Test Blu-ray : Le gardien des mondes
Le petit monde du DTV – ou « Direct to Video » – voit régulièrement débarquer de Russie de grands films de divertissement, conçus comme de véritables blockbusters à l'américaine. Il semble en effet que depuis une quinzaine d'années on assiste à une nouvelle vague de cinéma populaire russe, fabriquée comme une réponse au « monopole » made in U.S.A. sur le divertissement. Au programme de ces blockbusters à la Russe : de l'action, des effets spéciaux, et encore plus d'action et d'effets spéciaux. Les genres abordés sont la science-fiction, le fantastique, les super-héros et parfois même l'horreur ; c'est encore mieux d'ailleurs si on peut mélanger tous les genres, dans une espèce de gloubi-boulga à l'esthétique « clippesque » basant tout sur le rythme et le grand spectacle.
Test DVD : Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
Birds of prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn est un film globalement sympathique. C’est un film certes blindé de défauts (le principal étant sans doute de donner un peu trop l’impression de se délecter de sa propre insolence), mais pas du tout aussi détestable que peut le sous-entendre son abominable réputation...
Test Blu-ray + DVD : Benny & Joon
"Benny & Joon" n'est pas qu'une comédie loufoque, loin de là : c'est aussi une comédie sentimentale et un film dans lequel chacun des personnages principaux a une fêlure particulière
Test DVD : Elliot, le plus petit des rennes
Tous les ans à l'approche de Noël, on voit débarquer en DVD et Blu-ray des films d'animation inconnus chez nous qui, parce qu'ils ont pour thème Noël, sont quasiment assurés de bénéficier d’une vie relativement décente sur le marché de la vidéo et de la VOD. Car après tout, qui peut résister à un gentil film de Noël à visionner en famille, surtout quand ce dernier comporte le mot « renne » dans le titre ? Aussi, si l'on peut vous donner un conseil avant le visionnage d'Elliot, le plus petit des rennes, c'est de vous laisser faire. L'idée n'est certes pas à généraliser, histoire de ne pas cautionner les agissements d'Harvey Weinstein et sa clique, mais dans le cas d'un petit film pour enfants à visionner en famille à Noël, on relativisera en se répétant le leitmotiv qui rythme les dialogues du Grand saut des frères Coen : « You know… For kids ! »... Et ce même si on a la vague impression d’avoir déjà vu cela 100 fois, et souvent en mieux. Laissez vous donc envahir par l'esprit de Noël, dites-vous que c'est sans doute la période la plus merveilleuse de l’année pour les enfants, et qu'au cinéma comme dans les autres domaines, il y a les films de premier plan et les autres. Prenez votre déco de Noël par exemple : vous avez d'un côté les décorations, les guirlandes et autres ornements de sapin que vous adorez, et et que vous placez bien en évidence. De l'autre côté, il y en a immanquablement d’autres que vous aimez moins, qui servent de décorations de « renfort », ou qu'on place à l'arrière du sapin, là où personne ne les verra.
Test DVD : Un Flic à la maternelle 2
Généreux dans l’action comme dans l’humour, Un Flic à la maternelle 2 respecte la patine « old school » de son modèle et propose un film tout à fait cohérent, respectant parfaitement le style et l’esprit du film d’Ivan Reitman.
Test DVD : Lucky Strike
Le jeu de massacre que nous propose Lucky Strike a beau être vieux comme le cinéma lui-même, sa parfaite exécution par le coréen Kim Yong-Hoon réservera au spectateur un spectacle absolument réjouissant.
