Critique : Fatima
Placé au départ dans une position difficile, Marco Pontecorvo évite les dérapages, la bondieuserie d'un côté, l'œuvre sacrilège de l'autre. Par contre, il n'arrive pas à éviter le pathos dans un certain nombre de scènes et, surtout, il fait perdre beaucoup de crédit au film en utilisant l'anglais plutôt que le portugais.
The Sessions
Mark fait paraître une petite annonce : "Homme, 38 ans, cherche femme pour relation amoureuse, et plus si affinités. En revanche paralysé… Amatrices de promenade sur la plage s’abstenir...". L’histoire vraie et bouleversante d’un homme que la vie a privé de tout, et de sa rencontre avec une thérapeute qui va lui permettre d’aimer, "comme tout le monde".
Critique : Amours larcins et autres complications
Est-ce qu’il fait bon vivre dans les territoires palestiniens ? Puisque nous disposons principalement des informations émises par les médias occidentaux, potentiellement partiaux, nous préférons ne pas nous prononcer sur ce sujet épineux.
Critique Express : Abel
"Abel" fait partie de ces films dont l'intrigue peut être résumée en quelques mots mais qui révèlent une grande richesse lorsqu'on entre dans les détails.
Revu sur OCS : « Les Soldats de l’espérance »
En ces temps de crainte virale collective, certains se sont résignés à regarder en boucle Contagion de Steven Soderbergh, afin de savoir ce qui peut nous attendre, dans l'hypothèse la plus pessimiste. Pour notre part, on a préféré revoir le téléfilm Les Soldats de l'espérance, produit par HBO et disponible sur la plateforme de vidéo par abonnement OCS, qui revient sur une épidémie infiniment plus mortelle et aux implications sociales et culturelles plus ambiguës que la crise à traverser coûte que coûte en ce moment.
Critique : Le corsaire de l’Atlantique
Dans cet éloge de la mer et de ceux qui la foulent sur leurs vaisseaux, John Ford évoque le conflit entre Américains et Allemands dans la Première Guerre Mondiale d'une façon originalement humaniste avec un propos particulièrement nuancé.
Critique : La femme qui en savait trop
Nader Saeivar tenait à faire ce film en soutien du mouvement "Femme, Vie, Liberté". Il l'a tourné clandestinement avant de quitter l'Iran pour aller s'établir à Berlin.
Critique : Le Semeur
Le Semeur, ce titre peut inspirer toutes sortes d'images d'Épinal d'un idéal agricole que nous avons perdu depuis longtemps dans la frénésie ambiante de l'alimentation industrialisée. Il y a aussi de cela dans le premier long-métrage de Marine Francen, des images superbes de champs prêts à être fauchés qui arrivent au moment de la récolte à recréer en toute simplicité le lien oh si précieux entre l'homme et la terre.
Critique : Les Nuits d’été
Si être homosexuel n’a jamais été facile, en dépit d’une récente poussée de tolérance dans certains pays occidentaux, obtenue au bout de longues années de lutte, être un travesti signifie de faire partie d’une minorité au sein d’une autre minorité, tout en étant la cible de railleries de tous bords. Cette envie de faire siens les attributs extérieurs féminins tout en restant un homme renvoie à une iconographie du mépris et de l’exclusion, dont la figure de proue cinématographique reste hélas jusqu’à ce jour La Cage aux folles. Le premier film de Mario Fanfani a le bon goût de ne pas du tout s’engager sur cette voie d’une discrimination plus ou moins larvée. Il va même plus loin en esquissant délicatement une sorte d’état des lieux et des mœurs dans la France profonde de la fin des années ’50, où la guerre d’Algérie préoccupait l’opinion publique au point de mal la préparer au choc moral de ’68.
Cannes 2018 : Sauvage
La sauvagerie n'est pas vraiment là où on pourrait l'attendre dans ce premier film poignant, présenté dans le cadre de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes. Dans Sauvage, ce sont moins les rencontres sordides qui choquent que les sentiments à fleur de peau, cette naïveté affective par laquelle se distingue le protagoniste en quête perpétuelle d'amour.
Critique : Made in Bangladesh
Rubaiyat Hossain et son coscénariste Philippe Barrière ont su éviter le piège de la lourdeur dans le traitement de leur sujet.
Blackbird
Sean, adolescent tourmenté, est rejeté par les élèves du collège de sa petite ville canadienne. Isolé et mal dans sa peau, il se sert d’Internet comme exutoire et imagine des scénarios de vengeance virtuels.
Alertée, la police fait irruption dans la maison où elle trouve les armes de chasse de son père. Accusé de planifier un crime, Sean va devoir faire face à l’hostilité de la communauté et affronter une machine judiciaire obsédée par le principe de précaution.



















