Critique Express : La nouvelle femme

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La nouvelle femme

France, Italie : 2023
Titre original : –
Réalisation : Léa Todorov
Scénario : Léa Todorov
Interprètes : Jasmine Trinca, Leïla Bekhti, Rafaëlle Sonneville-Caby
Distribution : Ad Vitam
Durée : 1h41
Genre : Drame, Historique
Date de sortie : 13 mars 2024

2.5/5

Synopsis : En 1900, Lili d’Alengy, célèbre courtisane parisienne, a un secret honteux – sa fille Tina, née avec un handicap. Peu disposée à s’occuper d’une enfant qui menace sa carrière, elle décide de quitter Paris pour Rome. Elle y fait la connaissance de Maria Montessori, une femme médecin qui développe une méthode d’apprentissage révolutionnaire pour les enfants qu’on appelle alors « déficients ». Mais Maria cache elle aussi un secret : un enfant né hors mariage. Ensemble, les deux femmes vont s’entraider pour gagner leur place dans ce monde d’hommes et écrire l’Histoire.

Maria Montessori, une des premières femmes diplômées de médecine en Italie, une femme qui, toute sa vie, s’est battue pour l’égalité entre les femmes et les hommes, une femme qui, à la fin du 19ème siècle, a développé une méthode d’apprentissage adaptée aux enfants mentalement déficients et l’a ensuite transposée en tant que méthode d’enseignement pour tous les enfants, avec le but qu’ils deviennent des adultes indépendants et capables de s’adapter. Beau sujet qu’a choisi de traiter Léa Todorov, une réalisatrice venue du documentaire et dont La nouvelle femme et le premier long métrage de fiction. Pour raconter cette histoire, Léa Todorov a fait un choix et on est en droit de se demander si ce choix était vraiment judicieux : introduire auprès de Maria Montessori un autre personnage féminin, le personnage fictionnel de Lili d’Alengy, une courtisane parisienne, mère honteuse d’une petite fille neuro-atypique et qui, à ce titre, va chercher à se rapprocher de Maria.

Pourquoi choisir une de ces femmes qualifiées à l’époque de « cocottes » comme autre personnage féminin important du film ? Afin d’incarner un autre modèle de femme indépendante de cette époque, répond Léa Todorov, une femme puissante et libre sans pour autant avoir le savoir académique de Maria Montessori. Après tout, pourquoi pas, sauf que la première partie du film se focalise avant tout sur les relations entre les deux femmes et, surtout, manque cruellement de rythme. Ce n’est que lorsque le film commence vraiment à s’intéresser à la « méthode Montessori » que l’intérêt grandit sans pour autant atteindre celui rencontré à la vision du téléfilm Maria Montessori, sorti en DVD il y a 2 ans 1/2. Toutefois, malgré les réticences qu’on peut avoir vis-à-vis de ce film, on ne peut que louer le jeu de Jasmine Trinca et de Leïla Bekhti, les interprètes de Maria et de Lili, ainsi que les prestations très émouvantes et d’une grande vérité des enfants neuro-atypiques choisis pour incarner ce qui est plus ou moins leur propre rôle, avec une mention particulière pour Rafaëlle Sonneville-Caby, l’interprète de Tina, la fille de Lili.

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