Critique : Tout schuss

Et si on allait prendre des nouvelles de José Garcia ? L’acteur, très populaire auprès du public français il y a une dizaine d’années, s’est récemment fait plus rare, au point de n’apparaître dans aucun film depuis plus de deux ans.

Critique : Burying the ex

1
Quel est le point commun entre le festivalier fantastique strasbourgeois et le festivalier fantastique géromois (de Gérardmer, donc) ? Ils seront parmi les rares, voire les seuls, en France, à découvrir en salles le dernier opus du maître Joe Dante, la comédie romantico-horrifique Burying the ex, son premier film depuis The Hole tourné en 2009 et vaguement montré sur quelques écrans français (en bluray la plupart du temps entre 2012 et 2013 pour quelques «chanceux»). Cela vaut-il la peine de découvrir ce nouvel opus signé par l’un des maîtres du fantastique et de l’horreur en particulier, du cinéma tout court en général (une filmo quasi sans faute) ? Pas de suspense, la réponse est plutôt oui… mais…

Critique : Randonneurs Amateurs

1
Réunis dans Butch Cassidy et le Kid en 1969 et L'Arnaque en 1973, Robert Redford et Paul Newman ont longtemps caressé l'espoir de se retrouver une troisième fois. Lorsque le premier a découvert A Walk in the Woods de Bill Bryson, il pensait avoir trouvé le bon matériau, son ami et lui tentant de le mener à bien à la fin des années 90. La santé déclinante puis le décès de Newman en 2008 ont enterré ce projet, relancé finalement avec Nick Nolte.

Critique : Creed – L’Héritage de Rocky Balboa

2
Après huit ans d'absence, Sylvester Stallone reprend son rôle culte de Rocky Balboa (non, Match Retour ne compte pas), boxeur talentueux, attachant et fidèle à ses origines. Huit ans déjà que Stallone n’était pas revenu dans la peau de son double cinématographique, ce qui suffisait à intriguer un public excité à l’idée de voir le dernier round de Rocky.

Critique : Carol

0
Le dernier film de Todd Haynes est sorti la semaine dernière en France, après avoir été acclamé outre-atlantique (et outre-manche). Plutôt Brève rencontre de David Lean (1946) par son romantisme que La Vie d’Adèle d'Abdelatif Kechiche (2013) par son sujet, Carol parle de l'amour entre deux femmes : Thérèse (Rooney Mara, prix d’interprétation à Cannes pour ce rôle) et Carol (Cate Blanchett) dans le New-york des années 50. Bien entendu, cette relation entre deux personnes du même sexe, qui n'ont, de plus, pas le même âge, n'est pas accepté dans la société de l'époque ...

Critique : Spotlight

Le cinéma hollywoodien réagit toujours avec un retard relativement important aux sujets d’actualité les plus brûlants. Ce décalage récurrent peut être imputé à bon nombre de raisons d’ordre économique ou logistique, mais ce qu’il traduit surtout, c’est un tempérament frileux lorsqu’il est question de prendre les armes filmiques pour une cause dont l’issue reste incertaine.

Critique : Jane got a gun

Par les temps qui courent, chaque western serait bon à prendre. Le genre américain par excellence est en effet délaissé à tel point depuis une quarantaine d’années, que toute nouvelle tentative de le ranimer ponctuellement se voit confrontée à des attentes démesurées.

Critique : Encore heureux

Qu'y a-t-il de plus triste qu'un film censé faire rire et qui n'y arrive pratiquement jamais ? L'éclosion de quelques sourires, peut-être ? On l'admet : en effet, quelques répliques arrivent à arracher des sourires. Toutefois sachez que les 3 meilleures du genre sont dans la bande-annonce : dans la première, il y a le mot "sarkozyste" ; dans la deuxième, il y a "Hollande" ; dans la troisième, il y a "honnêteté" et "les riches".

Critique : Danish girl

Dans les civilisations occidentales, la question des transgenres reste le dernier tabou dans le domaine des mœurs. C’est la dernière étape à franchir dans la lente évolution du regard que nous portons sur la sexualité de l’autre, qui a déjà accompli tant de progrès au cours du siècle passé pour les femmes et les homosexuels.

Critique : 45 ans

Ce film n’est ni plus, ni moins qu’un miracle ! D’abord parce qu’il a su combler toutes les attentes que nous avions à son égard depuis qu’il a gagné un double Ours d’argent de l’interprétation au dernier festival de Berlin il y a un an. Et puis, d’une façon encore plus enthousiasmante, grâce à la confirmation du talent considérable de son réalisateur Andrew Haigh, qui avait su nous subjuguer avec son film précédent Week-end, ou la sublime naissance d’un amour gay.

Test DVD : L’Ennemi de la classe

1
L'arrivée assez fracassante de "L'Ennemi de la classe" sur la scène internationale permet de rajouter aux rares cinéastes slovènes que l'on connaissait jusqu'à présent, le nom d'un jeune réalisateur, Rok Biček, 30 ans, dont tout laisse à penser qu'une carrière brillante lui est destinée.

Critique : The Revenant

On se souvient d’Alejandro González Iñárritu pour Amours chiennes et pour 21 grammes, pour ce goût du film d’auteur choral aux personnages forts et dont les tourments étaient explorés sans complaisance. Au début des années 2000, nous pensions alors découvrir un cinéaste dont le discours ne cesserait de nous questionner.

Derniers articles

Test Blu-ray : MadS

0
Avec MadS, David Moreau signe un film d’horreur français à la fois efficace et presque expérimental, dont la particularité formelle – il s’agit d’un unique plan-séquence de 90 minutes – devient le cœur même du dispositif.

Critique Express : Les recommencements

Le retour vers le passé de Al Moon, vétéran amérindien de la guerre du vietnam, est fait sous la forme d'un road-movie avec de belles images mettant en valeur certains paysages grandioses des Etats-Unis, accompagnées des réflexions de Al Moon sur un certain nombre de sujets

Test Blu-ray : The Christophers

0
Pour accompagner The Christophers, étonnante comédie dramatique autour de l’Art, du mensonge, de la filiation et de la création, Blaq Out propose une édition Blu-ray plutôt solide sur le plan technique. Côté image, le transfert HD se montre particulièrement bon...

La Roche-sur-Yon 2026 : Light Pillar

Contre toute attente, ce film d’animation hybride venu de Chine n’est pas aussi déprimant que sa prémisse aurait pu le laisser supposer. Grâce à l’empathie du regard de son réalisateur Xu Zao, Light Pillar revêt même une poésie filmique indéniable. Le tout saupoudré d’une fine couche d’ironie, s’il vous plaît.

Test Blu-ray : Secrets et mensonges

0
Avec Secrets et mensonges, Mike Leigh transforme une histoire de famille en bombe à retardement émotionnelle, mais une bombe qui aurait été soigneusement rangée dans un placard avant d’être oubliée.