Aux yeux de tous

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Aux yeux de tois - photo du film

Aux yeux de tous - affiche du filmAux yeux de tous

France : 2011
Réalisateur :
Acteurs : , , Francis Renaud
Distribution : DistriB Films
Durée : 1h25
Genre : Thriller
Date de sortie : 04/04/12

Globale : [rating:2,5][five-star-rating]

Une histoire de terrorisme sur fond de hacker qui a piraté toutes les caméras de vidéo surveillance de la capitale. En choisissant le parti pris pourtant très séduisant de filmer tout son sujet en ne montrant que des images de vidéo surveillance, Jimenez se prend les pieds dans le tapis, faute d’un scénario plus original. Une grosse erreur de casting n’arrange pas les choses. Vraiment dommage.

Synopsis : Un attentat est commis à la gare d’Austerlitz à Paris. Un hacker qui a piraté toutes les caméras de la capitale observe la ville à son insu et réussit à retrouver les images de l’explosion. Il en découvre les auteurs et met le doigt dans un engrenage terrible…

Aux yeux de tous - photo du film

N’est pas qui veut

L’idée de départ a quelque chose qui frise le génie : filmer l’intégralité de cette histoire des différents points de vue qu’offrent les caméras de surveillance dont il est précisé dans le dossier de presse qu’elles ne sont pas moins de 673 000 sur toute la France. Le procédé est plus qu’alléchant, car induisant d’énormes contraintes d’un point de vue diégétique autant que du montage. Or, le cinéma a vu naître quelques chefs-d’œuvre lorsqu’il subissait la contrainte, qu’elle fut idéologique (tout le cinéma d’Eisenstein) ou financière. Et comme disait Gide, « L’art vit de contraintes et meurt de liberté ».

Il ne faudra hélas pas attendre le chef d’œuvre de ce film qui ne manque pourtant pas de qualités. Mais ce parti pris de mise en scène finit par se retourner contre son auteur et s’il s’est soigneusement occupé à toute la technique qu’induit ce procédé, Jimenez a laissé de côté un certain nombre de choses qui finissent par faire tourner sa machine à vide. On frôle la démonstration à maintes reprises et l’attention du spectateur n’est rapidement plus captée que par cette dimension technique. L’histoire, beaucoup trop schématique, ne donne aucun relief à l’ensemble car privée de toute aspérité, elle n’est qu’un faire-valoir à ce « savoir-filmer autrement » qui phagocyte tout. Nous sommes très loin du machiavélique « Snake Eyes » de , auquel il est difficile de ne pas songer, même si le sujet est totalement différent.

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Massacrant Barthélemy

Autre point faible : le déséquilibre de l’interprétation. Soit joue trop bien, soit Olivier Barthélémy joue trop mal. Mais leur couple ne fonctionne absolument pas à l’écran. Ce pauvre comédien au nom prédestiné pour les massacres plombe le film de ses apparitions (heureusement peu nombreuses) où il ne réussit qu’à réciter un texte sans jamais franchir le stade de l’incarnation. Sûr que face à , excellente à tous les coups (au cinéma mais aussi au théâtre), il aurait fallu quelqu’un d’une autre trempe.

Très peu dialogué, le film se voit doté par ailleurs d’une bande-son omniprésente. Certes, elle n’est pas désagréable du tout mais masque bien difficilement les carences du scénario et n’est pas étrangère à l’impression d’un vidéo-clip d’une heure vingt que laisse diffuser cette projection. Comme quoi les bonnes idées ne font pas tout…

Résumé

Gimenez connaît les recettes mais ne s’occupe pas du plat qu’il va servir. Et sert un vidéo clip de quatre-vingts minutes en guise de film. Un peu plus d’écriture au niveau du scénario aurait hissé cette œuvre vers des sommets. Il n’arrive péniblement qu’à mi-parcours, plombé par une interprétation à moitié convaincante. …

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