Critique : Les opportunistes
Lors de la cérémonie des David Di Donatello 2014, les Oscars / Césars italiens, deux films se sont partagés les honneurs : La Grande Belleza et Les Opportunistes, ce dernier étant récompensé, entre autres, à la fois comme meilleur film et comme meilleur scénario. Les Opportunistes, comme La Grande Belleza, apporte en tout cas une nouvelle preuve que le cinéma italien n'est pas aussi moribond qu'on le prétend un peu trop souvent.
Test DVD : Chloé & Théo
Le meilleur comédien du film est sans conteste le seul amateur du lot : Theo Ikummaq, un véritable Inuit qui, par sa prestance et son calme, arrive à émouvoir et à faire passer les messages écologistes de base sans donner l'impression de tomber dans le prêchi-prêcha. Ne serait-ce que pour lui, on peut se diriger vers ce film qui, en plus, a le mérite d'être court
Critique : Quai des Orfèvres
On ne le dira jamais assez, Henri-Georges Clouzot est un grand et même un très grand réalisateur. Comme preuve supplémentaire, après notre découverte enthousiaste des Espions la semaine dernière, on citera Quai des Orfèvres.
La Roche-sur-Yon 2017 : Have a Nice Day
Depuis près d'un quart de siècle, l'influence de Quentin Tarantino plane de façon diffuse sur le cinéma mondial. Ses disciples se font un peu plus discrets ces dernières années, aussi parce que la mode cinématographique est passée depuis à autre chose que cette relecture jouissive du cinéma de genre, mais de temps en temps nous avons encore droit à une réplique du style du gourou des années '90.
Critique : Mon nom est clitoris
Un film qui donne les clés, aux filles comme aux garçons, d'une sexualité épanouie, éloignée d'une pudibonderie freinant des quatre fers face à la recherche du plaisir comme des performances pornographiques dans lesquelles ce sont les sentiments qui sont absents.
Critique : Chronicle
A l'affiche prochainement et très attendu par les 15 – 20 ans, Chronicle reprend le principe de la caméra au poing qui a si bien réussi à Rec, Paranormal Activity ou encore Cloverfield, et l'applique sur une histoire d'adolescents qui se découvrent d'incroyables pouvoirs. Un premier film de Josh Trank, qui semble avoir tout ce qu'il faut sur le papier pour réussir. Son manque d'expérience lui fera-t-il passer à côté de sa chance ?
Critique : Ouija : les origines
Dans le petit monde de l’horreur moderne adressée principalement au public pré adolescent, il devient difficile de trouver son compte, entre les innombrables found footages filmés avec les pieds pour faire réaliste, les histoires de maisons hantées et de fantômes invisibles ou les éternels films d’exorcisme toujours prétextes à plus de morale trempée dans l’eau bénite. Dans ce triste contexte, il n’y avait franchement pas de quoi être fébrile à la perspective d’une préquelle à Ouija sorti en 2015 en France. Cette adaptation purement opportuniste d’une célèbre licence de la société Hasbro n’avait pas eu grand monde pour la défendre, mais avait tout de même réussi à rapporter plus de 100 millions de dollars dans le monde, pour un budget de 5, Jason Blum oblige. Il paraissait donc inévitable que la franchise perdure d’une façon ou d’une autre. Et là, surprise, devant la caméra du plutôt très doué Mike Flanagan, cinéaste apprécié des fans de genre pour quelques films non exploités dans les salles françaises (Oculus, Hush, Before I wake), ce qui s’annonçait comme un simple produit calibré se transforme en petite pépite à l’esprit totalement atypique pour notre époque.
Aux yeux de tous
Aux yeux de tous
France : 2011
Réalisateur : Cédric Jimenez
Acteurs : Mélanie Doutey, Olivier Barthelemy, Francis Renaud
Distribution : DistriB Films
Durée : 1h25
Genre : Thriller
Date de...
Critique : La vie domestique
Après un dîner passé entre un homme arrogant et misogyne et son mari tranquille et passif, une nouvelle journée s’écoule pour Juliette. Un quotidien rythmé par les courses, les enfants, les tâches domestiques, ballet banal de cette banlieue bourgeoise. Mais l’attente d’un bouleversement possible brise cette morosité : la réponse d’une maison d’édition comme retour au monde du travail et à la vie parisienne.
Critique : Oppenheimer
Petit à petit, nous perdons espoir de voir un jour Christopher Nolan nous gratifier d'un chef-d'œuvre dont la subtilité de l'expression cinématographique serait à la hauteur de son ambition considérable. Car si nous reconnaissons volontiers une certaine maestria dans ses films, tôt ou tard, ce bel édifice tangue sous le style constamment pompeux du réalisateur.
Critique : Mon héros (court-métrage)
Avec Mon héros, Sylvain Desclous change de registre après le plus mélancolique Le Monde à l’envers avec Myriam Boyer et Vincent Macaigne et signe une comédie rafraîchissante et fraternelle.
Critique : Le Secret magnifique
Est-ce qu'on peut encore, de nos jours hyper-ironiques, prendre un film comme Le Secret magnifique au sérieux ? Le maître du mélodrame édulcoré Douglas Sirk n'y lésine en effet pas sur les moyens pour faire passer un message édifiant sur l'altruisme poussé à son extrême. A y regarder de plus près, ce film, qui allait donner le ton de la période faste de la filmographie du réalisateur pendant les années 1950, n'est pas du tout aussi sirupeux qu'il ne paraît.


















