Critique : Interstellar
La sortie d'un nouveau film de Christopher Nolan est forcement un événement. Le réalisateur de la trilogie Dark Knight et Inception est l'un des rares réalisateurs de blockbusters dont les films sont indiscutablement l'œuvre d'un auteur et non le résultat des attentes de la production.
Critique : Oppenheimer
Petit à petit, nous perdons espoir de voir un jour Christopher Nolan nous gratifier d'un chef-d'œuvre dont la subtilité de l'expression cinématographique serait à la hauteur de son ambition considérable. Car si nous reconnaissons volontiers une certaine maestria dans ses films, tôt ou tard, ce bel édifice tangue sous le style constamment pompeux du réalisateur.
Critique : Music (Deuxième avis)
Si vous commencez à ne plus trouver votre compte dans le cinéma qui nous est proposé de nos jours, si vous avez tendance à le trouver trop souvent formaté, "Music", indéniablement, est fait pour vous.
Critique : Si demain
Bien aidée par de remarquables interprètes, Fabienne Godet nous gratifie d'un film passionnant de bout en bout.
Critique : L’Ornithologue
Le nouveau film de Joao Pedro Rodriguez, son 5ème long-métrage, sort le 30 novembre. C’est également aux alentours de cette période que le Centre Pompidou a pris l’initiative d’organiser une rétrospective consacrée au cinéaste portugais, du 25 novembre 2016 au 2 janvier 2017. Parallèlement à cette actualité cinématographique, les éditions de Pompidou profitent de cette aubaine afin d’éditer un ouvrage d’entretiens autour du cinéaste, par ailleurs le premier livre édité en France traitant de l’œuvre du metteur en scène lisboète. Actualité intense dont le principal intérêt est de mettre en lumière la sensibilité profondément singulière et originale de Joao Pedro Rodrigues. Son nouveau métrage, une transposition à la fois moderne et subversive du mythe de Saint-Antoine de Padoue, est d’une richesse ample et dense, une plongée dans un monde archaïque revisité à l’aune d’une vision contemporaine. À titre informatif, ne lisez pas ce qui suit si vous voulez profiter de ce film hors-norme, prenant des sentiers inattendus pour le spectateur. La vision de L’Ornithologue se déguste mieux lorsque l’on est vierge de toutes idées préconçues.
Cannes 2017 : 120 battements par minute
Premier coup de coeur au Festival de Cannes 2017 pour 120 battements par minute qui lance la compétition pour les films français. Une oeuvre bouleversante qui traite d’un sujet lourd, l’arrivée du sida en France au début des années 90. On y découvre le combat d’Act Up, une association homosexuelle dont le but est de sensibiliser les minorités des dangers du virus.
Critique : Les Amants de Caracas
Récompensé du Lion d’or au dernier Festival de Venise, ce film jette un regard sans concession sur le quotidien au Venezuela. Alors que ce pays sud-américain – plus connu pour les mesures extrêmes de ses dirigeants que pour sa cinématographie nationale – traverse actuellement une crise économique et politique majeure, Les Amants de Caracas se situe en marge d’une société en chute libre.
Albert Nobbs
Albert Nobbs est un majordome tout ce qu’il y a de plus normal. Il travaille à plein temps à l’hôtel Morrison pour une directrice pleine de poigne. Dépensant toutes ses heures au travail, peu de place est laissée à une vie sociale épanouie. Alors qu’il semble complètement maître de son destin, sa vie prend un nouveau départ lorsqu’il rencontre M. Page, ce dernier ne va pas tarder à découvrir l’incroyable secret que cache ce serveur sans histoire…
Critique : Blue Jasmine
Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.
Test DVD : Colonel Blimp
Parti à Berlin sans l’aval de sa hiérarchie, un officier frondeur de l’armée britannique au début du siècle dernier crée un incident diplomatique avec un homologue allemand, ce qui le conduit à un duel qui, selon le code d’honneur en vigueur, va l’opposer à un illustre inconnu. Ce dernier deviendra son meilleur ami et ce malgré les évènements qui vont opposer les deux nations les années suivantes.
Critique : Jours de France (deuxième avis)
Dans le vaste océan versatile du cinéma français, rares sont les œuvres qui se frottent au genre du « road-movie ». Peu usité en France, contrairement aux Etats-Unis, où le genre, du fait de la grandeur de son territoire, est intrinsèquement lié au pays même. Là-bas, il se confronte à l’immensité du continent américain où la moindre parcelle est investie par le pouvoir fantasmatique du cinéma. En France, la topographie des lieux se prête peut-être moins à une errance vague propice à la création d’histoires. Cela ne veut pas dire que le cinéma français est incapable d’aborder ce genre cinématographique, bien au contraire. Depuis quelques années, celui-ci est le témoin d’une forme de décentralisation de ses lieux d’intrigue. Ainsi, toute une frange de francs-tireurs se décide à sortir des limites de la capitale française et à inscrire leurs histoires au sein de lieux peu courants dans le microcosme du cinéma français. Ainsi, ce que l’on avait l’habitude de reprocher à l’égard d’une grande partie de la profession, à savoir un narcissisme entre-soi germanopratin (pour résumer rapidement la chose), est contredit par toute une flopée d’auteurs, certes différents, mais désireux d’injecter du sang neuf au sein d’une production sclérosée : Alain Guiraudie, Hubert Viel, Virgil Vernier, Antonin Peretjako… Enfin, Jérôme Reynaud, qui pour son premier long-métrage, Jours de France, fait montre d’une maîtrise particulièrement bluffante pour un coup d’essai.
Critique : La Belle endormie
Le 23 novembre 2008, l'Italie se déchire autour du sort d'Eluana Englaro, une jeune femme plongée dans le coma depuis 17 ans. La justice italienne vient d'autoriser Beppino Englaro, son père, à interrompre l'alimentation artificielle maintenant sa fille en vie. Dans ce tourbillon politique et médiatique les sensibilités s'enflamment, les croyances et les idéologies s'affrontent. Maria, une militante du Mouvement pour la Vie, manifeste devant la clinique dans laquelle est hospitalisée Eluana, alors qu'à Rome, son père sénateur hésite à voter le projet de loi s'opposant à cette décision de justice. Ailleurs, une célèbre actrice croit inlassablement au réveil de sa fille, plongée elle aussi depuis des années dans un coma irréversible. Enfin, Rossa veut mettre fin à ses jours mais un jeune médecin plein d'espoir va s'y opposer de toutes ses forces.



















