La Légende de Beowulf

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Beowulf

La Légende de Beowulf

USA : 2007
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 1h53
Genre : Fantastique, Aventure, Animation
Date de sortie : 21 novembre 2007

Globale : [rating:5][five-star-rating]

Un passage à l’heroic fantasy réussi pour Robert Zemeckis qui, usant à nouveau de la technologie de la motion-capture, parvient avec étonnement à livrer un film plus mâture qu’il n’en a l’air…

Synopsis : En ces temps lointains, les sauvages contrées du Nord de l’Europe étaient peuplées de héros et de monstres, et des hommes audacieux, taillés pour la lutte et les conquêtes, pouvaient encore se forger des destins d’exception. Le plus glorieux d’entre ces aventuriers fut le Viking Beowulf, qui surgit un beau jour pour sauver le vieux roi Hrothgar et ses sujets des assauts d’une féroce créature. Son nom devint vite légendaire à travers le royaume et, partout, l’on chanta sa bravoure face au maléfique Grendel. Beowulf ne devint pas seulement célèbre, mais riche. Et avec la richesse vinrent bientôt de dangereuses tentations et une inextinguible soif de pouvoir. Car le héros était aussi humain, trop humain sans doute…

Beowulf

Mis à part la trilogie du Seigneur des Anneaux, cela faisait longtemps que l’on n’avait pas eu de vrai longs-métrages d’heroic fantasy. Et quoi de plus normal que de revenir sur l’une des histoires les plus passionnantes du genre déjà plusieurs abordées au cinéma : celle de la légende Beowulf, ce Viking qui a vendu son âme au diable pour devenir roi. On avait déjà eu le nanar médiévo-futuriste avec Christophe Lambert, une approche inédite (mais hélas inégale) avec Le 13e Guerrier de John McTiernan ainsi qu’un direct-to-dvd plutôt sympathique avec Gerard Butler et un téléfilm passé inaperçu. Mais rien ne nous avait préparé à cette nouvelle adaptation du célèbre poème que nous a concocté le génie des effets spéciaux Robert Zemeckis…

Un chef-d’œuvre

Tourné en motion-capture (le metteur en scène l’avait déjà utilisée avec réussite pour Le Pôle Express), incroyablement fidèle au poème britannique et possédant avant tout un impressionnant aspect visuel criant de réalisme, La Légende de Beowulf est une totale prouesse maîtrisée du début à la fin par un réalisateur passionné. Le casting 5 étoiles transposé ici en images de synthèse est tout bonnement génial : dans le rôle-titre, l’excellent Ray Winstone (dont le faciès et le physique plutôt bedonnant ont cependant été modifiés à l’écran), accompagné des confirmés Anthony Hopkins, , et , tous sont fabuleusement animés par ordinateur. Tous exceptée , certes très ressemblante en monstre féminin mais hélas bien trop liftée et à la peau lisse pour paraître pleinement crédible face à ses partenaires masculins pleins de rides, de cicatrices et de sueur.

Motion-capture oblige, les mouvements des personnages sont époustouflants, en particulier sur les petits détails quelconques, dans les séquences d’action mais également dans les scènes de dialogues plus calmes. Nous nous retrouvons donc sans tarder au Danemark, dans un monde antique où règne luxure, violence et barbarie, des terres délurées mais néanmoins paisibles qui vont être bousculées par l’arrivée d’un monstre sanguinaire nommé Grendel, créature à moitié humaine née d’une alliance interdite venue réclamer vengeance auprès de son royal père. C’est là qu’intervient le légendaire Beowulf et ses valeureux guerriers vikings : le mercenaire a été appelé par le roi Hrothgar pour éliminer la bête, chose que le vantard aux cheveux d’or va se plaire à exécuter…

Beowulf

Une motion-capture justifiée

Autour de cette histoire palpitante, violente et réaliste dans sa forme se dresse un magnifique portrait de personnages au final très humains, très faibles et extrêmement lâches, où secrets enfouis, tromperies multiples et mensonges à foison font le bonheur des uns et le malheur des autres. Tous les ingrédients sont présents pour nous entraîner dans une aventure où le terme ‘épique’ n’a jamais été aussi bien mis en pratique. De plus, le choix du procédé d’animation instauré par Zemeckis a ici une réelle justification… En effet, décors, êtres humains et créatures fantastiques se joignent dans une cohérence totale et l’idée que le film est en images de synthèse disparait très rapidement de notre esprit.

Nous plongeons avec passion et acharnement dans cette fabuleuse épopée très très sanglante (dont certaines séquences en dégoutera plus d’un), peuplée de thèmes ancestraux toujours aussi touchants et de scènes d’action tout simplement incroyables comme les deux attaques de Grendel dans le château (sacrément gore par ailleurs) ou encore cet impressionnant affrontement final entre Beowulf et le dragon, à rester bouche-bée d’admiration. Avec une interprétation de qualité, une mise en scène terrifiante d’efficacité et un rythme plus que soutenu, La Légende de Beowulf demeure aujourd’hui encore l’un des meilleurs films d’heroic fantasy, l’un des meilleurs films de Robert Zemeckis et l’un des meilleurs films de l’année 2007, sans hésitation aucune.

Résumé

Chef-d’œuvre de la fantasy revenant aux sources du genre à la manière d’un Conan le barbare en images de synthèse, cette énième adaptation du poème de Beowulf est plus qu’une réussite, c’est une extraordinaire aventure où les monstres ne sont finalement pas ceux que l’on croit. Un grand bravo pour cet incontournable du 7e Art.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=L2R6Tpi9XcM[/youtube]

2 Commentaires

  1. Jolie critique qui me donne envie de regarder le film, je vais surement acheter le DVD dans les prochains jours, ça fait longtemps que je n’ai pas regardé un bon film d’heroic fantasy.

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