Critique : Sils Maria

0
Cette année, la sélection officielle du Festival de Cannes présentait deux films se déroulant dans le milieu du cinéma :Maps To The Stars de David Cronenberg et Sils Maria d'Olivier Assayas. A la charge vulgaire et caricaturale du canadien répond un film d'une grande subtilité de la part du réalisateur français, un film remarquablement servi par deux comédiennes au sommet de leur art.

World’s Greatest Dad

0
Robin Williams est bouleversant dans ce deuxième long-métrage en tant que réalisateur de Bobcat Goldthwait, tourné avant God Bless America et où il dépeignait déjà une Amérique obsédée par l'apparence.

Palo Alto

0
Dans la famille Coppola, je voudrais... Gia ! Premier film à 27 ans pour la nièce de la talentueuse Sofia, Palo Alto est une oeuvre énigmatique et inquiétante, qui s'appuie sur un traitement esthétique aléatoire et incertain. Accompagnée du duo Franco-Roberts, deux têtes d'affiches aussi douées qu’aguicheuses, quel est le résultat pour la franchise Coppola ?

Je voyage seule

0
Margherita Buy voyage de palace en place autour du monde. Elle n’est pourtant pas une touriste qui vit de ses rentes mais une professionnelle de l’analyse de l’accueil des clients. Portrait d’une femme libre qui va se confronter à sa solitude et peut-être trouver l’amour…

Critique : Diplomatie

0
Dans cette habile construction entre la grande histoire et la petite, André Dussolier et Niels Arestrup reprennent avec ferveur les rôles qu'ils tenaient dans cette une pièce de théâtre éponyme de Cyril Gély créée avec succès en 2011.

Critique : Le Soleil brille pour tout le monde

0
John Ford revendiquait ce long-métrage comme l'un de ses préférés et précisait même dans le livre Amis américains de Bertrand Tavernier que le personnage principal était proche de lui. Le juge Priest (tout un programme) n'est-il que l'homme débonnaire aimé à tout prix de ses ouailles ou est-il un homme d'une autre trempe ?

Critique : Le procès de Viviane Amsalem

0
Il y a 10 ans, l'immense comédienne israélienne Ronit Elkabetz a décidé de sa lancer dans la réalisation. Avec son frère cadet Shlomi, ce fut Prendre femme, qui nous permit de faire connaissance avec le couple formé par Viviane et Eliahou. C'est de nouveau ce couple qu'on retrouvait 3 ans plus tard dans Les sept jours, au cœur d'un film consacré aux relations entre frères et sœurs. Cette année, la Quinzaine des Réalisateurs avait sélectionné le 3ème film de Ronit et Shlomi, Le Procès de Viviane Amsalem, qui clôt l'histoire de ce couple de façon remarquable.

Les Voies du destin

0
Dans Le Pont de la Rivière Kwaï, David Lean évoquait le sort de prisonniers de guerre anglais internés dans un camp de prisonniers en Birmanie et affectés a la construction d'un pont en pleine jungle. S'il s'agissait d'une fiction adaptée d'un roman de Pierre Boulle, des milliers de soldats britanniques et écossais ont bien été victimes des exactions de l'armée japonaises, responsable de nombreux morts et causant des traumatismes indélébiles.

Comme le vent

0
Seule contre la Mafia ou presque, Armida Miserere, l'une des premières femmes directrice de prison en Italie, a mené un combat difficile pour la justice tout en tentant de vivre sa vie de femme, jusqu'au point de non retour...

Palo Alto

0
Palo Alto, une ville moyenne, noyée dans la banlieue de San Fransisco, est le théâtre des expériences de quatre adolescents : Teddy, April, Fred et Emily. Entre premiers ébats amoureux et accès de violence incontrôlés, les désirs de ces jeunes mêlent fantasme et réalité, au point de mettre leur vie en danger...

Xenia

0
Si on met de côté les cas particuliers de Costa-Gravas et de Jules Dassin, il faut être un cinéphile particulièrement pointu pour citer d'autres noms de cinéastes grecs que Theo Angelopolos et, peut-être, Michael Cacoyannis. Cette situation pourrait changer avec un nom qui, film après film, grossit en terme de notoriété : Panos H. Koutras. Après 3 films prometteurs, L'attaque de la moussaka géante, Real Life et Strella, le Festival de Cannes 2014 a choisi de présenter Xenia, son dernier film dans la sélection Un Certain Regard.

Critique : Nymphomaniac – Volume 1

0
La folle et poétique histoire du parcours érotique d'une femme, de sa naissance jusqu'à l'âge de 50 ans, racontée par le personnage principal, Joe, qui s'est auto-diagnostiquée nymphomane. Par une froide soirée d’hiver, le vieux et charmant célibataire Seligman découvre Joe dans une ruelle, rouée de coups. Après l'avoir ramenée chez lui, il soigne ses blessures et l’interroge sur sa vie. Seligman écoute intensément Joe lui raconter en huit chapitres successifs le récit de sa vie aux multiples ramifications et facettes, riche en associations et en incidents de parcours.

Derniers articles

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Jeanne d’Arc

0
Devant la caméra de Luc Besson, la trajectoire de Jeanne d’Arc ressemble à une grande cavalcade fiévreuse au cœur de laquelle le cinéaste, grisé par la dimension « internationale » que lui a apporté le succès du Cinquième Elément, semble vouloir attraper la légende à mains nues, quitte à se brûler un peu les doigts.

Test Blu-ray : Shelter

0
Qu’on se le dise : Shelter n’est pas un nouveau festival de bourrinage non-stop à mettre à l’actif de Jason Statham. En effet, le réalisateur Ric Roman Waugh y avance d’abord à pas feutrés, comme s’il voulait rappeler au public que Jason Statham n’est pas un simple distributeur automatique de mandales, mais aussi un type capable de tenir un plan fixe sans cligner des yeux.

Critique : The Christophers

Quand on va voir un film de Steven Soderbergh, on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. Certes, depuis ses débuts de réalisateur il y a bientôt quarante ans, deux tendances principales se sont dégagées dans son travail, avec d’un côté son goût pour le style élégant et sophistiqué de films de genre particulièrement bien ficelés et de l’autre l’envie irrépressible d’expérimenter, le plus souvent dans les méandres du cinéma d’horreur.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Send Help

0
Dès les premières minutes de Send Help, on pourra constater que Sam Raimi n’a rien perdu de son goût pour les situations qui dérapent comme une savonnette sous amphétamines. Le film s’ouvre sur un monde du travail où la hiérarchie ressemble à une pyramide bancale, prête à s’effondrer au moindre courant d’air toxique.

Critique : Colony

Qu’il respecte avec une belle fidélité nostalgique les codes du film catastrophe fait partie des qualités de Colony. Elles sont en effet nombreuses. Car même si Yeon Sang-ho n’y réitère pas son exploit d’il y a dix ans avec Dernier train pour Busan, à savoir nous ravir avec un film d’invasion zombie à l’intensité hautement jouissive, le réalisateur sud-coréen maîtrise parfaitement la tension au cours de cette course contre l’infection des plus efficaces.