Test DVD : Starving games
Susciter le rire est un Art dans lequel une poignée d’élus excellent. S’il semble indéniable que la comédie est une mécanique compliquée, la dynamique d'un gag réussi et le timing précis de la vanne qui tue sont en revanche des éléments qui apparaissent comme totalement subjectifs : qui ne s’est jamais retrouvé totalement affligé au cœur d’une salle de cinéma qui, elle, était complètement pliée de rire ? Ainsi, il parait bien difficile de lâcher sur le papier des assertions définitives telles que « ce n’est pas drôle », que l’on parle des Monty Python, des Chevaliers du fiel, du Splendid, des ZAZ ou des duettistes Aaron Seltzer / Jason Friedberg qui nous intéressent aujourd’hui.
Test DVD : A la folie
A la folie est un très beau film, qui montre la schizophrénie de façon très juste et très sensible. Disponible en DVD chez Damned Films à partir du 20 septembre.
Test DVD : The Oath – Le serment d’Hippocrate
Comme si les éditeurs français s’étaient tous donné le mot afin de célébrer fin octobre l’anniversaire de la disparition de Charles Bronson, les « revenge movies » se suivent sur les linéaires de vos revendeurs préférés de DVD / Blu-ray. Se suivent… Mais ne se ressemblent pas ! Car outre leur thématique vengeresse, on serait bien en peine de trouver des similitudes formelles entre l’espagnol et désespéré La colère d’un homme patient, l’expérience américaine contrariée de Fabrice du Welz sur Message from the King et le thriller islandais The oath – Le serment d’Hippocrate.
Test Blu-ray : Le livre de la jungle
Ce qui frappe avant tout dans ce nouveau Livre de la Jungle est l’esthétique renversante des images reposant sur des images de synthèse même si la photographie de Bill Pope (qui a surtout travaillé avec Mike Leigh) et la mise en scène de Jon Favreau ont de quoi époustoufler. L’animation des animaux est très naturelle, les décors sont somptueux, les effets spéciaux de qualité et les scènes d’action bien dirigées. Visuellement le long métrage est complètement abouti. La jungle devient un personnage à part entière permettant aux multiples protagonistes de s’épanouir. Les différents personnages, bien écrits, traités en profondeur avec pertinence et intérêt sont réellement passionnants et surtout très attachants. Chacun des héros cultes qui ont bercé notre enfance dans le film d’animation de 1967 sont fidèlement retranscrits, Jon Favreau leur rendant un appréciable hommage.
Test DVD : Le monde secret des Emojis
Peut-être le public français ne s’en est-il pas rendu compte, surtout si l’on considère l’accueil relativement chaleureux qu’il lui a réservé en 2017 avec un peu plus de 742.000 entrées dans les salles obscures, mais il semblerait que Le monde secret des Emojis soit un film mal aimé. Le petit dernier de chez Sony Pictures Animation a en effet rencontré un accueil extrêmement négatif de la part des critiques professionnelles américaines, obtenant un taux d'approbation de 9 % sur le site Rotten Tomatoes, sur la base de 108 critiques collectées, et une moyenne de 2,7/10. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 12/100, pour 26 critiques collectées. Sur le site IMDb, sa moyenne calculée sur la base de presque 36.000 votants ne dépasse pas, à ce jour, la note de 3/10. De mémoire de cinéphile, on a rarement vu un film d’animation s’en prendre autant plein la gueule.
Test Blu-ray : 3h10 pour Yuma
3h10 pour Yuma est un des films les plus connus de Delmer Daves, et probablement un des westerns les plus brillants des années 50. Visuellement superbe, ce western psychologique mâtiné de film noir porte en lui les germes de ce que sera Apocalypse now vingt ans après : le film de Daves montre en effet le cheminement intérieur d'un homme qui finira par se métamorphoser au fil du film en sa « Némésis ». Car au départ, tout oppose Dan, fermier de son état, et Ben le tueur. Formellement très habile, Delmer Daves jouera des oppositions comme des ressemblances entre les deux personnages, notamment dans les cadrages ou l'agencement des plans / jeux d'ombres, jusqu'à un final bluffant qui n'a pas fini, plus de cinquante ans après, d'interpeler le spectateur.
Test DVD : American Sniper
Le patriotisme est une valeur capitale aux États-Unis, qui tend à particulièrement mal s'exporter en dehors des frontières américaines, et même Clint Eastwood n'a pas échappé pas à la volée de bois vert en s'attaquant au sujet très épineux de l'amour aveugle de son pays et de son drapeau avec American Sniper.
Test Blu-ray : Capitaine de Castille
Tourné au Mexique et tentant, autant que faire se peut, de privilégier les lieux « réels » où s’étaient déroulés les faits relatés durant le film, Capitaine de Castille s’avère un film d'aventures très ambitieux, au budget énorme, mettant Tyrone Power sur le devant de la scène alors que se dessine, en arrière-plan, tout un pan de la conquête du Nouveau Monde. Derrière la caméra, on trouve bien entendu le mythique Henry King, collaborateur régulier de l’acteur ; à eux deux, ils représentent une certaine idée du « grand » cinéma Hollywoodien des années 40, épique et spectaculaire mais ne sacrifiant cependant jamais ses personnages sur l'autel du grand spectacle.
Test DVD : La ronde du crime
A la découverte de La ronde du crime (The lineup, 1958), le spectateur contemporain ne pourra pas s’empêcher de remarquer, presque malgré lui, l’influence considérable qu’aura pu avoir le film de Don Siegel sur l’écriture (et le cinéma en général) de Quentin Tarantino. Car si le film nous propose une intrigue policière largement dégraissée de tout élément superflu, on sent bien que Siegel n’est pas réellement intéressé par l’enquête à proprement parler, ni par les flics qui la mènent, issus de la série TV The Lineup (1954-1960), dont le rôle est vraiment réduit à la portion congrue.
Test DVD : La dernière maison sur la plage
Réalisé par Franco Prosperi en 1978, ce film ne s'attarde pas non plus des masses sur la complaisance habituelle du « rape and revenge ». Au contraire, comme pour prendre de la distance avec les horreurs qu'il filme, Prosperi (youp-la-boum !) en rajoute énormément en théâtralité, son argument étant de toutes façons que les victimes font partie d'une troupe de théâtre : cette Dernière maison sur la plage a donc un côté très Brechtien, avec des ralentis interminables, des gros plans des visages, des cadrages bizarres, une musique assourdissante... Tout est fait pour freiner l'immersion du spectateur, et de fait, le film apparaît au final bien plus soft que ses contemporains du « rape and revenge », les passages les plus dérangeants étant qui plus est souvent laissés hors-champ. Une curiosité du cinéma d'exploitation, à découvrir.
Test DVD : Heli
De nos jours, rares sont les films qui parviennent à faire réagir presque physiquement le spectateur. Heli est de ceux-là. En effet, le film d’Amat Escalante se démarque par une extrême brutalité, une violence dérangeante et surprenante.
Test DVD : Poulet frites
Le co-créateur de l’émission Strip-tease Jean Libon entreprend de « prolonger » un peu le plaisir par le biais d’un long-métrage, Poulet frites, qui s’avère, en dépit de sa nature de documentaire, un vrai polar.



















