Critique Express : Close
Contrairement à certains réalisatrices et à certaines réalisateurs qui, par crainte de tomber dans le pathos, en arrivent, à notre grand regret, à éliminer de leur film tout ce qui pourrait produire de l'émotion chez le spectateur, Lukas Dhont n'a pas de telle pudeur et c'est, au contraire, très généreusement, trop généreusement qu'il a ouvert le robinet tire-larmes.
Critique : Les Camarades
Le cinéma italien des années 1960 n'était pas seulement l'âge d'or de la comédie savoureuse, aussi fraîche et populaire aujourd'hui qu'il y a un demi-siècle. Il œuvrait de même sans relâche à la création d'une conscience sociale, le reflet filmique d'une misère matérielle qui allait de pire en pire au fur et à mesure qu'on descendait des Alpes vers la Sicile.
Test DVD : Chemin de croix
C'est un film sur le fanatisme religieux que nous propose le réalisateur allemand Dietrich Brüggemann. Alors que le cinéma actuel a tendance à se diriger chez les musulmans et chez les juifs pour montrer les dégâts causés par les religions lorsqu'elles glissent dans l'intégrisme, c'est dans l'univers des catholiques que nous conduit Chemin de croix.
Arras 2018 : Genesis
Vue de loin, à travers le filtre des médias occidentaux, la Hongrie a l'air d'être un pays hermétiquement enfermé dans son opposition à tout ce que l'Europe propose, notamment en matière de gestion des flux migratoires. Sa position géographique l'expose en effet au moins indirectement à cette problématique brûlante de notre temps, auquel son cinéma avait répondu sur le ton de la sublimation fantastique avec La Lune de Jupiter de Kornel Mundruczo, sorti il y a deux ans en France.
Critique : 12 Years A Slave
New York, 1841. Solomon Northup, un jeune afro-américain, est kidnappé et réduit à travailler comme esclave dans des champs de coton en Louisiane. Son calvaire durera près de 12 ans.
Peau d’âne
Peau d'âne est un film de Jacques Demy datant de 1970 et adapté du conte de Perrault. Pas facile de reprendre un tel conte au cinéma, pourtant, le réalisateur n'hésite pas à donner sa propre interprétation de l’œuvre et ne lésine pas sur les détails tous plus incroyables les uns que les autres.
Critique : Soudain
Avec Soudain, le réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi signe son film le plus abouti, un film dans lequel il fait bon usage des qualités qu'on lui connaissait déjà tout en ayant éliminé le défaut important qu'on retrouvait dans la plupart de ses films précédents.
Test DVD : Je ne suis pas un salaud
Un homme qui, lors de la parade d'identification organisée par la police, désigne un innocent comme étant l'agresseur qui l'a presque laissé pour mort, cet homme est-il un salaud ? Ou bien un pauvre type, un homme dont le comportement tourmenté s'explique avant tout par son mal de vivre ?
Critique : La La Land
Damien Chazelle, le génial réalisateur de Whiplash revient en ce début d’année avec une comédie musicale qui a beaucoup fait parler, recevant sept Golden Globes et quatorze citations aux Oscars. Annoncé comme le film de l’année qu’en est-il vraiment de ce La La Land porté par les performances de Emma Stone et Ryan Gosling ?
Critique : Renoir
Dans son immense demeure provençale des « Collettes », Auguste Renoir, au crépuscule de son existence est un peintre comblé. Il reçoit Andrée, plantureuse à souhait qui va lui servir de modèle. Son fils Jean, futur auteur de « La bête humaine » et « La grande illusion », revient blessé de la guerre avec pour seule idée d’y repartir une fois sa convalescence terminée. La belle Andrée ne le laisse pourtant pas indifférent.
Critique : Mamma Roma
Pendant les quinze ans que sa filmographie a pu durer, jusqu’à sa mort violente en 1975, Pier Paolo Pasolini s’est essentiellement attaché à une seule et unique tâche. Cette entreprise cinématographique a consisté à rendre compatibles les deux mondes qui lui étaient les plus chers. D’un côté, la classe populaire italienne à laquelle il a tenté sans cesse de trouver une certaine noblesse dans l’âme.
Critique : Maspalomas
Ça commence dans la veine de L’Inconnu du lac, avec des coups anonymes tirés dans les buissons sur le sable chaud. Or, le volet purement hédoniste ne perdure guère dans Maspalomas. Contrairement au film de Alain Guiraudie, celui de Aitor Arregi et José Mari Goenaga n’a pas besoin d’un prétexte criminel passablement glauque pour faire avancer son histoire.



















