Test DVD : Max, génie malgré lui
Au visionnage de Max, génie malgré lui, on se surprend par moments à se répéter mentalement le leitmotiv qui rythmait les dialogues du Grand saut des frères Coen : « You know… For kids ! ». Et il n'est finalement point étonnant que ce genre de pensée finalement bienveillante nous germe dans l’esprit durant le film de Roy Poortmans : il s’agit en effet d’un spectacle familial honnête et sympathique, certes très imparfait, mais remplissant parfaitement son rôle – celui d’être drôle, imaginatif et divertissant. Les enfants seront, au fil des séquences, tantôt hilares tantôt émerveillés (le film fonctionnera à coup sûr à plein régime entre trois et sept ans, la personnalité et les inventions de la famille « Futé » valant tout de même leur pesant de cacahuètes), et les parents ne seront pas mis à l’écart, puisque certains gags et autres références s’adressent plus spécifiquement à eux.
Test Blu-ray : Le livre de la jungle
Ce qui frappe avant tout dans ce nouveau Livre de la Jungle est l’esthétique renversante des images reposant sur des images de synthèse même si la photographie de Bill Pope (qui a surtout travaillé avec Mike Leigh) et la mise en scène de Jon Favreau ont de quoi époustoufler. L’animation des animaux est très naturelle, les décors sont somptueux, les effets spéciaux de qualité et les scènes d’action bien dirigées. Visuellement le long métrage est complètement abouti. La jungle devient un personnage à part entière permettant aux multiples protagonistes de s’épanouir. Les différents personnages, bien écrits, traités en profondeur avec pertinence et intérêt sont réellement passionnants et surtout très attachants. Chacun des héros cultes qui ont bercé notre enfance dans le film d’animation de 1967 sont fidèlement retranscrits, Jon Favreau leur rendant un appréciable hommage.
Test DVD : La dernière maison sur la plage
Réalisé par Franco Prosperi en 1978, ce film ne s'attarde pas non plus des masses sur la complaisance habituelle du « rape and revenge ». Au contraire, comme pour prendre de la distance avec les horreurs qu'il filme, Prosperi (youp-la-boum !) en rajoute énormément en théâtralité, son argument étant de toutes façons que les victimes font partie d'une troupe de théâtre : cette Dernière maison sur la plage a donc un côté très Brechtien, avec des ralentis interminables, des gros plans des visages, des cadrages bizarres, une musique assourdissante... Tout est fait pour freiner l'immersion du spectateur, et de fait, le film apparaît au final bien plus soft que ses contemporains du « rape and revenge », les passages les plus dérangeants étant qui plus est souvent laissés hors-champ. Une curiosité du cinéma d'exploitation, à découvrir.
Test Blu-ray : La nuit de la grande chaleur
S’il y a une certitude qui a su s’imposer presque naturellement dans le cœur de tous les cinéphiles, c’est bel et bien que n’importe quel long-métrage proposant en tête d’affiche les légendaires Christopher Lee et Peter Cushing mérite non seulement d’être vu, mais s’imposera quasiment toujours à coup sûr comme un excellent moment de cinéma. Et quand on ajoute derrière la caméra le nom de Terence Fisher, on obtient de facto la Sainte Trinité de la Hammer, et le film devient tout simplement indispensable.
Test DVD : Poulet frites
Le co-créateur de l’émission Strip-tease Jean Libon entreprend de « prolonger » un peu le plaisir par le biais d’un long-métrage, Poulet frites, qui s’avère, en dépit de sa nature de documentaire, un vrai polar.
Test DVD : Les 3 crimes de West Memphis
Cinéaste indépendant incontournable dans les années 90, au même titre qu'un Hal Hartley par exemple, Atom Egoyan a eu quelques difficultés à aborder le tournant des années 2000, et peine aujourd'hui à enchaîner les projets réellement "marquants" pour le spectateur.
