Critique : Thor Ragnarok

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: Ragnarok

États-Unis : 2017
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : , ,
Acteurs : , ,
Distribution : The Walt Disney Company France
Durée : 2h11
Genre : Fantastique
Date de sortie : 25 octobre 2017

Note : 4/5

Après deux premiers opus relativement décevants, respectivement mis en scène par Kenneth Branagh et Alan Taylor, ce troisième épisode est réalisé par . Ce jeune néozélandais a une carrière encore toute récente, mais est déjà réputé pour avoir un univers coloré et décalé. Un ton que le cinéaste a parfaitement su affirmer dans ce troisième opus, qui donne enfin de l’épaisseur à .

 

 

Privé de son puissant marteau, est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable

 

 

Une joyeuse ballade inspirée des Gardiens de la Galaxie

 

Ça y est, James Gunn a lancé une nouvelle mode. Les films de super héros pop, totalement décontractés, colorés, à l’humour omniprésent et à l’auto-dérision sans limite. Ragnarök s’inscrit parfaitement dans la lignée de cette saga. Dans un univers galactique où voyage à travers l’espace, Ragnarök mélange deux arcs des comics : le Ragnarök bien évidemment, mais également Planet . Les deux personnages se renvoient parfaitement la balle dans une joute de testostérone humoristique. Aidé par Immigration Song de Led Zeppelin et une bande originale électrique enrichie de quelques assonances électro, : Ragnarok est indéniablement une comédie. Fini le côté très sérieux et divin de , ce dernier perd son marteau et également son sérieux.

Les vannes n’arrêtent pas, souvent références aux précédents opus de . va même jusqu’à tourner en dérision la relation entre la Veuve Noire et . Souvenez-vous, dans Avengers : L’ère d’Ultron, celle-ci calme avec une tirade, une histoire de soleil qui se couche. reprend cette scène légèrement ridicule pour en faire un comique de répétition génial. Le décalage est d’or pour que cet humour incessant fonctionne. Très coloré, le film introduit de nouveaux personnages, notamment le Grand Maître, porté par un Jeff Goldblum hilarant. Les scènes de combats sont impressionnantes, quoique peu nombreuses, et le grand choc entre et est vraiment à la hauteur de nos attentes, quoi que légèrement amputé. est davantage exploité, et devient une figure passionnante. Très attachant, le personnage parodie la célèbre figure de .

 

 

Une recette qui n’évolue pourtant pas

 

Même si ce Ragnarök est réussi, et vraiment très divertissant, la formule Marvel n’évolue malheureusement pas. Malgré un monde foisonnant, les caméos restent rares, tandis que Stan Lee se fait encore une fois remarquer. Pas de pierres d’infinité cette fois, et un enchaînement encore très classique de héros qui chute et doit faire de nouveau ses preuves face à un méchant bien introduit mais relativement mal exploité. Hela est impressionnante, notamment grâce à l’interprétation de , mais le personnage manque d’originalité. Les scénaristes ne semblent pas savoir comment exploiter les potentiels des méchants, et celui-ci demeure encore une fois un énième ennemi qui lance des trucs. Ici ce sont des piques, alors que traditionnellement il s’agit d’énergie. De même, ne prend pas énormément de risques quant au Ragnarök originel et ne met pas en avant les complexes relations familiales entre les différents instigateurs. Les figures mythologiques comme Sutur restent également en retrait.

Ragnarök n’est toujours pas le vilain petit canard qui sortira des rangs, mais s’avère être une parfaite représentation de ce que peut faire à l’heure actuelle : un divertissement cool, drôle, rythmé et définitivement fun. Les fans de l’univers Marvel seront aux anges, ravis de découvrir les innombrables références et un film techniquement irréprochable.

 

 

Conclusion

Bien supérieur à ses prédécesseurs, : Ragnarok reste très fidèle aux comics qu’il adapte, et tient ses promesses en faisant déferler le Ragnarok sur Asgard. L’humour omniprésent et le côté pop décérébré sont de véritables armes pour ce nouvel opus : est attachant, impressionnant, Loki passionnant et Hela dark à souhait. Et même si les recettes made in Marvel restent inchangées, le plaisir -coupable ou pas- est bien présent !

 

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