Critique : Julieta

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Le film s’ouvre sur un très gros plan, l’image est insondable. Des plis et des creux fluides, couleur vermillon, se déploient et se resserrent. La masse flamboyante hypnose, happe le spectateur tout entier dans l’abstraction d’une image qui ne contiendrait plus que l’essence d’un mouvement. Des frémissements agitent imperceptiblement la surface, comme le vent sur un champ d’herbes folles. Notre regard continue de suivre ce mouvement particulier, presque vacillant. Et cela suffit. Tout le suc de Julieta résiderait dans ce premier plan. Une absence palpable. L’écran s’élargit, et nous comprenons alors qu’il s’agit d’une étoffe épousant les formes d’un buste féminin. En hors-champ, une sonnette retentit. Le cadre devient plus ample. Notre respiration reprend. Julieta se lève et, nous entraînant alors dans le mouvement aérien de sa robe de chambre en satin écarlate, ouvre la porte. À la beauté, à la laideur.

Critique : Mia Madre

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"Mia Madre" aurait pu être un très grand film de Nanni Moretti : il aurait suffi pour cela qu'il choisisse de faire jouer John Torturro avec sobriété dans son rôle d'acteur mythomane, cabotin et ingérable. Au lieu de cela, il a choisi de le faire jouer dans l'excès, dans la démesure. Résultat : on aurait pu sourire, voire même rire, entre deux scènes cherchant à générer de l'émotion chez le spectateur ; on ne rit pas, on ne sourit même pas et l'émotion n'arrive pas à percer. Reste une réflexion intéressante sur le métier de réalisateur.

Albi 2017 : La Douleur

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Marguerite Duras, rien qu'à l'évocation de ce nom, les uns fuient et les autres s'extasient. Ce monument de la culture française n'est certainement pas fait pour tout le monde, grâce ou plutôt à cause de son exigence littéraire et de son style de vie, qui aurait de quoi faire rouspéter de nos jours, où le tabagisme et sa représentation au cinéma font débat de façon plus ou moins sensée.

Critique Express : Manas

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Sur le sujet important et sensible des abus sexuels sur des adolescentes, ce premier film de fiction tout en suggestion a souvent un parfum de documentaire.

Critique : Béliers

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Avec "Béliers", Grímur Hákonarson nous propose un film dans lequel on ne s'ennuie jamais sur un monde qui est en train de disparaître et qui est étranger à la plupart d'entre nous. Son histoire, il la raconte en utilisant souvent, de façon très intelligente, des plans séquence qui ont toujours la bonne durée, l'action se mettant à rebondir au moment précis où on pense qu'il ne va plus rien se passer.

Critique : Les oiseaux de passage

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Arriver à faire cohabiter dans un même film une approche ethnologique concernant un peuple autochtone d'Amérique du Sud et les schémas d'un film de gangsters "à la Scorsese" n'avait rien d'évident au départ. On peut considérer que la réussite est presque totale.

Critique Express : Black Flies

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On se demande ce qu'un tel film, qu'on a oublié 15 jours après l'avoir vu, faisait parmi les films en compétition au dernier Festival de Cannes.
filles

Foxfire, confessions d’un gang de filles

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1955. Dans un quartier populaire d’une petite ville des États-Unis, une bande d’adolescentes crée une société secrète, Foxfire, pour survivre et se venger de toutes les humiliations qu’elles subissent. Avec à sa tête Legs, leur chef adulée, ce gang de jeunes filles poursuit un rêve impossible : vivre selon ses propres lois. Mais l’équipée sauvage qui les attend aura vite raison de leur idéal.
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Hitchcock

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Alfred Hitchcock, réalisateur reconnu et admiré, surnommé « le maître du suspense », est arrivé au sommet de sa carrière. A la recherche d’un nouveau projet risqué et différent, il s’intéresse à l’histoire d’un tueur en série. Mais tous, producteurs, censure, amis, tentent de le décourager. Habituée aux obsessions de son mari et à son goût immodéré pour les actrices blondes, Alma, sa fidèle collaboratrice et épouse, accepte de le soutenir au risque de tout perdre. Ensemble, ils mettent tout en œuvre pour achever le film le plus célèbre et le plus controversé du réalisateur : PSYCHOSE.

Critique : Eureka

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Le cinéma de Lisandro Alonso est toujours aussi "chamanique", toujours aussi poétique, toujours aussi onirique, toujours aussi près de la nature, mais, d'une certaine façon, il devient de plus en plus politique, montrant et déplorant la disparition de cultures ancestrales sous le poids de la société de consommation.

Critique : C’est ça l’amour

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Avec ce film très sensible, à la mise en scène tout à la fois discrète et efficace, Claire Burger, bien aidée par la prestation de Bouli Lanners et de la brochette de comédiennes qui l'entoure, vient confirmer les qualités que "Party girl" laissait entrevoir.

Critique Express : Double foyer

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Pas sûre à 100% de pouvoir réaliser un ou plusieurs autres films, Claire Vissé n'a pas pu s'empêcher de raconter toutes les histoires qui lui tenaient le plus à cœur avec le résultat qu'aucune de ces histoires n'est vraiment traitée en profondeur.

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Yoroï reprend bien les visages familiers – Ablaye, Skread, les copains de toujours – mais les embarque dans un récit de fantômes, de yokaïs et de bastons surnaturelles qui n’a plus grand-chose à voir avec la success-story du rappeur.

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