Sur la planche
A Tanger, quatre jeunes filles de 20 ans : Badia, Asma, Nawal, Imane forment une jeune bande qui "travaille" et traverse la ville, du jour - de l'usine à crevettes au port, de l'usine à textile en Zone franche - à la nuit aux maisons de bord de plage. Leur univers hétéroclite est mal défini. Le temps est rare. L'espace est rare. Le sommeil est rare. Un rythme effréné : aube, crépuscule, nuit. "On est là !" disent-elles, elles courent dans la ville. Leur obsession, bouger.
De rouille et d’os
Ça commence dans le Nord. Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau.
Critique : Le Fondateur
Le Fondateur
Etats-Unis, 2016
Titre original : The Founder
Réalisateur : John Lee Hancock
Scénario : Robert D. Siegel
Acteurs : Michael Keaton, Laura Dern, Nick Offerman, John Carroll...
Critique Express : Ventura
Il y a des films qu'une seule et même personne pourra qualifier un jour de chef d'œuvre ou de concentré d'ennui un autre jour, selon les conditions de projection et l'état d'esprit et la forme physique lors de celle-ci. "Ventura" en fait partie !
Critique : Nos souvenirs
Le public festivalier peut parfois être cruel. La réception à Cannes du nouveau film de Gus Van Sant, qui y était présenté l’année dernière en compétition, fut si glaciale qu’elle a enseveli sous elle la réputation de Nos souvenirs avant que ce dernier n’ait eu une chance de se faire sa place sur le marché.
Critique Express : Le règne animal
Le fantastique est un genre qui donne une grande liberté aux réalisateurs de cinéma pour aborder des thèmes tels que le vivre ensemble ou l'écologie.
Critique : American Honey
No future. C’est ce qui semble tendre les bras à Star, adolescente s’occupant de deux enfants qui ne sont pas les siens, au sein d’une famille quelque peu dysfonctionnelle, à la recherche d’un emploi. C’est pour ça qu’elle n’hésite pas bien longtemps lorsque l’occasion de fuir cette vie sans perspectives d’avenir se fait sous les traits de Jake (interprété par un très bon Shia LaBeouf). Elle part donc sur la route, avec une bande de marginaux, vivant de la vente de journaux en démarchant des particuliers. Rêvant d’un rêve Américain à priori inaccessible, elle va faire un bout de chemin rythmé par une histoire d’amour impossible et des soirées alcoolisées, tentant de se faire une place dans un petit groupe dirigé par Krystal (Riley Keough), avec qui le courant aura bien du mal à passer…
Critique : Entre deux rives
Kim Ki-duk dresse avec lucidité un portait très sombre de la division entre les deux Corées au travers du parcours kafkaïen d'un homme ordinaire pris dans les filets d'un de ces états avant de l'être dans les filets de l'autre.
Critique : A girl at my door
A l'instar du cinéma français, le cinéma sud-coréen est un des rares à concurrencer le cinéma américain sur son propre sol. Souvent très violent, ce cinéma sait apporter également sur les écrans des films dans lesquels la réflexion est voisine de l'émotion. Premier long métrage de la jeune réalisatrice July Jung, A girl at my door, présenté à Cannes 2014 dans la sélection Un Certain Regard, fait partie de cette dernière catégorie et ce, avec beaucoup de qualités.
Critique : Bienvenue à Suburbicon
Tout le monde, ou presque, aime George Clooney : la communauté hollywoodienne lui remet en moyenne un prix honorifique par an et ce qui manquait à ses derniers films en termes de poigne commerciale, il a su le compenser amplement en se conformant au roman-photo de la vie conjugale parfaite, car complète.
L’Ecume des jours
L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite.
Critique : La vie domestique
Après un dîner passé entre un homme arrogant et misogyne et son mari tranquille et passif, une nouvelle journée s’écoule pour Juliette. Un quotidien rythmé par les courses, les enfants, les tâches domestiques, ballet banal de cette banlieue bourgeoise. Mais l’attente d’un bouleversement possible brise cette morosité : la réponse d’une maison d’édition comme retour au monde du travail et à la vie parisienne.


