Test Blu-ray : The foreigner
Petit retour en arrière. En 2010, Martin Campbell signait avec Hors de contrôle un film à l'ouverture la fois vraiment intense et finalement bien trompeuse : au terme des dix premières minutes du film, qui envoyaient tellement le bois au niveau violence et brutalité (la souffrance du personnage de Mel à la perte de sa fille était réellement palpable pour le spectateur, à la manière de celle ressentie au début de Death sentence) que l'on s'était mis, en vain, à espérer un revenge movie bien badass qui remettrait définitivement Mel Gibson sur le devant de la scène, et qui n'arriverait finalement malheureusement jamais. On attendait un personnage de tête brûlée, un suicidaire qui n'a plus rien à perdre et qui fonce dans le tas et dessoude sans procès les responsables de la mort de sa fille, et on nous avait livré un mec qui faisait sa petite enquête pépère jusqu'à arriver à une vengeance qui se ferait dans une sorte d'état second finalement très décevant, même si la violence sèche du final relevait un peu globalement l'intérêt du bouzin. Vendu comme une histoire de vengeance, Hors de contrôle était d'avantage un film sur le deuil du père, avec une tension qui, au lieu de monter jusqu'à l'explosion, ne faisait que baisser au fur et à mesure de l'enquête.
Test DVD : Very bad dads 2
Quoiqu’en disent certains esthètes adeptes d’un cinéma de la forme dont les plans sont pensés au millimètre près, l’Art ne s’embarrasse généralement pas de considérations mathématiques. On en veut pour preuve que la multiplication d’éléments négatifs ne produit que rarement de résultat positif à l’écran ; dans le sens inverse, l’addition d’éléments positifs au cœur d’un seul et même film ne produit pas systématiquement, au final, un film dont la valeur réelle représente la somme des talents mis dans la balance. On avait déjà souligné cet état de fait à la sortie en France de Very bad dads en 2015 (lire notre article) : le film était très attendu car il représentait la rencontre à l’écran de l’équipe du diptyque Comment tuer son boss et du duo Will Ferrell / Mark Wahlberg, et ne pouvait en toute logique que lessiver nos zygomatiques et rougir nos cuisses à force de se les claquer dans l’hilarité générale. Contre toute attente, Very bad dads s’était avéré une bonne « petite » comédie, mais bien éloignée du monument tant espéré.
À voir sur Netflix : The old guard / Mercenaire for ever
The old guard est adapté du « premier arc » de la série de comics éponymes, sortis chez Image Comics en 2017 (puis chez Glénat en France, début 2019). Greg Rucka et Leandro Fernández ont repris la série parallèlement au tournage du film, proposant un deuxième chapitre dont le cinquième et dernier volume sortira d’ailleurs le 15 juillet 2020.
À voir sur Netflix : Balle perdue – Pas perdue pour tout le monde
Balle perdue est porté par deux personnalités fortes. Le cinéaste Guillaume Pierret d'une part, repéré grâce à un excellent court-métrage en 2012 puis avec des vidéos tournées pour les rigolos de Golden Moustache. L'acteur Alban Lenoir d'autre part, promu ici coscénariste et directeur artistique...
Test Blu-ray : Open water 3 – Les abîmes de la terreur
Petit film d’horreur aquatique sorti en 2003, Open water avait engrangé rien de moins que 55 millions de dollars de recettes au box-office mondial, récoltant de fois quasiment 11.000 fois sa mise de départ. Rentabilité optimale donc pour un found footage tourné en DV, à la croisée des chemins entre deux succès de l’année 1999 (Blair witch project et Peur bleue), qui avait le mérite d’avoir su capter l’air du temps, tout en réussissant à développer dans son dernier tiers une tension bien réelle. On était en présence d’une honnête série B, mais en toute honnêteté, les longueurs et le peu d’intérêt de la première partie du film n’incitaient pas forcément à une deuxième vision. Quatorze ans plus tard, c’est donc avec une certaine surprise que l’on accueillera la sortie d’Open water 3 – Les abîmes de la terreur ; cette sortie paraitra d’autant plus étonnante que bien des cinéphiles ignoraient jusqu’à l’existence d’un deuxième opus… Alors, s’agit-il d’une facétie, à la manière de celle orchestrée par James Huth et Jean Dujardin avec leur Brice 3 ?
Test DVD : Alléluia
Comme pour se évacuer la rage liée à son éviction du tournage de son film précédent, Du Welz choisit d'investir son nouveau thriller, relecture post-moderne des Tueurs de la lune de miel de Leonard Kastle, de façon libre et indépendante, en refusant toute concession.



















