Test DVD : Pelé – Naissance d’une légende

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  : Naissance d’une légende

pelé dvd
États-Unis : 2016
Titre original : –
Réalisateur : ,
Scénario : ,
Acteurs : , , Vincent D’Onofrio,
Éditeur :
Durée : 1 h 43
Genre : Biopic
Date de sortie cinéma : –
Date de sortie DVD : 3 août 2016

 

 

L’incroyable ascension de la légende du football, qui, grâce à un style hors norme et à force de détermination, triompha de tous les obstacles, pour devenir l’inspiration d’un pays tout entier, et le changer à jamais. De son enfance dans les favelas à son entrée dans le club du FC Santos, son talent le mènera jusqu’à la Coupe du Monde 1958 où, alors âgé de 17 ans seulement, il marqua le but décisif qui couronna le du titre mondial…

 
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Le film

[3/5]

On peut s’étonner qu’il ait fallu attendre 58 ans après l’arrivée tonitruante sur la scène internationale du footballeur Edson Arantes do Nascimento, plus connu sous le nom de , près de 40 ans après l’arrêt de sa carrière sportive, pour voir un biopic qui lui soit consacré. Pas de chance : contre toute attente, c’est le cinéma US qui s’est lancé dans l’aventure, en personne étant co-producteur du film. Pas de chance, pourquoi ? Tout simplement, pour deux raisons principales. Tout d’abord, parce que, dans la grande tradition hollywoodienne, ce n’est pas en portugais que l’on converse dans le film mais bien dans la langue de Shakespeare. Bravo la crédibilité ! Ensuite, parce que, dans la grande tradition hollywoodienne, on se trouve embarqué dans une hagiographie du personnage absolument hallucinante. S’ils regardent ce film et la façon de ridiculiser les joueurs adverses attribuée à et à sa technique, Maradona risque de faire une attaque et il est probable que Messi se décide à arrêter le football. Ne parlons pas des petits arrangements avec la véritable histoire, on a l’habitude dans ce genre de film. Et pourtant, malgré tout, on peut regarder le film avec intérêt et un certain plaisir ! En fait, : La naissance d’une légende comprend deux parties bien distinctes. La première partie se déroule alors qu’Edson, alors ap Dico par sa famille et ses amis, est un gamin de 10 ans qui, au grand dam de sa mère, préfère le football à l’école et qui, comme tous les iens à l’époque, subit de plein fouet l’humiliation de la défaite contre l’Uruguay, le 16 juillet 1950, défaite qui enlève au la victoire dans une Coupe du Monde organisée sur ses terres. Bien entendu, on a droit à la discussion entre le jeune et son père dans laquelle le gamin promet à son père qu’un jour, il apportera la Coupe au . Ben voyons ! Une première partie gentillette, donc. La deuxième partie est beaucoup plus intéressante : elle débute alors que n’a que 15 ans et qu’il est engagé par le Santos F.C., et elle se termine par la finale de la Coupe du Monde 1958, avec la victoire du contre la Suède, pays organisateur, le 29 juin. Avec un arbitre français au sifflet, s’il vous plait, mais ça, le film ne le dit pas ! Plus intéressante, cette deuxième partie, car elle évoque ce que le jeu de avait de particulier, ce jeu de jambes ap « ginga » qui, via l’art martial ien ap Capoeira, provient de l’époque de l’esclavage imposé par les portugais dans sa colonie et que le joueur a porté à un très grand niveau de perfection. Au milieu du 20ème siècle, le entend se rapprocher des standards européens dans de nombreux domaines, dont le football. Ayant réussi à se persuader que leur défaite de 1950 est due à leur absence de rigueur et de discipline, les dirigeants et les entraineurs iens exigent des joueurs qu’ils abandonnent leur spécificité naturelle jusqu’au moment où, que ce soit vrai ou que ce soit inventé pour les besoins du film, Vicente Feola, l’entraineur du en 1958, se décide, la veille de la finale contre la Suède, à changer son fusil d’épaule : finis les carcans tactiques, retour à la « ginga » et au plaisir dans le jeu. Grâce à qui ce revirement, je vous le demande ? A , bien sûr, qui a marqué 3 buts en demi-finale contre la France et qui a eu l’idée, à l’issue d’un repas, d’entrainer ses partenaires dans un pari s’apparentant à ce qu’il pratiquait 8 ans auparavant avec ses amis d’enfance (Une scène qui permet de mettre en scène un caméo de , celui d’aujourd’hui, transformé en client de l’hôtel où loge l’équipe du ). Tout cela donne une réflexion intéressante sur un sujet plus universel que le football : pour s’améliorer, doit-on à tout prix copier ce qui, ailleurs, semble donner de bons résultats ou bien, est-il préférable de trouver sa propre voie en utilisant au mieux ses qualités naturelles ?

