémie de grippe espagnole qui décima peut-être jusqu'à 100 millions de personnes entre 1918 et 1921.
Test Blu-ray : Atlantic City
Atlantic City est un bien étrange film. Sous couvert de polar d’apparence très traditionnel, il s’agit surtout pour Louis Malle d’une occasion de se frotter au genre pour en briser les mythes, par l’intermédiaire d’un personnage pitoyable de petit gangster vieillissant, qui agira pendant tout le film comme un pauvre type, veule et lâche, sans gloire ni éclat. Une façon habile pour le cinéaste français de remettre à leur place les « valeurs » des truands
Test Blu-ray : The walking dead – Saison 4
Ne se reposant pas sur leurs acquis, les auteurs de Walking dead décident, pour la quatrième saison du show, de chambouler sensiblement la narration jusqu’ici parfaitement linéaire de la série. Après un début de saison pépère et l’introduction d’une batterie de nouveaux personnages, la saison s’organise une sorte de pause, off-tempo, en se consacrant le temps des épisodes 6 et 7 au seul parcours du Gouverneur...
Test DVD : Jeu trouble
Le scénario de Jeu trouble a fait partie en 2012 de la fameuse « Black list » des meilleurs scénarios non portés à l’écran. En découvrant le film aujourd’hui, on comprend ce qui avait pu rebuter les producteurs : l’histoire du film suit un homme à la recherche de sa fiancée disparue, et celui-ci se rendra rapidement compte qu’il ne connaissait rien de sa compagne, et que [ATTENTION SPOILERS] celle-ci était en réalité une dangereuse tueuse à gages. CIA, organisation secrète à la solde du gouvernement, mafia, illuminati, matrice ou syndicat du crime à la John Wick ? [FIN DES SPOILERS] On n’en saura guère plus, car ce n’est pas ce qui intéresse Zack Whedon (frère de Joss) dans son histoire, qui ne cesse de pratiquer des allers et retours entre le présent et le passé : les flash-backs sur l’histoire d’amour entre Aaron Paul et Annabelle Wallis sont en effet le centre névralgique de Jeu trouble, et constituent indéniablement la principale qualité du film, écrit ET réalisé par le cadet de la famille Whedon.
Test Blu-ray : Spotlight
« Le cinéma hollywoodien réagit toujours avec un retard relativement important aux sujets d’actualité les plus brûlants. Ce décalage récurrent peut être imputé à bon nombre de raisons d’ordre économique ou logistique, mais ce qu’il traduit surtout, c’est un tempérament frileux lorsqu’il est question de prendre les armes filmiques pour une cause dont l’issue reste incertaine. Rien de mieux pour créer l’unanimité – et par conséquent la reconnaissance commerciale – que d’attendre dix, quinze ans, voire plus, avant d’oser aborder une thématique sur laquelle tout le monde aura eu le temps de se mettre d’accord depuis son avènement. C’est exactement le cas de figure qui s’est produit avec Spotlight. Il s’agit certes d’un pamphlet filmique entièrement respectable, mais qui arrive après la bataille que d’autres formes d’expression cinématographique, tel le documentaire bouleversant de Amy Berg, Délivrez-nous du mal, sur un sujet très proche, ont courageusement livré avant lui. La perspective de l’enquête journalistique, adoptée pendant l’immense majorité du récit, tend à mettre le scandale sur l’abus sexuel systématique d’enfants par des prêtres catholiques dans un contexte plus universel. Un parti pris narratif qui rend cette affaire révoltante plus factuelle, au détriment de notre engagement émotionnel dans l’intrigue.
Test DVD : Ghost Therapy
A la fois film de potes et film de fantômes, tourné avec un très petit budget en période Covid, Ghost therapy permet à Clay Tatum et Whitmer Thomas, amis depuis l'âge de 11 ans, tous deux originaires de Gulf Shores dans l'Alabama et passionnés de skate (leurs premiers films ont été des vidéos de skate), de faire leur entrée dans le monde du (vrai !) cinéma. Ce n'est pas parfait, mais c'est très prometteur....
Test Blu-ray : Jusqu’ici tout va bien
Le titre du dernier film de Mohamed Hamidi, Jusqu’ici tout va bien, est une référence aux propos ouvrant le film de Mathieu Kassovitz La haine (1995) qui, s’il a pourtant été tourné par un jeune homme ayant plutôt eu ce que l’on appellerait une « jeunesse dorée », est finalement parvenu à s’imposer comme un des films de référence sur la « banlieue » en France.
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Karate Kid – Legends
Comme l'indique son titre de façon presque explicite, Karate Kid : Legends ne cherchera pas à révolutionner la saga : le réalisateur Jonathan Entwistle avance au contraire avec la modestie d’un élève qui sait qu’il a un héritage à honorer, mais qui n’a pas peur de se casser la gueule en essayant un salto arrière.
Test Blu-ray : Hors de portée
Avec son récit mettant en scène, au cœur du désert des Mojaves (son paysage dévasté et son cagnard de tous les diables), un cruel jeu du chat et de la souris entre un vieux psychopathe au sang froid redoutable et un jeune blanc-bec aux ressources insoupçonnées, Hors de portée fait forcément beaucoup penser à un autre film utilisant grosso merdo
Test Blu-ray : Le retour des morts-vivants
Si on ne rattache que très peu souvent (voire même quasiment jamais) Le retour des morts vivants et ses suites à la saga initiée en 1968 par George A. Romero avec La nuit des morts vivants, il semblerait finalement assez juste de la considérer non seulement comme en étant une excroissance, mais aussi et surtout comme en étant une excroissance parfaitement légitime. Un peu comme un demi-frère en quelque sorte… En effet, derrière le scénario de La nuit des morts vivants se cachaient en fait deux individus : Romero bien sûr, mais également John A. Russo, qui s’avère souvent le grand « oublié » de la saga. Dès Zombie en 1978, George Romero s’était affranchi de son co-scénariste en partant travailler avec Dario Argento, puis tout seul comme un grand à partir du Jour des morts vivants en 1985. Avec sa saga, Romero livrerait une œuvre aussi longue que très « politisée », le zombie étant un moyen pour lui de critiquer la société de consommation.



















