Omar m'a tuer de Roschdy Zem l'affiche

Omar m’a tuer

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C’est un peu l’affaire Renucci des années post abolition de la peine de mort. Omar Raddad est accusé de meurtre alors que tout semble concourir vers son innocence. Roschdy Zem, pour son deuxième film de cinéaste, rouvre le dossier et livre un film de belle facture, d’une grande dignité et offre à Sami Bouajila un de ses meilleurs rôles. Sans misérabilisme et avec une certaine objectivité, il donne à réfléchir sur la fragilité d’un système judiciaire qui se grippe tout seul et finit par s’acharner sur un individu.

Test DVD : Careless crime

Avec "Careless crime", Shahram Mokri montre une fois de plus que, tout réalisateur iranien qu'il est, il est beaucoup plus proche d'un David Lynch que de Asghar Farhadi.

Test Blu-ray : La doublure

Imparfait mais régulièrement amusant, La doublure est, à ce jour, l’avant-dernier film de Francis Veber, qui semble s’être un peu éloigné du cinéma depuis 2008 et son auto-remake de L’emmerdeur.

Test Blu-ray : Zombie ass (Sushi Typhoon)

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De tous les films de la nouvelle vague Sushi Typhoon initiée par Elephant Films et sortant le 3 mars, le troisième film signé Noboru Iguchi, Zombie ass – Toilet of the dead est sans doute le plus décomplexé, le plus trash, le plus érotique et, peut-être, le plus crétin

Test Blu-ray : La jeune fille et son aigle

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Malheureusement encore assez peu présent dans la section Blu-ray / DVD de critique-film.fr, le genre documentaire nous permet parfois de sacrément belles découvertes. Distribué en salles au mois d'avril sur 90 copies, La jeune fille et son aigle a attiré un peu plus de 66.000 français dans les salles obscures. Conscient du potentiel et de la beauté de ce doc en provenance de Mongolie, ARP Sélection lui offre néanmoins aujourd'hui une sortie vidéo, à la fois en DVD et en Blu-ray grâce à une édition « Combo » tout simplement indispensable.

Test DVD : The beast

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De Behandeling, c'est l'adaptation du roman de Mo Hayder « The treatment », disponible en France depuis quelques années sous le titre de « L'homme du soir ». Le reste du monde n'étant pas forcément familiarisé avec la langue flamande, le film prendra le nom de The treatment dans les plupart des pays où il s'exporte à l'occasion de festivals, sauf en France, où il débarquera sous le titre de The beast.

Test Blu-ray : Flaming Brothers

Flaming Brothers surgit dans le cinéma hongkongais comme un fantôme parfumé à la poudre, glissant entre les ruelles de Macao avec l’élégance d’un danseur qui aurait appris le tango en lisant un manuel de self-défense.

Test Blu-ray : Un pistolet pour Ringo

Pour ceux qui l’ignoreraient, Un pistolet pour Ringo et Le retour de Ringo ont été réalisés la même année, avec la même distribution, le même réalisateur et le même héros. En revanche, la tonalité générale des deux films est extrêmement différente...

Test Blu-ray : Larry le dingue, Mary la garce

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Première expérience américaine pour le britannique John Hough (Les sévices de Dracula, La maison des damnés), Larry le dingue, Mary la garce appartient au genre très codé et très populaire dans les années 70 du « film de bagnoles ». Enlevé et suivant un trio d'anti-héros très typiques des années 70, le film surfe sur le succès d'Easy rider, idée encore renforcée par un final désenchanté et surtout par la présence au casting de Peter Fonda en pilote automobile raté bien décidé à prendre ce que la vie ne lui a pas offert sur un plateau. Formellement, il s'agit d'un road movie assez classique mais très attachant, qui véhicule également un certain esprit beatnick libertaire (comme bien des road movies de l'époque). Aux côtés de Fonda, on sera également ravis de retrouver la tronche d'Adam Roarke (Le diable en boite), acteur rare et disparu trop tôt, ainsi que la frimousse de Susan George, dont on se souvient surtout de la prestation dans Les chiens de paille de Peckinpah, mais qui jouait également et surtout dans l'époustouflant Far West Story de Sergio Corbucci (1972), un western spaghetti trop méconnu qui mériterait d'entrer par la grande porte au Panthéon du genre.

Test Blu-ray : La main qui venge

Le titre français de Dark city, le Film Noir mis en scène par William Dieterle en 1950, est assez étonnant : La main qui venge. Derrière ce titre aux limites de la parodie – difficile de ne pas penser à La main qui tue (1999), ou à dresser des passerelles avec des récits où des mains prennent leur « indépendance », à la façon de la chose dans La famille Addams (1991), de la main baladeuse au centre de J'ai perdu mon corps (2019), ou encore de la nouvelle de Clive Barker « Le corps politique », qui serait adaptée au cinéma par Mick Garris dans le film Quicksilver highway (1997). Or, comme vous vous en doutez, il n'y a absolument aucune dimension fantastique au cœur de La main qui venge, et le spectateur passera un bon tiers du film à se demander pourquoi diable les distributeurs français ont opté pour un titre aussi fantaisiste. S'agirait-il d'une « main » de poker dont on parle ici, les parties de cartes clandestines étant au centre de la première partie du film ?

Test DVD : Belfagor le magnifique

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"Belfagor le magnifique" n'entre pas dans la liste des chefs d'œuvre du cinéma réalisés par Ettore Scola. Faut-il pour autant traiter ce film avec dédain ? Sûrement pas, car dans cette farce médiévale, les bons moments sont nombreux.

Test DVD : Monstres invisibles

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Tourné en 1958 en Grande-Bretagne, Monstres invisibles est une série B de science-fiction signée Arthur Crabtree. Aujourd’hui, en France, on connait surtout ce cinéaste pour son magnifique Crimes au musée des horreurs (1959), mais outre-Atlantique, son film de SF bénéficie d’une belle côte de popularité, au point d’avoir bénéficié il y a quelques années d’une édition DVD sous les couleurs du prestigieux label Criterion. Bien évidemment, Monstres invisibles n’est pas, et ne deviendra jamais un classique du genre de la trempe de La chose d’un autre monde (Christian Nyby / Howard Hawks, 1951), de L’invasion des profanateurs de sépultures (Don Siegel, 1956) ou encore du Village des damnés (Wolf Rilla, 1960), mais il s’inscrit dans la même mouvance : le cinéma de science-fiction était très populaire dans les années 50, et mettait régulièrement en scène des militaires aux prises avec des créatures de l’espace.

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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Predator – Badlands

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