 

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Présenter à l’âge de 10 ans puis entre 15 et 17 ans nécessitait la recherche de deux jeunes interprètes présentant de bonnes qualités footballistiques. Avec ( à 10 ans) et ( entre 15 et 17 ans), les réalisateurs ont eu la main heureuse … ou plutôt le pied heureux ! Ces gamins, la « ginga », ils l’ont vraiment dans le sang, et même si, par moment, on voit bien qu’on est au cinéma avec des adversaires soviétiques, français ou suédois qui, lorsqu’ils ne jouent pas brutalement, se font berner comme des … gamins par les dribbles de et de ses coéquipiers, les amateurs de football ne manqueront pas d’être conquis par des gestes qu’on voit rarement dans la vraie vie de leur sport préféré. C’est Jeu Jorge, un acteur et musicien très connu au , qui interprète le rôle de Dondinho, le père de , celui de Waldemar de Brito, le recruteur du Santos F.C., l’homme qui a amené le jeune footballeur des rues vers le monde professionnel, étant tenu par , un vieux comédien ien déjà rencontré dans Le Baiser de la femme-araignée. On trouve également le comédien américain Vincent d’Onofrio dans le rôle de Vicente Feola, le sélectionneur et entraineur de l’équipe du en 1958, et l’acteur et comédien américano-mexicain dans celui de José Altafini, surnommé Mazzola, titulaire en 1958 jusqu’à sa blessure et son remplacement par , et présenté comme l’ennemi intime de ce denier dès la première partie du film, ce qui, bien sûr, est totalement faux. Quant à la musique, elle est l’œuvre du très prolifique à qui on doit, entre autres, la musique de Slumdog Millionaire et de Les Recettes du bonheur.

 

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Le DVD

[4/5]

Une fois de plus, pour ce film qui n’a pas eu droit à une sortie en salles, Wild Side Vidéo a fait du bon travail, au niveau du son comme dans celui de l’image. La VO sous-titrée peut être écoutée en Dolby Digital 2.0 ou en DTS 5.1. Si on souffre d’entendre des iens s’exprimer en anglais, on peut choisir la version française, disponible en Dolby Digital 5.1. La bonne qualité de l’image n’a manifestement pas souffert du transfert sur DVD. Rien d’exceptionnel en ce qui concerne les suppléments, avec un court sujet de 7 minutes intitulé Derrière le n° 10. On y retrouve , les deux frères réalisateurs et les interprètes anglophones, qui, entre des extraits du film, reviennent sur le point le plus important du film selon lequel aurait grandement contribué à prouver à ses compatriotes que le était un grand pays et que sa propre culture lui permettait de l’être sans avoir besoin de copier servilement d’autres nations, qu’elles soient européennes ou américaines.

A noter qu’en même temps que le DVD et la version allégée d’un livret, propose une version collector comprenant le DVD, la version Blu-Ray et un livret exclusif de L’équipe de 48 pages.

 
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2 Commentaires

  1. Un des plus beau film que j’ai pu voir. L’histoire d’un garçon qui a réussi à faire ce qu’il aime à partir de peu, ce film nous montre que la rage de vouloir et la motivation nous fais vivre l’impossible, quand une seule personne croit en vous et en ce que vous pouvez faire, c’est égal à une tribune entière.

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