Test Blu-ray : Mayhem
En élève assidu semblant avoir pleinement assimilé les leçons d’un George A. Romero, Joe Lynch choisit avec Mayhem de livrer une critique volontiers subversive de la société américaine contemporaine. Utilisant le canevas classique du film « d’infectés » afin de critiquer sans vergogne la violence sociale et professionnelle de l’ère Trump, le cinéaste et son scénariste Matias Caruso livrent une satire pour le moins mordante du monde du travail américain (que l’on pourra aisément élargir à une bonne partie du monde occidental) se transformant littéralement en un jeu de massacre assez jouissif au cœur duquel les employés d’un cabinet d’avocats, libérés de leurs inhibitions sociales, n’hésitent plus à tuer pour monter en grade dans la société.
Test Blu-ray : Wind river
Inégalités, désœuvrement, valeurs en perdition, violence sociale menant quasi-immanquablement à des explosions de brutalité aveugle… Sans concessions, les scénarios de Taylor Sheridan explorent les bas-côtés -voire même les caniveaux- du rêve américain. Après Sicario et Comancheria, il décide avec Wind river de délaisser (pour un temps) la frontière mexicaine afin de côtoyer les réserves indiennes du fin-fond du Wyoming.
Test DVD : Cannabis – Saison 1
Alors que depuis de nombreuses années on ne compte plus les films et/ou séries TV s’étant fait un point d’honneur à proposer une vision « naturaliste » du boulot de flic ou de représentant de l’ordre, personne pour l’instant ne semblait s’être attaché à représenter de façon « réaliste » les petites mains qui s’agitent, de l’autre côté de la barrière de la loi, autour du trafic de stupéfiants. Question de morale sans doute – qu’il s’agisse de petit ou gros trafic de drogue, la représentation que l’on en a généralement dans la fiction est soit complètement diabolisée, soit au contraire montrée sous le jour excessivement flatteur et assez ridicule popularisé par le « Gangsta Rap », sous-entendant presque qu’il suffit de claquer des doigts pour se monter un business viable et amasser le cash, les guns, filles faciles et autres grosses bagnoles.
Test DVD : Contronatura
Tourné avec des capitaux allemands (du moins en partie), se déroulant dans les années 20, proposant d'entrée de jeu une série de personnages qui nous seront présentés par l'intermédiaire de longs flash-backs, le film prend tout d'abord des allures de « Krimi », mais au fur et à mesure qu'il évolue, l'intrigue commence néanmoins à développer une ambiance sombre faisant intervenir des forces obscures venues de l’au-delà. Trahison, meurtres et désirs inavouables s'entrecroisent auprès de personnages masculins dominateurs et de femmes prisonnières de leur condition, s'échappant du carcan phallocrate par la douceur de relations lesbiennes
Test Blu-ray : Moi et les hommes de 40 ans
Moi et les hommes de 40 ans est le dernier film de Jack Pinoteau. Sorti en 1965, il attirerait dans les salles un peu plus de 447.000 français. Conçu à la façon d’un film à sketches, le film enchaîne les saynètes humoristiques...
Test DVD : Dyke Hard
Dyke est un terme argotique désignant une lesbienne, que l’on pourrait, en français, comparer à “gouine” ou “goudou”. Avec son affiche aux tons chamarrés de l’arc en ciel, Dyke Hard annonce clairement donc la couleur : on est en présence d’un film affichant sans ambages son appartenance à la culture LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Trans). Réalisé par Bitte Andersson, ancienne responsable des effets spéciaux chez Troma Entertainment, le film fait également preuve une volonté farouche de verser dans la culture « geek », orientée trash et série B, avec des références aux branches les plus barrées et décalées du cinéma d’exploitation contemporain : gore, érotisme, rock, fantômes et ninjas se bousculeront donc au portillon de cette production suédoise 100% fauchée et bon enfant.
Livre : Netflix & Cie, les coulisses d’une (r)évolution
Qu'on soit favorable ou pas au modèle de Netflix, une chose est sûre : la firme leader dans la SVOD a révolutionné le paysage audiovisuel. En particulier vis-à-vis de la façon dont on consomme les films, tout du moins légalement - après tout, le binge watching n'est t-il pas que la réponse légale à une demande matérialisée par le téléchargement ?
Test Blu-ray : Il a déjà tes yeux
Depuis quelques années, le cinéma français, sous l'influence de l'immense popularité d'Omar Sy, a redécouvert ses acteurs et cinéastes noirs. En 2009, avec La première étoile, Lucien Jean-Baptiste réunissait 1,6 millions de français dans les salles ; en 2011 et 2014, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol dépassaient également le million d'entrées avec Case Départ et Le crocodile du Botswanga. Début 2017, avec Il a déjà tes yeux, Lucien Jean-Baptiste (encore lui), parvenait à nouveau à attirer 1,3 millions de français vers les salles obscures.
Test DVD : Les choses simples
"Les choses simples" ne manquera pas d'être pour vous un havre sympathique vous permettant de vous divertir tout en vous poussant à la réflexion.
Test Blu-ray : Out of order
Abwärts est un film allemand sorti dans les salles françaises en 1985 sous le titre Out of order – En dérangement, et dont la pérennité a probablement souffert de sa ressemblance – tant formelle que thématique – avec le film néerlandais L’Ascenseur.
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Adieu poulet
En plus d'être un film passionnant, "Adieu poulet" permet de vérifier dans quelles mesures la police française et, surtout, la société française ont changé durant ces 50 ans.
Test Blu-ray : Alice de l’autre côté du miroir
Si Les aventures d'Alice au pays des merveilles (Lewis Carroll, 1865) s’est vu, au fil des années, adapté à de nombreuses reprises pour le cinéma et la télévision, sa suite, intitulée De l'autre côté du miroir (1871), n’avait jusqu’ici jamais eu droit à sa propre adaptation. Certains éléments tirés du deuxième roman apparaissaient certes dans certaines versions cinématographiques des aventures de la jeune rêveuse, mais Alice de l’autre côté du miroir, qui sort aujourd’hui en Blu-ray et DVD sous les couleurs de Walt Disney France, s’avère bel et bien la première véritable adaptation de ce roman de Lewis Carroll, qui nous proposait un récit très décousu, à la narration complètement déstructurée, s’apparentant presque d’avantage à un recueil de nouvelles prenant place dans l’univers d’Alice.



















