Critique : Souvenirs de Marnie
Le nouveau film du Studio Ghibli, qui sort dans les salles françaises le 14 janvier 2015 après avoir essuyé un relatif échec cet été au Japon, relève au moins deux défis : celui de l’adaptation, dans l’univers japonais contemporain, d’un classique de la littérature anglo-saxonne (When Marnie Was There de Joan G. Robinson), ainsi que celui de la réalisation du premier film du studio depuis que son co-fondateur et illustre représentant Hayao Miyazaki a annoncé sa retraite (voir l’exposition consacrée au studio Ghibli).
Critique : Loin des hommes
Aride comme les hauts plateaux de l’Atlas, pudique comme la philosophie humaniste d’Albert Camus, cette adaptation libre de l’une de ses nouvelles a surtout donné un très beau film. Avec une intensité sourde, David Oelhoffen n’y évoque point un choc des cultures, mais plutôt une bataille subtile pour un peu de compréhension et de solidarité, pendant que l’équilibre social et historique se détraque irrémédiablement. Si l’on veut considérer Loin des hommes comme un western – une référence pleinement assumée par son réalisateur –, ce serait alors un western algérien aux multiples facettes. Car sa principale qualité est une redistribution cyclique des cartes à une vitesse impressionnante, un changement de donne permanent auquel les deux personnages, interprétés magistralement par Viggo Mortensen et Reda Kateb, s’adaptent aussi bien qu’ils le peuvent.
Critique : Au revoir là-haut
Quelques années après 9 mois ferme, Albert Dupontel revient derrière la caméra pour Au revoir là-haut, adaptation d’un roman de Pierre Lemaître. Via un sujet plutôt dramatique, le cinéaste signe une œuvre personnelle et techniquement irréprochable.
Critique : Retour à Ithaque
Retour à Ithaque fait partie de ces films qui marquent profondément les spectateurs, à la fois par leur simplicité et par leur richesse. On peut s'étonner que le scénario, pas particulièrement tendre pour ce qu'est devenue l'île crocodile, ait été accepté sans problème par les autorités, et donc que le film ait pu être tourné à La Havane avec des comédiens cubains. Peut-être la tendresse que les scénaristes et le réalisateur montrent pour le peuple cubain y est pour quelque chose.
Critique : Mississippi Burning
Est-ce que, à la fin des années 1980, le sujet racial traité dans Mississippi Burning était d'une actualité plus brûlante qu'aujourd'hui ? Il faut craindre que non, puisque la question de l'inégalité légale entre les différents citoyens des États-Unis continue d'agiter les esprits. La tempête politique récente autour de la prise en compte modifiée des votes dans certains états du sud est hélas là pour nous le rappeler.
L’Antre de la folie
L'Antre de la folie est un film d'horreur réalisé par John Carpenter. Un film qui est soit culte, soit détesté par les spectateurs tant son univers est spécial. Autant dire que si l'on accroche pas tout de suite, le film n'aura aucun intérêt. L'univers du film fait automatiquement penser aux œuvres de Stephen King autant par le coté fantastique que le coté psychologique du long métrage.
Gérardmer 2019 : The Witch : 1ère partie. Subversion
The Witch : 1ère partie. Subversion
Corée du Sud : 2018
Titre original : MANYEO
Distributeur
Réalisation : Park Hoon-Jung
Scénario : Park Hoon-Jung
Interprètes : Kim Da-mi, Min-soo Jo,...
Les Adieux à la reine
En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.
Critique : JSA – Joint Security Area
L'actualité 2018 concernant les deux Corée et les qualités cinématographiques de "JSA -Joint Security Area" doivent inciter un grand nombre de spectateurs à aller voir en salle ce qui est un des plus beaux films de Park Chan-Wook.
Critique : L’indomptable feu du printemps
Tout au sud du continent africain, un grand réalisateur vient d'apparaître. Cet homme a l'art de transformer une histoire somme toute banale en feu d'artifice alliant beauté des images et des sons avec une atmosphère de conte mythologique, à mi chemin entre réalité et onirisme.
La télé arrive (Telfza Jeya) de Moncef Dhouib : L’image d’un gouvernement Benaliste hypocrite...
Ce film est un film témoin, qui réunit tous les éléments permettant de creuser une réalité, de la dévoiler, de susciter la discussion et la critique : image et son, costumes et décor, lieu et personnages, histoire et géographie.
La Source des femmes
Pour son quatrième long métrage, le Roumain Radu Mihaileanu, après avoir enflammé la Croisette en mai dernier, vient irradier nos écrans avec un film qui réussit l’alchimie du sujet fort de ses deux premiers opus (« Train de vie » et « Vas, vis et deviens ») et de la beauté visuelle du toutefois surestimé « Concert ».



