Test DVD : Un autre monde
Que dire sinon que ce film est tout simplement une réussite totale avec, cette fois ci, comme victime du système économique qui règne sur la planète, système basé sur les exigences du marché et la compétitivité, non pas un ouvrier, non pas un chômeur, mais un cadre de haut niveau !
Test Blu-ray : Dunkerque
Christopher Nolan évoque ce drame historique méconnu qui s’est déroulé entre le 26 mai et le 3 juin 1940. Le ressenti immersif de cette course contre le temps est souligné par ce tic-tac permanent d’une montre incorporée dans l’impressionnante musique de Hans Zimmer. Nous sommes ainsi aspirés au cœur de l’action, dans une tension ininterrompue, à travers le destin de jeunes hommes effrayés qui espèrent simplement rentrer chez eux, leurs actions relevant plus de l’instinct de survie que de l’héroïsme en temps de guerre. Les jeunes acteurs, souvent débutants, sont tous très justes, à commencer par Fionn Whitehead, premier à apparaître à l’image dans une ouverture impressionnante, ainsi que Harry Styles, du groupe One Direction, en Écossais intransigeant et Aneurin Barnard en muet mystérieux.
Test Blu-ray : 3h10 pour Yuma
3h10 pour Yuma est un des films les plus connus de Delmer Daves, et probablement un des westerns les plus brillants des années 50. Visuellement superbe, ce western psychologique mâtiné de film noir porte en lui les germes de ce que sera Apocalypse now vingt ans après : le film de Daves montre en effet le cheminement intérieur d'un homme qui finira par se métamorphoser au fil du film en sa « Némésis ». Car au départ, tout oppose Dan, fermier de son état, et Ben le tueur. Formellement très habile, Delmer Daves jouera des oppositions comme des ressemblances entre les deux personnages, notamment dans les cadrages ou l'agencement des plans / jeux d'ombres, jusqu'à un final bluffant qui n'a pas fini, plus de cinquante ans après, d'interpeler le spectateur.
Test Blu-ray : Le transporteur – Héritage
Le transporteur - Héritage est le premier épisode d’une « toute nouvelle » franchise censée nous faire oublier la tronche burinée et les costards sur mesure de Jason Statham. En lieu et place du Stath’, on retrouvera donc Ed Skrein, acteur aperçu dans la série Game of thrones
Test Blu-ray : Z Nation – Saison 3
Souvent présentée comme une série concurrente de The walking dead, la série Z Nation, produite par The Asylum pour la chaine Syfy depuis 2014, s’est rapidement imposée comme une série très éloignée de celle créée par Frank Darabont quelques années plus tôt. D'ailleurs, si l'on met de côté l'aspect « road movie dans le contexte futuriste d’un monde en proie à la désolation et peuplé de zombies », tout ou presque oppose les deux shows. Là où Walking dead est sérieux, solennel, premier degré et presque philosophique, Z Nation a rapidement imposé un esprit cheap, déjanté, presque punkoïde, le show créé par Craig Engler et Karl Schaefer assumant clairement et définitivement sa nature de divertissement décérébré et souvent incohérent, mal foutu mais 100% fun : le bis comme un état d’esprit… A la question « Peut-on aimer à la fois Walking dead et Z Nation ? », on pense dés lors qu'une seule réponse s'impose : « On s'en fout ! ».
Test Blu-ray : Chair de poule 2 – Les fantômes d’Halloween
Bien conscients que le pic de popularité des romans et de la série TV Chair de poule dataient des années 90 et nécessitaient un sérieux « coup de jeune », Rob Letterman et le staff artistique de Sony Pictures s'étaient échiné à recréer de toutes pièces un univers pour leur adaptation cinématographique de 2015, en ne proposant pas à proprement parler une « adaptation » d'un ou plusieurs romans jeunesse de R.L. Stine mais en imaginant une variation sur le même thème leur permettant de mettre en scène tout un tas de monstres à la façon des dessins animés de la franchise Hôtel Transylvanie. Le résultat était fort sympathique, que cela soit pour les enfants ou leurs parents.



















