Critique : Souvenirs d’en France
Colporter la beauté du monde à travers des moyens filmiques ne compte pas parmi les objectifs principaux du cinéma selon André Téchiné. Ses films n'existent point afin de plaire aux sens, de faire office de laxatif mental à forte valeur divertissante par voie d'un flux narratif organique et complaisant.
Critique : Love Simon
Peu importe l'époque, faire son coming out n'a jamais été une mince affaire. Même de nos jours, alors que la perception publique de l'homosexualité a déjà parcouru un chemin considérable vers la normalité – en tout cas dans la plupart des pays occidentaux –, il persiste toujours quelque chose de pénible, voire de brutal à révéler cet aspect de son intimité qui créera une différence parfois insurmontable ou inacceptable.
Critique : Pour une femme
Alors que sa mère vient de mourir, Anne découvre dans ses affaires une photo qui sème le doute sur ses origines. Elle apprend rapidement l’existence de son oncle Jean, que ses parents avaient vu arriver des années plus tôt à Lyon. Anne va alors découvrir la passion qui a uni Jean à sa mère, une passion destructrice dont elle n’est pas sortie indemne.
Critique : Barbara
Eté 1980. Barbara est chirurgien-pédiatre dans un hôpital de Berlin-Est. Soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest, elle est mutée par les autorités dans une clinique de province, au milieu de nulle part. Tandis que son amant Jörg, qui vit à l’Ouest, prépare son évasion, Barbara est troublée par l’attention que lui porte André, le médecin-chef de l’hôpital. La confiance professionnelle qu’il lui accorde, ses attentions, son sourire... Est-il amoureux d’elle ? Est-il chargé de l’espionner ?
Xenia
Si on met de côté les cas particuliers de Costa-Gravas et de Jules Dassin, il faut être un cinéphile particulièrement pointu pour citer d'autres noms de cinéastes grecs que Theo Angelopolos et, peut-être, Michael Cacoyannis. Cette situation pourrait changer avec un nom qui, film après film, grossit en terme de notoriété : Panos H. Koutras. Après 3 films prometteurs, L'attaque de la moussaka géante, Real Life et Strella, le Festival de Cannes 2014 a choisi de présenter Xenia, son dernier film dans la sélection Un Certain Regard.
Critique : Au-delà des montagnes
On ne peut que se féliciter de voir Jia Zhang Ke abandonner les effets d'hyper violence empruntés à Takeshi Kitano et Quentin Tarantino, effets qui n'ont pas leur place dans son cinéma et qui avaient plombé "A Touch of Sin". En mariant cette fois ci son cinéma social à la romance et au mélodrame, Jia Zhang Ke se rapproche de Zhang Yimou dans le style tout en continuant son observation critique de la Chine contemporaine.
Critique : Voir du pays
Intéressant d'un point de vue documentaire, "Voir du pays" souffre de vouloir s'intéresser à trop de pistes sans arriver à toutes les traiter avec la profondeur souhaitable. Heureusement, les prestations de Soko et d'Ariane Labed, mais aussi du reste de la distribution, permettent de faire oublier ces imperfections au spectateur.
Critique : Birdman
Filmé en seulement 30 jours, de façon chronologique et presque intégralement en plan séquence, la création même de « Birdman » est différente, unique et impressionnante. A la hauteur du rendu final, entièrement déroutant, mais indéniablement réussi. Toutefois, « Birdman » n’est pas une œuvre facile d’accès, pas un film pop-corn qu’on va voir pour passer le temps.
Berlinale 2017 : Corps et âme
Pour des raisons purement techniques, nous ignorons le nombre exact de membres de la presse internationale et autres festivaliers chanceux ayant découvert hier ce film hongrois, qui auraient rêvé cette nuit de cerfs en pâture dans des paysages enneigés. Il émane en effet une force suggestive redoutable de On Body and Soul, le premier film majeur que nous avons vu cette année au Festival de Berlin !
Une nouvelle chance
Un découvreur de talents spécialisé dans le baseball voit sa vie basculer avec la perte progressive de sa vue. Il décide pourtant de faire un dernier voyage à Atlanta, accompagné de sa fille, à la recherche d'un talent prometteur.
Critique : Le déserteur
C'est sous la forme d'un conte plein de mystères et de symboles, mi road-movie, mi western, que Maxime Giroux nous montre, dans un film ambitieux et globalement réussi, une peinture pessimiste de la face cachée du rêve américain.
Critique : El bola
On peut se féliciter que Les films du Whippet, distributeur spécialisé dans les films jeunes publics, ressorte en salle ce film bouleversant et qui n'a pas pris une ride, qui plus est dans une version restaurée qui met parfaitement en valeur la très belle photographie en format Scope.



















