Critique : Les Deux amis
Le premier film est toujours le plus personnel, celui qui révèle le plus cruellement les aspirations et les limitations du réalisateur débutant. Il est en quelque sorte le reflet de l’âme de son créateur, qui nous donne envie soit d’en apprendre davantage sur lui ou elle, soit de fuir ce nouveau monde filmique qui ne nous apporte rien.
Critique : Neige
Beaucoup de choses ont changé depuis le 17 mai 1981, date à laquelle "Neige" a été projeté en compétition officielle au Festival de Cannes avant de sortir en salles 3 jours plus tard, mais l'émotion est toujours présente à la vision de ce film.
Critique : Mario
Film courageux sur un sujet sensible, "Mario" présente en plus l'intérêt de donner une peinture très réaliste du milieu du football professionnel.
Critique : L’Apollonide – souvenirs de la maison close
Dans le cadre de la troisième édition du festival du cinéma d’Arte, L’Apollonide - souvenirs d’une maison close de Bertrand Bonello a été projeté au Luminor Hôtel de Ville le dimanche 25 novembre. Une belle occasion, quelques mois après Saint Laurent (lien vers la critique), de (re)voir le cinquième long-métrage d’un réalisateur qui, manifestement, s’impose dans le cinéma français. Après la projection, Bonello a pris le micro dans la salle pour un débat avec les spectateurs.
Retour sur Silence de Martin Scorsese : Renoncer à l’intime
Renoncer à l’intime, renoncer à soi-même, c’est un des thèmes principaux de Silence, le dernier film réalisé par Martin Scorsese. Quelle est la vérité sur nous-mêmes ? Quelle est notre réalité ? Quand le miroir se casse en mille morceaux, chacun peut en prendre un bout pour s’y voir reflété et croire qu’il détient LA vérité absolue alors qu’en fait, on ne tient plus qu’au creux de la main un morceau d’un miroir disparu. Dans un de ses contes, Borges se mettait dans les chaussures d’un nazi qui allait mourir: « Je regarde mon visage dans le miroir pour savoir qui je suis, pour savoir comment je me porterai dans quelques heures, quand je ferai face à la fin. Ma chair peut-être effrayée, pas moi ».
Critique Express : Vermiglio ou La mariée des montagnes
Grand Prix du Jury à la dernière Mostra de Venise, "Vermiglio" est un film riche de plein de petits riens, un film à la vision duquel on ne s'ennuie jamais, un film riche en émotion mais qui ne verse jamais dans le pathos.
Critique : Still Alice
Rien ne garantit avec plus de certitude de remporter l’Oscar dans les catégories d’interprétation que de s’approprier un personnage handicapé ou gravement malade. La preuve de ce constat cynique a été doublement fournie lors de la cérémonie de cette année, lors du sacre de Eddie Redmayne, côté masculin, et de Julianne Moore, côté féminin. Tandis que la victoire de l’épopée sur Stephen Hawking nous laisse toujours un arrière-goût amer, celle de cette histoire intimiste sur la maladie d’Alzheimer n’aurait pas pu nous enchanter davantage. Elle suit avec une concision hautement appréciable le déclin abrupt d’une intellectuelle brillante vers l’enfer de l’oubli et de la déconnexion de plus en plus marquée de son environnement social et familial. Still Alice dispose d’une mesure très juste de tact à l’égard d’un sujet, qui est quasiment prédestiné à la manipulation sentimentale, mais qui est traité ici sans fioriture, voire sur un ton passablement détaché, en guise d’écho filmique à la perte de repères du personnage principal.
The We and the I – La critique contre
C'est la fin de l'année. Les élèves d’un lycée du Bronx grimpent dans le même bus pour un dernier trajet ensemble avant l’été. Le groupe d'adolescents bruyants et exubérants, avec ses bizuteurs, ses victimes, ses amoureux… évolue et se transforme au fur et à mesure que le bus se vide.
Les relations deviennent alors plus intimes et nous révèlent les facettes cachées de leur personnalité…
Critique Express : Le pont
Arriver à faire cohabiter avec bonheur le drame, la comédie et un côté social, voire politique, au sein d'un film n'est pas chose facile. Malgré quelques maladresses, Walid Mattar y est arrivé dans ce qui est son deuxième long métrage en tant que réalisateur.
Critique Express : Vie privée
La déception que l'on ressent à la vision du film est à la hauteur des espoirs qu'on avait pu y placer au vu de la distribution.
Critique Express : A voix basse
Troisième long métrage réalisé par Leyla Bouzid, "A voix basse", présenté en compétition à la dernière Berlinade, représente une étape de plus vers l'excellence de la part de cette diplômée de la Fémis.
Jane Eyre
En adaptant Jane Eyre, Cary Fukunaga doit s’affranchir des précédentes représentations du roman de Charlotte Brontë. Essai relativement bien réussi tant le réalisateur apporte une certaine teneur à l’œuvre et dont les deux comédiens principaux, Mia Wasikowska et Michael Fassbender, offrent une interprétation habitée de Jane Eyre et de Rochester. Sans que le film soit une parfaite réussite, Fukunaga met en scène une adaptation terne mais soignée.


















