Critique : Love Simon
Peu importe l'époque, faire son coming out n'a jamais été une mince affaire. Même de nos jours, alors que la perception publique de l'homosexualité a déjà parcouru un chemin considérable vers la normalité – en tout cas dans la plupart des pays occidentaux –, il persiste toujours quelque chose de pénible, voire de brutal à révéler cet aspect de son intimité qui créera une différence parfois insurmontable ou inacceptable.
Critique : une famille syrienne
Des films de guerre qui relatent de façon intimiste la journée d'une famille ordinaire réfugiée dans son appartement, au milieu d'une ville prise dans la folie des combats entre clans rivaux, avec son lot de pillages et de viols, le cinéma ne nous en a pas présenté beaucoup. On apprécie d'autant plus "Une famille syrienne" que cette rareté cinématographique est une véritable réussite.
Xenia
Si on met de côté les cas particuliers de Costa-Gravas et de Jules Dassin, il faut être un cinéphile particulièrement pointu pour citer d'autres noms de cinéastes grecs que Theo Angelopolos et, peut-être, Michael Cacoyannis. Cette situation pourrait changer avec un nom qui, film après film, grossit en terme de notoriété : Panos H. Koutras. Après 3 films prometteurs, L'attaque de la moussaka géante, Real Life et Strella, le Festival de Cannes 2014 a choisi de présenter Xenia, son dernier film dans la sélection Un Certain Regard.
Critique : Anton Tchekhov 1890
Avec Anton Tchekhov 1890, René Féret s'attelle au portrait de l'un des écrivains russes les plus célèbres, auteur des pièces de théâtre La Mouette, La Cerisaie et Oncle Vania, ainsi que de nombreuses nouvelles. Alors que le sujet aurait pu conduire à un biopic historique à la gloire du grand écrivain, il semble plutôt que tout, dans le film, soit ramené aux dimensions de l'humilité de l'homme qui, avant d'être écrivain, demeura avant tout et toute sa vie un médecin, un fils, un frère. Nicolas Giraud, que l'on a vu récemment dans Loin des hommes, incarne l'écrivain-médecin aux côtés de Lolita Chammah et Robinson Stévenin.
Test DVD : Chloé & Théo
Le meilleur comédien du film est sans conteste le seul amateur du lot : Theo Ikummaq, un véritable Inuit qui, par sa prestance et son calme, arrive à émouvoir et à faire passer les messages écologistes de base sans donner l'impression de tomber dans le prêchi-prêcha. Ne serait-ce que pour lui, on peut se diriger vers ce film qui, en plus, a le mérite d'être court
Critique Express : Tori et Lokita
Hallelujah, les frères Dardenne sont de nouveau en grande forme, et on retrouve dans "Tori et Lokita" tout ce qu'on a toujours aimé dans leur cinéma : ce côté nerveux, cette absence totale d'afféterie et de grandiloquence, la pugnacité dont font preuve leurs personnages pour s'en sortir dans des conditions difficiles.
Inside Llewyn Davis (Pour)
Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk dans l'univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu'un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu'il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l'aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n'importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu'à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d'où il vient.
Critique : Souvenirs d’en France
Colporter la beauté du monde à travers des moyens filmiques ne compte pas parmi les objectifs principaux du cinéma selon André Téchiné. Ses films n'existent point afin de plaire aux sens, de faire office de laxatif mental à forte valeur divertissante par voie d'un flux narratif organique et complaisant.
Berlinale 2017 : Corps et âme
Pour des raisons purement techniques, nous ignorons le nombre exact de membres de la presse internationale et autres festivaliers chanceux ayant découvert hier ce film hongrois, qui auraient rêvé cette nuit de cerfs en pâture dans des paysages enneigés. Il émane en effet une force suggestive redoutable de On Body and Soul, le premier film majeur que nous avons vu cette année au Festival de Berlin !
Critique : The Florida Project
Les sujets que traite "The Florida project" sont des sujets sérieux, mais le choix qu'a fait le réalisateur de les aborder au travers de la perception qu'en a un enfant de 6 ans l'oblige à rester à la surface des choses et on peut le regretter !
Critique : Barbara
Eté 1980. Barbara est chirurgien-pédiatre dans un hôpital de Berlin-Est. Soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest, elle est mutée par les autorités dans une clinique de province, au milieu de nulle part. Tandis que son amant Jörg, qui vit à l’Ouest, prépare son évasion, Barbara est troublée par l’attention que lui porte André, le médecin-chef de l’hôpital. La confiance professionnelle qu’il lui accorde, ses attentions, son sourire... Est-il amoureux d’elle ? Est-il chargé de l’espionner ?
Critique : Quai des Orfèvres
On ne le dira jamais assez, Henri-Georges Clouzot est un grand et même un très grand réalisateur. Comme preuve supplémentaire, après notre découverte enthousiaste des Espions la semaine dernière, on citera Quai des Orfèvres.



















