Critique : La Parole donnée

En près de soixante-dix ans de sa longue et illustre Histoire, le festival de Cannes n’a daigné honorer qu’un seul film brésilien, voire un seul représentant du cinéma latino-américain, avec la récompense suprême de la Palme d’or ! Ce fut il y a plus d’un demi-siècle, grâce au jury présidé alors par le poète japonais Tetsuro Furukaki – eh oui, à ce moment-là, la liste des élus à ce poste prestigieux ne se résumait pas encore à une poignée de noms de réalisateurs en vogue. La Parole donnée est un film magnifique, qui porte haut les couleurs de son pays, mais qui est en même temps transcendé par des valeurs universelles, traitées sur le ton de la tragédie absurde. A partir d’un contexte typiquement brésilien, d’ailleurs si spécifique à cette culture que des explications sur les différentes croyances qui y règnent sont mises en exergue, il s’empare d’un fait divers, qui aurait aussi bien pu donner lieu à une farce survoltée de l’autre côté de l’Atlantique, en Italie par exemple, où, à l’époque, le cinéma savait parfaitement incorporer le désordre social ambiant dans un feu d’artifice de divertissement filmique.
Triangle (2009)

Critique : Triangle

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Deux ans de recherche, voilà le temps qu'il aura fallu aux producteurs de Triangle pour trouver un distributeur. Deux ans à parcourir des festivals de cinéma dans lesquels le 4ème film de Christopher Smith a remporté un grand succès...

Critique : Ceux qui travaillent

Plutôt que de s'en prendre systématiquement aux autres et au système, commençons par balayer devant notre porte, nous dit Antoine Russbach.

Critique : Dogman

"Dogman" vient positivement enrichir la filmographie de Matteo Garrone et prouver, une fois de plus, la qualité d'un cinéma italien, trop souvent mésestimé, voire carrément rejeté.

Le grand cahier

Le Grand Cahier est tout sauf un mauvais film. Beaucoup de spectateurs le trouveront même excellent. Par contre, celles et ceux qui ont besoin de ressentir un minimum d'empathie avec ne serait-ce que quelques personnages d'un film pour réussir à l'apprécier auront l'impression de se heurter à une porte close leur interdisant d'entrer dans le film.

Critique : Ninjababy

Alors que le cinéma norvégien semble actuellement reposer sur les seules épaules de Joachim Trier, voilà qu'arrive sur nos écrans le remarquable deuxième long métrage de Yngvild Sve Flikke, une réalisatrice très inventive qui excelle à faire passer des messages au milieu des rires générés par son sens du comique.

Revu sur MUBI : Spéciale première (Billy Wilder)

Quelle fin de carrière tristounette pour Billy Wilder dans les années 1970 ! Celui qui était en quelque sorte le roi de la comédie sophistiquée à Hollywood une vingtaine d'années plus tôt n'a absolument pas su s'adapter au vent de renouveau qui soufflait sur l'industrie du cinéma à ce moment-là.

Critique : Thor Ragnarok

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Après deux premiers opus relativement décevants, respectivement mis en scène par Kenneth Branagh et Alan Taylor, Thor Ragnarok est réalisé par Taika Waititi. Ce jeune néozélandais est déjà réputé pour avoir un univers coloré et décalé...

Critique : À la recherche de Vivian Maier

Et si Vivian Maier était l'une des artistes majeures du vingtième siècle ? Ce documentaire, qui n'est pas sans rappeler Sugar Man, documentaire sur le musicien Sixto Rodríguez, est une enquête rigoureuse sur la vie de celle qui fut nounou pour gagner sa vie et se permettre de vivre sa vocation secrète de photographe de rue.

Berlinale 2017 : The Party (Sally Potter)

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Une sensation déplaisante de déjà-vu nous a saisis lors de la découverte de ce huis-clos, seulement trois jours après celle de The Dinner de Oren Moverman, lui aussi en compétition au 67ème Festival de Berlin et lui aussi essentiellement un règlement de comptes féroce entre des proches qu’en fait tout sépare.

Critique : Brother

Intéressant dans son récit des activités caritatives des Franciscains du Bronx et, celles, en particulier du frère François, un centralien qui a quitté le confort de sa vie d'ingénieur pour vivre auprès des pauvres dans un quartier difficile, "Brother" passe à côté de points potentiellement importants dans la mesure où il ne montre que les côtés positifs de la communauté dont fait partie François sans se mettre à la recherche d'éventuelles zones d'ombre qu'il aurait été tout aussi intéressant de creuser.
Shark 3D

Shark 3D

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Presque un an jour pour jour après la sortie de Piranha 3D, film d'épouvante gore d'Alexandre Aja, un nouveau film d'horreur en 3D, de David R. Ellis cette fois, sort dans nos salles et met cette fois à l'honneur des bestiaux un poil plus gros : les requins. Plus imposants et plus puissants, les squales font-ils de Shark 3D un meilleur film que Piranha 3D ?

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Test Blu-ray : Christy

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Le cinéma adore les secondes chances. Pas seulement celles offertes à ses personnages, mais aussi celles qu'il accorde à ses vedettes. Christy s'inscrit précisément dans cette drôle de catégorie, où un film raconte autant l'histoire de son héroïne que celle de l'actrice venue l'incarner.

Décès de l’acteur Sam Neill

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L’acteur néo-zélandais Sam Neill est décédé hier à Sydney en Australie. Il était âgé de 78 ans. Mondialement connu pour son rôle du paléontologue Alan Grant dans Jurassic Park et deux de ses suites, Neill s’était également imposé dans des films tels que La Leçon de piano de Jane Campion – Palme d’or au Festival de Cannes en 1993 – et L’Antre de la folie de John Carpenter.

Test Blu-ray : Colossal – Réédition 2026

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À une époque où les films sont devenus des produits qu'il faut pouvoir résumer en une phrase destinée à accrocher le spectateur en moins de dix secondes, on comprend presque qu'aucun distributeur français n'ait, à l’époque, réellement su comment vendre Colossal. Car le film est un objet profondément réfractaire au marketing.

Test Blu-ray : Le Sifflet

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Le Sifflet arrive ces jours-ci en Blu-ray sous les couleurs de Metropolitan Film & Video. Une sortie assez rapide qui permettra aux amateurs d'horreur de redécouvrir dans d'excellentes conditions techniques ce petit divertissement fantastique signé Corin Hardy, cinéaste dont le sens de l'image constitue indéniablement l'un des principaux atouts du film.

Critique Express : Cap Farewell (Deuxième avis)

Certes, il y a quelques maladresses dans ce film tourné en scope, mais elles sont compensées par le jeu absolument remarquable de 2 comédiennes : Noée Abita, l'interprète de Toni, et Pascale Bussières, l'interprète de Betty.