Critique : Vivarium

Le choix d'une science-fiction sans effets spéciaux pour parler de la vie dans un urbanisme horizontal totalement inhumain, pour parler aussi de la difficulté d'être parent, un univers entre Frans Kafka, Boris Vian et Fernand Combet, "Vivarium" est un film qui risque de dérouter. Un film imparfait mais attachant.

Berlinale 2020 : Lands of Murders

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Au sein du réseau de cheminements qu'empruntent les remakes de pays en pays, nous n'étions pas tellement conscients qu'il existe également une correspondance entre l'Espagne et l'Allemagne. En effet, c'est plutôt le cinéma hollywoodien qui est connu pour sa voracité en termes de recyclage peu scrupuleux d'histoires ayant déjà fait leurs preuves quelque part ailleurs sur le globe.

Berlinale 2020 : Surge

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Ben Whishaw occupe une place de plus en plus importante au sein de sa génération d'acteurs polyvalents, une source intarissable de talents dont le cinéma britannique détient le secret au moins depuis l'époque de Laurence Olivier et consorts.

Critique : Dark Waters

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Noble. Todd Haynes fait partie de cette communauté hélas peu nombreuse de réalisateurs nobles, dont chaque film se positionne plus ou moins explicitement en faveur d'une cause. La qualité supérieure de sa filmographie ne repose par contre pas sur un engagement tendancieux, ni sur une dénonciation des défauts manifestes de la société américaine, qui serait ouverte à toutes sortes de dispositifs manipulateurs.

Critique : Adoration

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"Adoration" narre de façon convaincante une histoire d'amour très particulière entre deux adolescents tout en montrant que la frontière entre ce qu'on appelle folie et normalité est souvent très ténue.

Critique : Nina Wu

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Très réaliste dans "Adieu Mandelei", Midi Z a complètement complètement changé son fusil d'épaule dans sa réalisation de "Nina Wu". Un peu comme si les frères Dardenne se mettaient à réaliser un film qu'on pourrait comparer à des œuvres de David Lynch !

Critique : Âmes perdues

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Venise, la cité à la fois énigmatique et poisseuse, sert de décor idéal à ce thriller d'épouvante des années 1970. Le charme baroque de la ville, avec ses palais délabrés où régnait jadis l'opulence et ses canaux désormais engorgés de détritus, contribue en effet amplement à faire tenir sur la durée une histoire au fond terriblement abracadabrante.

Critique : Bloody Mama (Roger Corman)

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En France, on a parfois tendance à résumer Roger Corman à une simple casquette de producteur débrouillard et un brin cynique. C'est un tort : on oublie trop souvent le grand cinéaste qu'il fut avant de prendre sa retraite de réalisateur au début des années 70. Touche à tout, aussi à l'aise dans la chronique socio-politique (le formidable The intruder) que dans le formalisme le plus pur (ses sublimes films gothiques adaptés d'Edgar Poe), Corman avait un don indéniable pour capter l'air du temps.

Arras 2019 : Seules les bêtes

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Puisque la civilisation humaine du 21ème siècle court à une vitesse de plus en plus vertigineuse vers la globalisation des échanges, nous sommes de plus en plus étroitement liés les uns aux autres. Plutôt que de produire de la solidarité et de la convivialité, ce réseau mondial des interdépendances crée des rapports de force déséquilibrés, aux conséquences parfois insoupçonnées.

Arras 2019 : Passed by Censor

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En ce moment, nous procédons chez nous à une grande opération de rangement de notre petite surface de vie parisienne, qui consiste entre autres à jeter à la benne de recyclage tous les très anciens relevés de comptes, factures et autres documents caducs.

Critique : Bunny Lake a disparu

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Otto Preminger avait beau ne pas correspondre aux critères sélectifs de l'auteur, administrés avec fanatisme à ses contemporains par la critique française de l'époque, il disposait néanmoins du don considérable de transformer des histoires hautement triviales en des films à la forme et au propos sophistiqués.

Critique : Le Lac aux oies sauvages

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Cinq ans après Black Coal, son troisième long-métrage qui lui avait valu l'Ours d'or au Festival de Berlin, le réalisateur chinois Diao Yinan était en quelque sorte attendu au tournant. Ce n'est pas tant qu'on s'attendait désormais de sa part d'un chef-d'œuvre après l'autre.

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Ce que les Shooting Stars sont pour le Festival de Berlin, les Rising Stars le sont pour l'Académie du cinéma britannique. Nul besoin de maîtriser la langue de Shakespeare pour comprendre qu'il s'agit de prix censés encourager de jeunes talents, destinés à plus qu'une carrière météorique.

Test Blu-ray : Paris Police 1900 – Saison 1

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L’ambition affichée par Canal + en ce qui concerne ses « créations originales » n’a semble-t-il pas de limites, et la première saison de la série Paris Police 1900 en est une des plus ébouriffantes démonstrations.

Livre : Mister Everywhere (Samuel Blumenfeld)

Ça y est, nous avons repéré notre nouvelle idole dans le monde du cinéma ! Évidemment, nous sommes tout à fait conscients qu'il est désormais trop tard pour nous, personnellement, de suivre la voie si abondante en bifurcations et en rencontres enrichissantes, empruntée entre les années 1950 et 2010 par Pierre Rissient.

Test Blu-ray : Les démons de l’esprit

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Comme pour essayer de coller d’avantage aux goûts du public des 70's, la Hammer décidait avec Les démons de l’esprit d’abandonner les grandes figures de monstres du répertoire de la Universal, tout en conservant en revanche l’époque victorienne et le cadre gothique.

Test DVD : Mon nom est clitoris

Enfin le DVD d'un film documentaire important, consacré au plaisir féminin, et dont le retentissement, lors de la sortie en salles, a été entravé par la pandémie.