Critique : La Mort de Louis XIV
Derrière chaque mythe se cache un homme. Adage que l’on pourrait attribuer d’une certaine manière à la définition du cinéma d’Albert Serra. En effet, le cinéaste catalan n’a eu de cesse de gratter le vernis mythologique nimbant certains personnages légendaires, fussent-ils fictionnels ou réels, afin de leur apposer une trivialité plus « humaine ». Dans Le Chant des Oiseaux, les Rois Mages, en quête de l’enfant Jésus, errent dans les steppes désertiques, bivouaquent à même le sol, observent les étoiles dans l’espoir d’y trouver des signes… Serra nous rappelle constamment qu’ils sont des êtres-humains avant tout, assujettis aux besoins corporels inhérents à ceux-ci. Tel Casanova reniflant ses matières fécales dans Histoire de ma Mort, chaque métrage de Serra souligne cette coexistence constante entre l’aura supposée « extraordinaire » du personnage et son caractère humain le rendant plus banal, voire, dans certains cas, plus vulgaire. Plus fragile également, à l’image de l’agonie du roi Soleil dans son dernier métrage, manière de rappeler l’aspect éphémère de chaque être.
Critique : A Ciambra
Le champ de représentation filmique de la communauté des gens du voyage est en train de s'élargir et de se diversifier, comme le montrent deux films passés cette année par la case cannoise : Ava de Léa Mysius et A Ciambra de Jonas Carpignano.
Pour lui
Pour lui
France, Allemagne : 2011
Titre original : Halt auf freier Strecke
Réalisateur : Andreas Dresen
Acteurs : Steffi Kühnert, Milan Peschel, Talisa Lilli Lemke
Distribution : Sophie...
Critique : Petra
Un film déroutant et passionnant, mêlant la recherche de soi et la rédemption ainsi que la lutte entre le bien et le mal.
Critique : First Man Le Premier homme sur la lune
Tendre vers les étoiles, quitter notre caillou de Terre pour mieux le voir de loin : tels ont été les rêves de l'humanité depuis la nuit des temps. Le cinéma a fait sienne cette utopie, jusqu'à ce que la science et la logique concurrentielle de la Guerre froide l'aient transformée en réalité dans les années 1960.
Critique : La fille du puisatier
La Fille du puisatier est une adaptation du roman de Marcel Pagnol du même nom, sorti en 2011. Il s'agit aussi de la première réalisation de Daniel Auteuil, l'acteur souhaitant mettre en scène l'histoire de l'un de ses auteurs favoris.
Critique : La reconquista
Petit à petit, Jonás Trueba s’est fait un nom en tant que valeur sûre du cinéma espagnol contemporain. Ses trois films de fiction et un documentaire sortis en France depuis le début des années 2020 sont là pour le prouver.
A la Merveille
La France, Paris, le Mont-Saint-Michel… Neil (Ben Affleck) et Marina (Olga Kurylenko) partagent un amour passionné dans les lieux idylliques qu’ils parcourent, hors du temps, mais le retour à la réalité est bien morne et froid. Après que tous deux et la fille de Marina s’installent chez Neil, en Oklahoma, l’isolement grandit à mesure que la flamme s’éteint. Le soutien qu’elle cherche auprès du père Quintana (Javier Bardem), prêtre de la petite communauté, lui-même en proie au doute et à la solitude, ne l’aide pas à surmonter le quotidien. Elle décide finalement de retourner en France, mais elle n’est plus que l’ombre d’elle-même ; pendant ce temps-là, Neil vit une romance avec une amie d’enfance, Jane, mais quand Marina revient, il retourne dans ses bras, l’un voyant en l’autre l’amour absolu.
Critique : We are the flesh
Lorsque nous avons découvert ce film à L’Étrange Festival 2016, il arrivait déjà précédé d’une flatteuse réputation acquise dans les précédents festivals où il avait été présenté, mais également grâce au concours de cinéastes prestigieux tels que Alejandro González Iñarritu, Alfonso Cuaron ou encore Yann Gonzalez, qui n’ont pas hésité à qualifier le jeune cinéaste de génie. Si ce genre de pratique est désormais démocratisée et que l’on peut toujours douter de l’authenticité de telle ou telle citation, dans le cas présent, on peut affirmer que ces dithyrambes n’étaient en rien usurpés, tant la force du premier long métrage de ce jeune mexicain de 26 ans force une certaine admiration.
Critique Express : Hiver à Sokcho
Les choix de Roschdy Zem et de Bella Kim, ancien mannequin et débitante à l'écran, s'avèrent totalement réussis mais ils ne suffisent pas à masquer totalement quelques maladresses dans la réalisation de ce film sur les différences de culture, par ailleurs plein de délicatesse.
Critique : Rester Vertical
Maintenant qu'Alain Guiraudie a son rond de serviette dans la compétition officielle de Cannes, on aurait pu craindre qu'il en arrive à proposer un cinéma plus fade, moins choquant. Heureusement, il n'en est rien.
Albert Nobbs
Albert Nobbs est un majordome tout ce qu’il y a de plus normal. Il travaille à plein temps à l’hôtel Morrison pour une directrice pleine de poigne. Dépensant toutes ses heures au travail, peu de place est laissée à une vie sociale épanouie. Alors qu’il semble complètement maître de son destin, sa vie prend un nouveau départ lorsqu’il rencontre M. Page, ce dernier ne va pas tarder à découvrir l’incroyable secret que cache ce serveur sans histoire…



















