Test Blu-ray : Insidious – La dernière clé
Quand le prodige du cinéma d’horreur James Wan a à nouveau pris la décision de partir explorer les horizons du blockbuster contemporain avec Aquaman, il a laissé orphelin non seulement le public, mais également son camarade et complice Leigh Whannell, désormais seul maitre à bord sur la franchise Insidious. Probablement sous l’influence de ses producteurs Jason Blum et Oren Peli, le scénariste de la saga a donc dû céder le poste de réalisateur qu’il occupait sur le troisième opus à un des petits nouveaux de l’écurie Blumhouse, Adam Robitel, réalisateur en 2014 de L'étrange cas Deborah Logan. L’annonce de l’arrivée de Robitel à la réalisation d’Insidious – La dernière clé avait beaucoup inquiété les amateurs de cinéma fantastique. Cependant, au regard du produit terminé, on constatera néanmoins que l’on est en présence d’un solide petit film horrifique, privilégiant certes le recours aux « jump-scares » plutôt que la montée en puissance d’une ambiance, mais demeurant globalement assez fréquentable.
Test Blu-ray : Le Temps du châtiment
Cela peut paraître étonnant étant donné la maîtrise formelle déployée par le cinéaste, mais Le temps du châtiment n’est que le deuxième long-métrage de cinéma de John Frankenheimer.
Test Blu-ray : La Peau sur les os
L’adaptation cinématographique de La Peau sur les os par Tom Holland délaisse totalement la portée sociale du roman, pour se concentrer quasi-exclusivement sur l’élément fantastique au cœur du récit.
Test Blu-ray : Freaks Out
Freaks Out est une fresque historico-fantaisiste absolument flamboyante, virtuose, excessive, maîtrisée et, surtout, merveilleusement belle d’un strict point de vue visuel (la photo de Michele D'Attanasio est à tomber par terre).
Test Blu-ray : Retour à Zombieland
C’est suffisamment rare pour être souligné : la carrière de Retour à Zombieland au cinéma s’est montrée plus convaincante que celle du film original il y a dix ans. Bienvenue à Zombieland avait en effet généré 102 millions de dollars de recettes et attiré seulement 271.000 français dans les salles, sa suite en revanche a cumulé 113 millions au box-office international, et convaincu 582.000 français de faire le déplacement. Ce joli succès pourra être attribué à un timing parfait entre les deux films, mêlé à un sentiment d’attente indéniable de la part du public. Et ce public, Ruben Fleischer et ses scénaristes Matt Rheese et Paul Wernick le chouchoutent, le caressent dans le sens du poil en lui offrant pile ce qu’il est venu voir, quitte à donner par moments l’impression de manquer d’audace et de surprises.
Test Blu-ray : Une baraque à tout casser
Trop occupés à se lamenter sur leur âge grandissant et le fait d’être passés du statut très convoité de « jeune » à celui, plus infamant, de « ieuv », les cinéphiles nés, grosso modo, entre 1970 et 1985 – et donc âgés aujourd’hui de 35 à 50 ans – ne mesurent qu’en de très rares occasions la chance qu’ils ont eue de découvrir durant leur enfance ou leur adolescence les trésors de la comédie américaine des années 80. Si beaucoup de ces comédies ont certes mal vieilli, la nostalgie reste, et surtout, les ieuv d’aujourd’hui peuvent se targuer d’avoir connu, en leur temps, des acteurs aujourd’hui complètement oubliés (Dudley Moore, John Candy, John Belushi) ou en passe de le devenir (Steve Martin, Chevy Chase, Dan Aykroyd, Eddie Murphy). Mieux encore : ils sont les mieux placés pour avoir pu assister au changement de registre complet d’une petite poignée d’acteurs, passés du jour au lendemain et sans réel signe avant-coureur de la pignolade et des interprétations ouvertement comiques à des rôles plus sérieux – on pense par exemple à Bruce Willis, Michael Keaton ou bien sûr à Tom Hanks, qui nous intéresse aujourd’hui.
