Intégrale Claude Berri #06 : Le mâle du siècle (1975)
Quelques années après Sex-Shop, Claude Berri fait à nouveau le choix en 1975 de s’essayer à la fiction avec Le mâle du siècle, abandonnant de fait la veine « autobiographique » qui conduisait, comme un fil rouge, ses premiers longs-métrages. Mais chassez le naturel, il revient au galop : comme on pouvait s’y attendre, Claude Berri s’investira énormément dans le film d’un point de vue émotionnel, au point que l’on puisse y voir une espèce de « thérapie » par le cinéma, une façon pour lui de régler ses comptes non seulement avec les femmes mais également avec la société des années 70...
Biarritz 2018 : Les Héritières
Dans la mécanique classique du couple, il y a toujours l'un qui avance et l'autre qui freine, l'un qui voit la vie en rose et l'autre dans des tons de gris plus ou moins sombres. Le cinéma, un art édifiant par excellence, a souvent donné les premiers rôles aux agents du progrès et du dépassement de soi, laissant de côté la tristesse intériorisée de ceux et celles qui ont pris, de gré ou de force, la place de l'observateur.
Intégrale Claude Berri #03 : Le pistonné (1970)
Si en bon producteur, il lui est arrivé d’aller puiser une inspiration dans les films ayant rencontré le succès dans les salles obscures, le cinéma de Claude Berri a néanmoins toujours su saisir « l’air du temps », et s’est même montré, en quelques occasions, un véritable précurseur. Ainsi, si Le pistonné n’est certainement pas le meilleur film de son auteur, il a une importance historique indéniable : celle de briser le tabou des guerres coloniales françaises au sein d’un film « commercial », en 1970, donc avant René Vautier (Avoir 20 ans dans les Aurès, 1971) et Yves Boisset (R.A.S., 1973).
Critique : La Saveur des Ramen
Depuis longtemps, la nourriture et le cinéma font bon ménage. Difficile à croire en effet qu'il existe une façon de mal filmer les aliments, puisque les festins dégoûtants et dégoulinants de La Grande bouffe de Marco Ferreri n'ont visiblement pas fait école. Au contraire, il y a tout un courant d'hommages cinématographiques à la gastronomie, qui se retrouve une fois par an dans la sélection parallèle du Festival de Berlin Kulinarisches Kino.
Intégrale Claude Berri #01 : Le vieil homme et l’enfant (1967)
Récit semi-autobiographique pour lequel Claude Berri a puisé dans ses souvenirs d’enfance, Le vieil homme et l'enfant propose au spectateur un retour à une période sombre : celle d’une France pétainiste au cœur de laquelle les Juifs, les rouges et les francs-maçons étaient considérés comme la cause de tous les maux du pays. Mais, bien déterminé à creuser un peu derrière la surface, le cinéaste décide de nous raconter l’amour et l’attachement profonds nés entre un petit garçon juif et un vieil homme antisémite et bourru…
Critique : The Little Stranger
Où le chemin d'une carrière peut-il bien mener, une fois que la consécration est arrivée de façon impromptue ? Rester fidèle à son style d'origine ou suivre l'appel de l'argent, tel a dû être le dilemme face auquel s'est trouvé Lenny Abrahamson, suite à sa nomination à l'Oscar du Meilleur réalisateur pour Room.
Critique : Volubilis
Sous couvert de l'histoire sentimentale d'un jeune couple que le manque de moyen oblige à vivre comme s'ils n'étaient pas mariés," Volubilis" est en fait un film très politique qui montre clairement les dégâts causés par la mondialisation néolibérale dans un pays comme le Maroc, avec un fossé de plus en plus grand entre la classe des nantis, faite de gens pleins d'arrogance vivant dans de grandes maisons avec piscine et celle des gens du peuple qui vivent chichement dans de petits appartements avec plein d'enfants et peu de place.
Critique : Blackkklansman
Dans le cinéma américain récent, Spike Lee est probablement l'un des réalisateurs à la filmographie la plus politisée. En tout cas dans le cadre méticuleusement délimité de la production afro-américaine, il compte parmi les rares cinéastes à faire entendre leur voix non pas pour divertir simplement les masses avec un enchaînement guère éclairé de stéréotypes, comme le fait avec une dextérité commerciale remarquable Tyler Perry, mais afin d'alerter sans relâche sur la nature profondément raciste de la société américaine de hier et d'aujourd'hui.
Critique : Sollers Point – Baltimore
Un film qui traite de sujets très forts et pleins d'intérêt mais qui pâtit par moment de maladresses flagrantes au niveau de la réalisation et du montage.
Critique : Une valse dans les allées
"Une valse dans les allées" s'avère être une émouvante valse à 3 temps autour de 3 personnages, Christian, Marion et Bruno. Une valse à laquelle participent également des transpalettes et des chariots élévateurs et les collègues de travail du trio. Un film qui s'attache à traiter les sentiments et les rapports sociaux de façon à la fois réaliste et poétique. De l'excellent cinéma !
Critique : Joueurs
Présenté plus tôt cette année au Festival de Cannes à la Quinzaine des réalisateurs, Joueurs porte toutes les marques d'un premier film. Une œuvre aussi fugueuse que brouillonne, il a en effet tendance à s'engouffrer un peu trop prestement dans les poncifs qui guettent, dès que l'on veut traiter du monde du jeu, avec tout ce que cela implique en termes de dépendance malsaine et de trafics qui ne le sont pas moins.
Critique : Mario
Film courageux sur un sujet sensible, "Mario" présente en plus l'intérêt de donner une peinture très réaliste du milieu du football professionnel.



















