Test Blu-ray : Le Déserteur de Fort Alamo
Sorti sur les écrans du monde entier en 1953, Le Déserteur de Fort Alamo est un western de Budd Boetticher ayant la particularité d'être très court (1h19), direct, et surtout vraiment bourré d'action du début à la fin.
Test DVD : Notre tout tout petit mariage
Frédéric Quiring revient à la comédie potache avec Notre tout petit petit mariage, qui nous raconte cette fois les mésaventures d'Ahmed Sylla et Camille Lou, se retrouvant prisonniers d'une fête de mariage totalement hors de contrôle...
Test Blu-ray : Norm
Loin d'être une bête féroce, Norm est un ours polaire guère qui se laisse bien facilement attendrir par ses proies au lieu de les croquer. Il possède le même pouvoir que son grand-père, le roi de l'Arctique, celui de pouvoir se faire comprendre des humains. Guère pris au sérieux pas sa communauté, il va affirmer ses capacités de leader lorsque Mister Greene, un vil entrepreneur, va tenter d'installer des maisons modernes sur la banquise, sans se soucier des conséquences sur la faune locale.
Test Blu-ray : Nous les gosses
On pense souvent que la tradition française du « film de gosses », qui exploserait en France avec le grand succès populaire de La guerre des boutons (Yves Robert, 1962), est né de la plume fine et poétique de Jacques Prévert et de ses fameux Disparus de Saint-Agil...
Test DVD : Indian Palace – Suite Royale
De façon encore plus délibérée que "Indian Palace", "Indian Palace - Suite Royale" se place au juste milieu entre la comédie à l'occidental et le cinéma bollywoodien. "Indian Palace – Suite Royale" ne prétend pas être un grand film : c'est un très bon divertissement et un film réjouissant.
Livre : Netflix & Cie, les coulisses d’une (r)évolution
Qu'on soit favorable ou pas au modèle de Netflix, une chose est sûre : la firme leader dans la SVOD a révolutionné le paysage audiovisuel. En particulier vis-à-vis de la façon dont on consomme les films, tout du moins légalement - après tout, le binge watching n'est t-il pas que la réponse légale à une demande matérialisée par le téléchargement ?
Livre : Andreï Tarkovski – Journal : 1970-1986
Un simple constat des salles achalandées de la cinémathèque française, lors du cycle consacré à Andreï Tarkovski, suffit à réfuter l’idée communément admise qu’un cinéma abstrait, à la lenteur imposante et solennelle, soit destiné à une élite intellectuelle. Au contraire, le cinéaste russe est peut-être l’un des rares artistes cinématographique du 20ème siècle, avec Stanley Kubrick et David Lynch, à avoir su allier exigence artistique et succès « populaire ». Du moins en France, où le cinéaste a toujours été considéré comme un immense metteur en scène par une grande majorité de la critique. Certes, un certain snobisme peut expliquer cet attrait pour Tarkovski mais cela n’explique pas tout. Cependant, l’opacité et le caractère sibyllin de ses longs-métrages a également profondément clivé les spectateurs reprochant, pour certains, leurs caractères trop abscons ou hermétique. Ces quelques réserves n’empêchent pas d’attirer un large public à la seule mention du nom de Tarkovski lors de diverses projections, à la cinémathèque ou ailleurs. Son œuvre comporte peu de films - 7 en tout, en plus de 2 moyens-métrages, et un court – mais aucun n’est à renier, bien au contraire. Son décès en 1986, peu après avoir achevé le montage du Sacrifice, l’a définitivement fait entrer au sein du cercle très restreint des cinéastes cultes. L’actualité récente autour du réalisateur de Solaris – rétrospective à la cinémathèque française, restauration, publication et réédition d’ouvrages… – permet de se (re)plonger dans les écrits de Tarkovski qui, en sus de son œuvre cinématographique, s’est longuement interrogé sur la spécificité du cinéma, s’émancipant peu à peu des théories de Serguei Eisenstein sur le montage, afin de trouver son propre langage cinématographique (voir Le Temps Scellé).
Test Blu-ray : Electric Dreams / La Belle et l’Ordinateur
L’ordinateur est-il vraiment notre ami ? A cette question, La Belle et l'Ordinateur, qu’ESC Éditions ressort aujourd’hui au format Blu-ray sous son titre original Electric Dreams, semble répondre un grand “Non”.
Film à voir sur plateforme : Ça arrive
Afin de donner une possibilité de rattrapage à toutes celles et à tous ceux qui n'ont pas eu accès à "Ça arrive", un des meilleurs films de 2024, une plate-forme a été créée.
Test Blu-ray : Trois femmes
Dans son autobiographie « Altman on Altman », série d'entretiens passionnants avec David Thompson, il décrit l’héroïne de Trois femmes, Pinky, comme pouvant être une extra-terrestre arrivant sur notre planète et qui pour se fondre dans la foule déciderait de voler une personnalité au hasard. Manque de bol, elle choisit ce modèle qui se révèle très vite bien peu intégrée à ses contemporains. Tentative de vol d'identité par une criminelle en fuite ou enfant perdue dans un monde trop grand pour elle ? Pinky ne se révèle pas beaucoup et ce ne sont pas ses parents très âgés qui apporteront une réponse à ce mystère. Sissy Spacek joue avec son emploi de ses premières années de comédienne, celui de la femme-enfant, entre le repoussoir et une attirance trouble, Carrie au bal du diable en étant le jalon. Elle est impressionnante de fragilité d'abord, de dureté implacable ensuite.
Test DVD : L’intouchable, Harvey Weinstein
S'il a eu ce qu'il voulait, c'est que, forcément, c'était consenti !
Test DVD : Spetters
Tourné en 1980, sorti dans les salles françaises en 1992 (!), Spetters est un film sulfureux, aujourd’hui surtout connu pour sa scène de viol collectif, qui révélerait à sa victime ses véritables penchants homosexuels. Pourtant, il ne s’agit là que d’un maigre détail du film, qui réunissait pour la cinquième fois le duo Paul Verhoeven (réalisation) / Gerard Soeteman (scénario). Verhoeven et Soeteman nous proposaient donc avec Spetters un film profondément ancré dans la société néerlandaise de l’époque, féroce et réaliste, dont on ne trouverait d’équivalent dans la carrière à venir de Verhoeven que plusieurs années plus tard avec Showgirls, qui peut être considéré comme son pendant féminin au cœur de la société américaine. En effet, les deux films suivent la trajectoire d’un personnage de classe sociale très modeste dans sa quête contrariée du succès, qui ne se fera pas selon son mérite mais révélera les aspects les plus sombres d’une société où tous les coups sont permis – même les plus rudes.



















