Test Blu-ray : Le château du dragon
S’il est techniquement et esthétiquement parfait, si les plans sont manifestement pensés, travaillés, si les décors – de l’austérité de la ferme familiale de Miranda (Gene Tierney) à la bizarrerie architecturale de Dragonwyck – caractérisent le parcours de l’héroïne, de ses rêves de princesse à la réalité de matrice, si les personnages sont campés avec une bonne authenticité, tout est finalement bien convenu dans l’histoire qui enfile les scènes vues et revues. Le plan d’ouverture sur la campagne, la scène du bal avec la valse qui choque les nobles du cru, la terrasse sur le jardin où Nicholas rejoint Miranda, la découverte de Dragonwyck
Test DVD : Azuro
Azuro est l'adaptation, par l'acteur Matthieu Rozé, d'un roman de Marguerite Duras sorti en 1953 intitulé « Les Petits chevaux de Tarquinia ». On admettra d'entrée de jeu que le pari de Matthieu Rozé est risqué...
Test Blu-ray : Ton heure a sonné
Avec son personnage principal en quête de vengeance, pour qui seules de sanglantes représailles permettront de retrouver enfin la paix, Ton heure a sonné semble, avec le recul, avoir permis à Randolph Scott de créer un nouvel « archétype » au sein du western : celui d’un personnage âpre, taciturne et impitoyable, uniquement mû par le désir d’appliquer la loi du talion, et n’hésitant pas à traquer son ennemi à travers l’Ouest tout entier. Ce personnage-là deviendra d’ailleurs par la suite un véritable cliché, non seulement au cœur de la carrière de Scott, mais également dans le western dans sa totalité.
Test DVD : Poulet frites
Le co-créateur de l’émission Strip-tease Jean Libon entreprend de « prolonger » un peu le plaisir par le biais d’un long-métrage, Poulet frites, qui s’avère, en dépit de sa nature de documentaire, un vrai polar.
Test DVD : Les 3 crimes de West Memphis
Cinéaste indépendant incontournable dans les années 90, au même titre qu'un Hal Hartley par exemple, Atom Egoyan a eu quelques difficultés à aborder le tournant des années 2000, et peine aujourd'hui à enchaîner les projets réellement "marquants" pour le spectateur.
Test Blu-ray : Chair de poule
Si les exécutifs de Sony à Hollywood ont décidé aujourd’hui d’adapter l’univers de R.L. Stine au cinéma, c’est sans doute que l’un des jeunes créatifs les plus influents du studio a du développer une sorte de nostalgie concernant la série d’ouvrages « horrifiques » pour enfants et/ou de la série TV qui en fut dérivée dans les années 90. En matière de modes, chacun sait qu’il faut battre le fer quand il est chaud, et Sony ne pouvait espérer réaliser un blockbuster familial en se basant sur l’éventuelle nostalgie d’une poignée de quasi-trentenaires qui ont tout oublié/refoulé du mauvais goût des 90’s, qui allait de Chair de poule aux 2 be 3 en passant par les pin’s, les sacs bananes ou les totoches.
Test DVD : La dernière maison sur la plage
Réalisé par Franco Prosperi en 1978, ce film ne s'attarde pas non plus des masses sur la complaisance habituelle du « rape and revenge ». Au contraire, comme pour prendre de la distance avec les horreurs qu'il filme, Prosperi (youp-la-boum !) en rajoute énormément en théâtralité, son argument étant de toutes façons que les victimes font partie d'une troupe de théâtre : cette Dernière maison sur la plage a donc un côté très Brechtien, avec des ralentis interminables, des gros plans des visages, des cadrages bizarres, une musique assourdissante... Tout est fait pour freiner l'immersion du spectateur, et de fait, le film apparaît au final bien plus soft que ses contemporains du « rape and revenge », les passages les plus dérangeants étant qui plus est souvent laissés hors-champ. Une curiosité du cinéma d'exploitation, à découvrir.
Test Blu-ray : Ugly
Oubliez les comédies musicales guillerettes et les films romantiques et fleur bleue, Kashyap préfère sonder la noirceur abyssale de l’âme humaine. Quelques années après son polar fleuve Gangs of Wasseypur, le réalisateur indien s’attaque avec Ugly à un fait divers sordide, et livre par là même un état des lieux terrifiant d’un pays en pleine déliquescence sociale.
Test Blu-ray : 3h10 pour Yuma
3h10 pour Yuma est un des films les plus connus de Delmer Daves, et probablement un des westerns les plus brillants des années 50. Visuellement superbe, ce western psychologique mâtiné de film noir porte en lui les germes de ce que sera Apocalypse now vingt ans après : le film de Daves montre en effet le cheminement intérieur d'un homme qui finira par se métamorphoser au fil du film en sa « Némésis ». Car au départ, tout oppose Dan, fermier de son état, et Ben le tueur. Formellement très habile, Delmer Daves jouera des oppositions comme des ressemblances entre les deux personnages, notamment dans les cadrages ou l'agencement des plans / jeux d'ombres, jusqu'à un final bluffant qui n'a pas fini, plus de cinquante ans après, d'interpeler le spectateur.
Test DVD : Patrick
Depuis quelques années, l’Australie semble s’être lancée dans une vague de remakes des grands classiques de l’horreur et du fantastique que le pays d’Oz avait lancée à la face du monde dans les années 70. Après Long week-end en 2008, et en attendant Harlequin, Razorback ou les classiques de Peter Weir, c’est Patrick qui connaît aujourd’hui les joies du remake...
Test DVD : Max, génie malgré lui
Au visionnage de Max, génie malgré lui, on se surprend par moments à se répéter mentalement le leitmotiv qui rythmait les dialogues du Grand saut des frères Coen : « You know… For kids ! ». Et il n'est finalement point étonnant que ce genre de pensée finalement bienveillante nous germe dans l’esprit durant le film de Roy Poortmans : il s’agit en effet d’un spectacle familial honnête et sympathique, certes très imparfait, mais remplissant parfaitement son rôle – celui d’être drôle, imaginatif et divertissant. Les enfants seront, au fil des séquences, tantôt hilares tantôt émerveillés (le film fonctionnera à coup sûr à plein régime entre trois et sept ans, la personnalité et les inventions de la famille « Futé » valant tout de même leur pesant de cacahuètes), et les parents ne seront pas mis à l’écart, puisque certains gags et autres références s’adressent plus spécifiquement à eux.
Test Blu-ray : Dunkerque
Christopher Nolan évoque ce drame historique méconnu qui s’est déroulé entre le 26 mai et le 3 juin 1940. Le ressenti immersif de cette course contre le temps est souligné par ce tic-tac permanent d’une montre incorporée dans l’impressionnante musique de Hans Zimmer. Nous sommes ainsi aspirés au cœur de l’action, dans une tension ininterrompue, à travers le destin de jeunes hommes effrayés qui espèrent simplement rentrer chez eux, leurs actions relevant plus de l’instinct de survie que de l’héroïsme en temps de guerre. Les jeunes acteurs, souvent débutants, sont tous très justes, à commencer par Fionn Whitehead, premier à apparaître à l’image dans une ouverture impressionnante, ainsi que Harry Styles, du groupe One Direction, en Écossais intransigeant et Aneurin Barnard en muet mystérieux.




















