Test Blu-ray : Les cerveaux
Entre 2004 et 2009, et en l’espace de trois films (Napoleon Dynamite, Super Nacho et Gentlemen broncos), Jared Hess aura su s’imposer comme un des grands noms de la comédie indépendante américaine : avec ses personnages de losers flamboyants, décrits avec une tendresse, un humour et un sens du décalage qui font mouche avec une belle régularité, Hess s’est créé un univers assez unique dans le paysage cinématographique mondial : celui d’une espèce de Wes Anderson geek et bienveillant, dont le cinéma n’entre dans aucune « case » prédéfinie.
Test DVD : Cannabis – Saison 1
Alors que depuis de nombreuses années on ne compte plus les films et/ou séries TV s’étant fait un point d’honneur à proposer une vision « naturaliste » du boulot de flic ou de représentant de l’ordre, personne pour l’instant ne semblait s’être attaché à représenter de façon « réaliste » les petites mains qui s’agitent, de l’autre côté de la barrière de la loi, autour du trafic de stupéfiants. Question de morale sans doute – qu’il s’agisse de petit ou gros trafic de drogue, la représentation que l’on en a généralement dans la fiction est soit complètement diabolisée, soit au contraire montrée sous le jour excessivement flatteur et assez ridicule popularisé par le « Gangsta Rap », sous-entendant presque qu’il suffit de claquer des doigts pour se monter un business viable et amasser le cash, les guns, filles faciles et autres grosses bagnoles.
Test Blu-ray : Norm
Loin d'être une bête féroce, Norm est un ours polaire guère qui se laisse bien facilement attendrir par ses proies au lieu de les croquer. Il possède le même pouvoir que son grand-père, le roi de l'Arctique, celui de pouvoir se faire comprendre des humains. Guère pris au sérieux pas sa communauté, il va affirmer ses capacités de leader lorsque Mister Greene, un vil entrepreneur, va tenter d'installer des maisons modernes sur la banquise, sans se soucier des conséquences sur la faune locale.
Test DVD : In the family
Une des grandes forces du film de Patrick Wang, c'est qu'In the family renvoie le spectateur à ses propres contradictions morales. Qui n'a jamais discuté d'une décision de justice ou d'une séparation révoltant les uns ou les autres (« c'est pourtant un bon père », ou encore « je ne comprends pas, il/elle est adorable et facile à vivre ») ? Qui n'a jamais tranché arbitrairement sur la question de l'homoparentalité (« je suis pour / contre »), ou sur la place du père dans l'éducation ou la construction psychologique d'un enfant ? Et surtout, qui ne s'est jamais entendu rétorquer la très juste réplique « On
Livre : Super Ciné Battle
Depuis deux ans, l’auteur de ces lignes écoute tous les 15 jours deux intrépides journalistes graver dans du marbre virtuel les listes ultimes du cinéma, décennie par décennie. Super Ciné Battle, c’est en effet un podcast dans lequel Daniel « Kamui » Andreyev et Stéphane « Papa » Bouley établissent, à partir de petites listes de trois films envoyés par les auditeurs, de plus grandes listes de longs-métrages. En 55 épisodes, c’est ainsi plus de 600 (!) films étalés entre 1970 et 2009 qui ont été classés, au terme de débats plus ou moins longs, plus ou moins houleux, mais toujours aussi sympathiques à écouter.
Test Blu-ray : Le cri du sorcier
Des OVNI filmiques ou OFNI, films uniques difficiles à rattacher à un genre ou une mouvance en particulier, on en croise finalement régulièrement sur nos écrans de cinémas. Mais rarement le terme d'OVNI aura-t-il si bien correspondu à une œuvre que dans le cas du Cri du sorcier. Inclassable, unique, bizarroïde, le film de Jerzy Skolimowski évoque bien, par certains aspects, l'étrangeté d'un Wicker man (Robin Hardy, 1973), mais dans le fond, Le cri du sorcier ne ressemble vraiment à aucun autre film.
Test Blu-ray : Sous le même toit
Film sorti en France au premier semestre 2017, proposant une suite pour le moins tardive à un long-métrage devenu culte, sorti sur les écrans français le 19 juin 1996. Mon intrigue se déroule une vingtaine d'années après la fin du premier film, et propose de découvrir l'évolution de ses personnages principaux, je suis, je suis, je suis... ?
Test Blu-ray : The last king
Pour les peuples d'Europe du Nord, voir Hollywood s'accaparer le mythe des vikings et décliner films et séries TV sur le sujet doit s'apparenter à une espèce de viol culturel. Un peu comme si, pour nous autres français, les américains commençaient à produire une série sur Versailles... Avec Birkbeinerne, la Norvège, le Danemark et la Suède s'allient donc afin de co-produire, avec également la Hongrie et l'Irlande, « leur » film de vikings, tourné en Norvège, en prenant bien soin, histoire de rendre la politesse aux États-Unis, d'aller rechercher Kristofer Hivju, norvégien d'origine et personnage récurrent de la série Game of Thrones. Pour réaliser le film, ils vont chercher Nils Gaup, 62 ans, probablement le réalisateur norvégien le plus connu à l'extérieur des frontières de son pays, mais également celui qui a été le plus proche de connaître ces dernières années ce qu'on pourra appeler une « expérience américaine », puisqu'il a réalisé Grand Nord avec Christophe Lambert en 1996 et que son film Le passeur (Ofelas, 1987) a connu les honneurs d'un remake US avec Pathfinder – Le sang du guerrier en 2007.
Test DVD : L’intouchable, Harvey Weinstein
S'il a eu ce qu'il voulait, c'est que, forcément, c'était consenti !
Test DVD : Mizrahim – Les oubliés de la Terre Promise
Mizrahim - Les oubliés de la Terre Promise, est un long-métrage documentaire qui n'a pas peur d’appuyer là où ça fait mal et évoque de manière assez frontale la discrimination entre juifs Ashkénazes et Mizrahim en Israël.
Test Blu-ray : Trois femmes
Dans son autobiographie « Altman on Altman », série d'entretiens passionnants avec David Thompson, il décrit l’héroïne de Trois femmes, Pinky, comme pouvant être une extra-terrestre arrivant sur notre planète et qui pour se fondre dans la foule déciderait de voler une personnalité au hasard. Manque de bol, elle choisit ce modèle qui se révèle très vite bien peu intégrée à ses contemporains. Tentative de vol d'identité par une criminelle en fuite ou enfant perdue dans un monde trop grand pour elle ? Pinky ne se révèle pas beaucoup et ce ne sont pas ses parents très âgés qui apporteront une réponse à ce mystère. Sissy Spacek joue avec son emploi de ses premières années de comédienne, celui de la femme-enfant, entre le repoussoir et une attirance trouble, Carrie au bal du diable en étant le jalon. Elle est impressionnante de fragilité d'abord, de dureté implacable ensuite.
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Body Double
Body Double développe en l’espace de quelques séquences une atmosphère tellement étrange et hypnotique que le principe d'identification ne tardera pas à marcher à fond les ballons. A redécouvrir aujourd'hui au format Blu-ray 4K Ultra HD.


















