Critique : Loin de la foule déchaînée
Quitte à tomber d’emblée dans la banalité sentimentale, nous sommes convaincus que la conception de l’amour, en termes à la fois sociaux et affectifs, évolue au fil du temps. Ainsi, elle n’a pas été la même entre le moment de la publication du roman de Thomas Hardy en 1874 et la sortie de sa première adaptation cinématographique par John Schlesinger en 1967.
L’Aigle de la Neuvième Légion
L'Aigle de la Neuvième Légion est une adaptation d'un roman du même nom paru en 2003. Il s'agit d'un péplum réalisé par le talentueux Kevin Macdonald, un documentariste reconverti au cinéma à qui l'on doit déjà 2 films : Le Dernier roi d'Écosse et Jeux de pouvoir. Mais L'Aigle de la Neuvième Légion se veut être un péplum intelligent où le spectateur se diverti tout en réfléchissant, alors pari gagné ?
Dans la tourmente
Il n’est jamais agréable de sentir le devoir d’écrire des choses désagréables sur un film dont on est persuadé par ailleurs qu’il a été muri et réalisé avec sincérité et honnêteté. C’est pourtant ce qui va arriver !
Critique express : Contes du hasard et autres fantaisies
Il y a quelque temps, pour certains, il était inimaginable de ne pas tomber en pâmoison à la vision des films du coréen Hong Sang-Soo. Il semble bien qu'il soit en passe d'être supplanté par le réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi dont, parait-il, chaque film est encore meilleur que le précédant.
Critique : Wilson
Les personnages de « misfits » réveillent de temps à autres – et souvent pour le meilleur – un cinéma américain parfois un peu endormi. Wilson, héros éponyme de la dernière comédie dramatique de Craig-Johnson, est de ces marginaux qui amènent un vent de fraîcheur toujours bienvenu.
Critique : Ex machina
La différence entre l’intelligence artificielle et naturelle est laissée volontairement vague dans ce premier film remarquable, qu’une partie de l’équipe de notre site a déjà pu découvrir lors de sa présentation au dernier festival de Gérardmer (cf. la critique de Julien à ce sujet). Distinguer ce qui relève encore de l’humain de ce qui appartient à l’ère nouvelle des robots y sert tout juste de prémisse à une guerre des nerfs passionnante dont les maîtres mots sont l’appréhension et le malaise affectif.
Critique : Les opportunistes
Lors de la cérémonie des David Di Donatello 2014, les Oscars / Césars italiens, deux films se sont partagés les honneurs : La Grande Belleza et Les Opportunistes, ce dernier étant récompensé, entre autres, à la fois comme meilleur film et comme meilleur scénario. Les Opportunistes, comme La Grande Belleza, apporte en tout cas une nouvelle preuve que le cinéma italien n'est pas aussi moribond qu'on le prétend un peu trop souvent.
Critique : Everest
Un aller-retour sur le toit du monde au prix d’une place de cinéma, ça vous dit ? L’effet d’immersion est indéniable dans le nouveau film américain du réalisateur islandais Baltasar Kormakur. Pendant plus d’une heure, le spectateur est invité à accompagner un groupe d’alpinistes téméraires sur leur chemin d’entraînement vers les plus hauts sommets, avant que la catastrophe ne frappe.
Critique : A bout portant (Don Siegel)
Si Douglas Sirk, le maître du mélodrame stylisé, s’était un jour abaissé à tourner un film de gangster, celui-ci aurait probablement ressemblé à cette adaptation d’une nouvelle de Ernest Hemingway. Au détail près que la sensibilité de Don Siegel est beaucoup plus virile que celle de Sirk et que, par conséquent, A bout portant reste un film de genre majeur, poignant et en même temps pleinement conscient de la surenchère dramatique dans laquelle il s’engage avec bravoure. Ses personnages sont en quête d’une vérité qui se dérobe à leur emprise, au fur et à mesure qu’ils progressent vers l’origine de la mélancolie profonde qui surplombe le film dans son ensemble. A la fin de ce récit à tiroirs magistral, il n’y a que la mort ou, pire encore, le mensonge existentiel de l’amour impossible auquel chaque homme devra faire face pour survivre tant bien que mal.
Critique : Ouija : les origines
Dans le petit monde de l’horreur moderne adressée principalement au public pré adolescent, il devient difficile de trouver son compte, entre les innombrables found footages filmés avec les pieds pour faire réaliste, les histoires de maisons hantées et de fantômes invisibles ou les éternels films d’exorcisme toujours prétextes à plus de morale trempée dans l’eau bénite. Dans ce triste contexte, il n’y avait franchement pas de quoi être fébrile à la perspective d’une préquelle à Ouija sorti en 2015 en France. Cette adaptation purement opportuniste d’une célèbre licence de la société Hasbro n’avait pas eu grand monde pour la défendre, mais avait tout de même réussi à rapporter plus de 100 millions de dollars dans le monde, pour un budget de 5, Jason Blum oblige. Il paraissait donc inévitable que la franchise perdure d’une façon ou d’une autre. Et là, surprise, devant la caméra du plutôt très doué Mike Flanagan, cinéaste apprécié des fans de genre pour quelques films non exploités dans les salles françaises (Oculus, Hush, Before I wake), ce qui s’annonçait comme un simple produit calibré se transforme en petite pépite à l’esprit totalement atypique pour notre époque.
Vu sur OCS : Le Passage du Rhin
Et un autre repêchage avant disparition du service de vidéo par abonnement OCS avec ce film de guerre de André Cayatte, qui compte a priori parmi les Lions d'or du Festival de Venise plutôt obscurs. Pourtant, Le Passage du Rhin sait largement éviter la double dimension héroïque et aventurière généralement associée au genre, au profit d'un récit en deux temps à la sobriété saisissante.
Noor
En 2012, les limousines de Robert Pattinson (Cosmopolis de David Cronenberg) et de Denis Lavant (Holy Motors de Leos Carax) ne furent pas les seuls véhicules remarqué à Cannes. Dans la sélection de l'ACID, on découvrait le non moins marquant camion victime de la mode du tuning que vole Noor dans le film du même titre réalisé par Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti. .



