Test Blu-ray : Black Phone
Black Phone marque les retrouvailles de Scott Derrickson et de Blumhouse Productions, dix ans après Sinister 2. Contrarié par son éviction de chez Marvel, le scénariste / réalisateur revient à ses premières amours, avec le talent qu’on lui connaît.
Test Blu-ray : Le moulin des supplices
Sous l’impulsion des petits trésors tournés par la Hammer à la fin des années 50, d’autres pays ont commencé à explorer les arcanes du cinéma d’épouvante à tendance « gothique ». On pense bien sûr aux Etats-Unis, avec la superbe série de films de Roger Corman adaptés d’Edgar Poe notamment, mais également à l’Italie, toujours très friande en termes de divertissement populaire, qui s’est peu à peu mise, au tournant des années 60, à verser dans le cinéma fantastique. Et si beaucoup de cinéphiles parlent encore régulièrement de cinéma « bis » à l’évocation des films transalpins tournés à l’époque, on est pourtant en présence d’un véritable « âge d'or » du fantastique italien, dont les fers de lance seront bien sûr les films de Mario Bava et Riccardo Freda, dont les films ont traversé le temps de la façon la plus classe qui soit. Mais on n’oubliera pas les fiers artisans du genre, tels qu’Antonio Margheriti (La vierge de Nuremberg, La sorcière sanglante), Massimo Pupillo (La vengeance de Lady Morgan, Cimetière pour morts-vivants) ou encore Giorgi Ferroni, qui signait avec Le moulin des supplices un véritable petit classique de l’épouvante gothique all'italiana, en plus d’être une œuvre clairement fondatrice dans le sens où elle fut sans doute tournée parallèlement au Masque du démon de Mario Bava.
Test Blu-ray : L’or noir de l’Oklahoma
Prenant place au début du siècle dans les collines de l’Oklahoma, L'or noir de l'Oklahoma a l’apparence d’un western, l’odeur d’un western, mais il ne s’agit pas, à proprement parler du moins, d’un véritable western.
Test DVD : Freud, passions secrètes
Avec Freud : Passions secrètes, John Huston entreprend un travail passionnant et passionné : son idée est de mettre en lumière, dans un film de cinéma, les théories de base de la psychanalyse. Inconscient, sexualité de la petite enfance et complexe d’Œdipe se bousculent donc au cours du film, qui retrace cinq années de la vie de Sigmund Freud, et aborde le cas de Cecily Koertner, patiente fictive dont la névrose semble néanmoins être largement inspirée de celle de Sabina Spielrein, qui fut soignée non pas par Freud mais par Jung, et fut l’initiatrice d’une curieuse relation triangulaire qui devint, bien des années plus tard, l’objet du film A dangerous method (David Cronenberg, 2011).
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Deadpool & Wolverine
34ème film du MCU, 4ème de la “Phase 5”, Deadpool & Wolverine s’ingénie donc à introduire au cœur de l’univers cinématographique Marvel les deux personnages, qui appartenaient jusque-là à la série de films X-Men du studio 20th Century Fox.
Test Blu-ray : Killing Gunther
A force de lire les réactions critiques autour de Killing Gunther sur différents sites et réseaux sociaux, on en vient à constater à quel point le public a la mémoire courte (ou sélective). En effet, le fait de voir Arnold Schwarzenegger dans une comédie semble offusquer nombre d’observateurs, et les critiques de pousser des cris d’orfraies… parfois avant même d’avoir eu l’occasion de voir le film ! Ainsi, si l’on a pu lire que Schwarzie « touche le fond » dans un film supposé « aussi mauvais qu’il en a l’air », on ne pourra que s’interroger sur l’âge moyen des rédacteurs de certains sites Internet, et sur l’avenir d’un métier où l’on ne juge plus les films sur ce qu’ils sont mais uniquement à l’aune de leur genre et de leur bande-annonce…



















