Gérardmer 2019 : The Witch : 1ère partie. Subversion

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The Witch : 1ère partie. Subversion

Corée du Sud : 2018
Titre original : MANYEO
Distributeur
Réalisation : Park Hoon-Jung
Scénario : Park Hoon-Jung
Interprètes : Kim Da-mi, Min-soo Jo, Park Hee-Soon
Distribution : Wild Side
Durée : 2h06
Genre : action, thriller
Date de sortie : prochainement

3.5/5

Quelle torture immensément grande de ne voir que la première partie d’un long métrage aussi captivant et quelle tortue incommensurablement lente que de devoir attendre un an avant de savoir si, oui ou non, la seconde partie figurera dans la cuvée 2019 de Fantasia. C’est ce mélange de supplice et d’incertitude qui m’a accompagné tout au long des 126 haletantes minutes que dure The Witch: Part 1. The Subversion (Manyeo en VO). L’auteur-réalisateur Park Hoon-jung et l’actrice Kim Da-mi étaient d’ailleurs présents pour cette primeur internationale dont voici sans plus tarder ma critique.

Synopsis : Dix ans auparavant, la jeune Ja-yoon s’est échappée d’un complexe gouvernemental à la suite d’un incident qu’elle a provoqué sans le vouloir et qui lui a fait perdre la mémoire. Elle a trouvé refuge auprès d’un couple âgé qui la considère comme leur propre fille. Devenue une brillante lycéenne, elle décide de passer un concours de chant retransmis à la télévision nationale. Elle est ainsi repérée par des personnes à l’allure étrange qui la recherchent depuis sa disparition. En un instant, la vie apparemment ordinaire de Ja-yoon devient beaucoup moins paisible…

Park Hoon-jung, l’homme derrière V.I.P. (aussi présenté cette année), The Tiger: An Old Hunter’s Tale ainsi que le scénario d’I Saw the Devil, démontre à nouveau l’étendue de son savoir-faire en racontant une histoire qui développe tant l’intrigue que les personnages. Il insuffle même un rythme sans temps mort en dépit qu’il n’y ait aucune scène d’action durant la première heure du film. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde grâce au duo formé par Kim Da-mi (Ja-yoon) et Go Min-si (Myung-hee, la télésérie Cheese in the Trap) dont la complicité crève l’écran telles ces armes blanches qui transpercent des corps aussitôt que le spectacle est lancé. Il y a de quoi saliver des litres de bave devant le déversement de tant de litres de sang!

J’avais hâte de la voir en action, d’autant plus que je savais déjà que cette débutante a été choisie parmi 1 200 candidates pour interpréter le personnage principal de Ja-yoon. Toute une performance, allant de la plus belle sagesse à la pire violence. Nul doute que ce premier rôle-titre va lui ouvrir bien des portes. Elle ne joue toutefois pas une sorcière à proprement parler. À l’image du mot « Witch » dans le Laplace’s Witch de Takashi Miike, il s’agit plutôt d’une métaphore.

Conclusion

The Witch: Part 1. The Subversion emprunte quelques éléments à Logan, Limitless, la trilogie Maze Runner, The Raid 2: Berandal et même Terminator 2: Judgment Day (l’échange de poussades musclées sur/dans les murs d’un couloir!) afin d’offrir un divertissement à la hauteur des attentes. Les chorégraphies sont d’une lisibilité à couper le souffle et les rebondissements habilement amenés. Ceux et celles qui me lisent assidûment connaissent mon amour vis-à-vis du cinéma sud-coréen et c’est pourquoi je clame que visionner la moitié d’un aussi bon tout (en attendant une éventuelle suite) revient à interrompre… un coït cinéphilique!

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